vendredi 10 juillet 2015

L’homme est un loup pour l’homme



Jean-Jacques Rousseau écrivait « L’homme est naturellement bon ». Sa naïveté en a fait un Candide…

Dehors il fait chaud, c’est le silence du dimanche, et l’odeur de l’herbe haute qui n’est pas encore coupée…

Les souvenirs affluent et emportent le présent…
Il faisait chaud et dans l’air du haut plateau du Shaba, à l’odeur de la brousse et au silence de la nature avaient succédé l’odeur du sang et le bruit des combats.

L’homme n’était pas bon, il tuait son prochain. L’homme torturait dans une fureur barbare, tout comme l’avait fait jadis l’homme de Tautavel.

Qu’y avait il de changé ?

Des explications pour légitimer ces massacres ?
L’homme de Cro-magnon avait aussi des prétextes « pour se rendre plus fort en mangeant l’ennemi ».

Rien n’a changé.

Dans la chaleur torride du Darfour, on massacre, on viole, on brûle vifs des êtres «humains». Où est l’humanité ?
La cruauté, instinct dégradant de l’homme, est toujours parmi nous. Ordinairement masquée, elle se dévoile parfois lors d’évènements propices. Et l’on voit alors l’homme être un loup pour l’homme.

Qu’y a-t-il de changé ?

Ceux qui espèrent en l'homme ne sont-ils pas tous des candides ? Comme Daladier en 39, revenant de chez le Führer, et déclarant tout sourire : "Nous avons évité la guerre". Encore un Candide. Les "Candide" ne gagnent que dans les livres. Mais ils perdent dans la vraie vie.

La cruauté et la lâcheté triomphent.

Qu'y a-t-il de changé ? Est-ce que les hommes changeront ? Connaitrons-nous sur terre un monde bon ?

Qu'y a-t-il de changé ?

Rien !
        

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