lundi 8 octobre 2018

Contrôlé par la police - vos droits (et vos devoirs)


NDLR : Il y a périodiquement des affaires de maltraitance policières présumées… Je rappelle ici les principes de base…

Vous marchez dans la rue et des policiers vous demandent vos papiers ? Que vous soyez suspect ou que vous ayez subi un contrôle injustifié, vous avez des droits. Pour savoir comment réagir en cas d'interpellation, lisez la suite.

Les policiers ne peuvent pas vous contrôler à tout moment, sans raison. Ils doivent respecter un certain nombre de règles pour que le contrôle soit valable. 

Seuls les policiers, les gendarmes et les douaniers peuvent vous contrôler

Les agents de police, les gendarmes et les douaniers sont les seuls à pouvoir exiger de voir vos papiers d'identité.

Les agents de sécurité et les contrôleurs de la SNCF ou de la RATP ne peuvent pas vous contrôler. Ils peuvent seulement, si vous n’avez pas de titre de transport, relever l’identité que vous leur donnez sans la vérifier.

Attention ! En pratique, les agents de la SNCF ou de la RATP appelleront systématiquement la police des transports de la préfecture de police de Paris (en région parisienne) ou la police ou la gendarmerie pour procéder à un contrôle d’identité.

Les agents de sécurité des magasins, ou vigiles, ne peuvent ni contrôler votre identité ni la relever. En cas d’infraction, ils doivent se contenter d’appeler la police.

Vous pouvez être contrôlé car vous êtes soupçonné d’avoir commis une infraction ou vous vous apprêtiez à le faire


Vous pouvez être contrôlé si l'on vous soupçonne d’avoir commis ou tenté de commettre une infraction, ou que vous vous apprêtiez à commettre un crime ou un délit.

Attention ! Ça ne veut pas dire que vous avez commis une infraction.

Exemple : vous êtes contrôlé parce que vous ressemblez à une personne qui vient de voler à l’étalage dans un magasin (vous portez un sweat à capuche de la même couleur que cette personne) ou vous fumez une cigarette roulée. Les policiers peuvent croire qu’il s’agit d’un joint, ce qui justifie le contrôle.

Vous pouvez être contrôlé dans des lieux dits "dangereux"


Vous pouvez être contrôlé, quel que soit votre comportement, dans les endroits où de nombreuses infractions sont commises : lieux fréquentés par de nombreux touristes ou certains lieux connus pour être sensibles.

Exemple : au Forum des Halles à Châtelet (Paris), vous pouvez être contrôlé, même sans raison, puisque les policiers n’auront aucun mal à démontrer, qu’à cet endroit, de nombreux vols à l’arraché sont commis.

Vous pouvez être contrôlé sans raison n’importe où sur ordre du procureur de la République


Vous pouvez être contrôlé à tout moment, dans n’importe quel lieu, si les policiers ou les gendarmes ont reçu des instructions précises du procureur pour rechercher à tel endroit, à tel moment, les auteurs éventuels d'infractions.

Exemple : le procureur de la République autorise les policiers à contrôler toute personne se trouvant au Parc de la Villette à Paris, le samedi 6 septembre 2014 de 12 à 16h pour rechercher les auteurs d'un trafic de stupéfiants. Dans ce cas, si vous êtes au Parc de la Villette à ce moment-là, vous pouvez être contrôlé.

Au volant d’une voiture ou d’un scooter : le contrôle routier à tout moment


Si vous êtes en train de conduire, vous pouvez être arrêté à tout moment pour une vérification de votre carte grise, permis de conduire et attestation d’assurance.

Par contre, si les policiers vous demandent d’ouvrir votre coffre, vous n’êtes pas obligé de le faire.
Sauf si les policiers ont des instructions précises ou une autorisation du procureur qui leur permet de le faire : vous avez commis un délit ou un crime. Exemple : vous fumez un joint au volant de votre voiture ou vous êtes soupçonné d’avoir braqué un bureau de tabac.

Ne confondez pas palpation de sécurité et fouille


À l’occasion d’un contrôle d’identité, si les policiers ont des raisons de se sentir en danger – exemple : le manche d’un couteau dépasse de votre pantalon – ils peuvent vous palper pour s’assurer que vous n’avez aucun objet dangereux sur vous. Cette palpation, qui doit être effectuée par un policier de même sexe que vous, ne permet pas de fouiller dans vos poches ni votre sacoche.

Les policiers ne peuvent vous fouiller que dans les cas suivants :
Vous avez commis un flagrant délit,
Ou les policiers ont reçu les ordres d'un juge d'instruction : ils vous recherchaient pour une affaire en cours,
Ou vous donnez votre accord : ce sera le cas si, à la demande des policiers, vous leur remettez spontanément ce que vous avez dans les poches. Autrement dit, quand on vous dit "videz vos poches", vous avez le droit de refuser !

Si les policiers ne respectent pas ce cadre légal, le contrôle d’identité et la fouille illégale peuvent être annulés.

Délit de faciès : faire valoir ses droits

Si vous en avez assez d’être contrôlé parce que votre tête ne revient pas aux policiers, sachez que vous avez des moyens d’action. 
Premier cas : vous avez été interpellé pour une infraction à la suite d’un contrôle d’identité ou d’une fouille illégale. La procédure peut être annulée. Consultez un avocat pour vous défendre !
Deuxième cas : aucune suite n’a eu lieu après le contrôle. Notez le matricule du policier, le lieu et l’heure du contrôle et écrivez une lettre au procureur de la République pour dénoncer le contrôle illégal. Si vous êtes le seul à vous plaindre, cette réclamation sera peut-être classée sans suite. Mais si d’autres réclamations suivent, le policier en question pourra être sanctionné. 

Comment réagir face à un contrôle de police ?


Dans tous les cas, restez zen ! Si vous refusez le contrôle, même s'il est illégal, vous vous rendez coupable de refus d’obtempérer, voire d’outrage et rébellion.

Donnez vos papiers ou tout justificatif d’identité que vous pouvez avoir sur vous, de préférence avec une photographie dessus : carte d’identité, passe Navigo, carte scolaire, carte Vitale…
Si vous n’avez aucun document sur vous, les policiers peuvent vous amener au poste pour une vérification d’identité.
Vous n’avez aucun papier sur vous : la vérification au commissariat
Vous n’avez aucun document permettant d’attester de votre identité ? Les policiers peuvent vous emmener au commissariat pour vérifier votre identité en appelant vos proches, en interrogeant les fichiers…

Dès que vous arriverez au commissariat, vous serez présenté à un policier gradé (officier de police judiciaire) qui vous demandera toutes les informations pour vérifier votre identité : nom et numéro de téléphone de vos proches, de votre employeur, du proviseur de votre collège… Vous pouvez à ce stade demander à faire prévenir toute personne de votre choix (vos parents, vos frères et sœurs, vos amis…)

Vous ne pouvez être retenu que pendant 4h maximum à compter du contrôle d’identité. Au-delà, vous devez être libéré.

Rien ne sert de refuser de donner son identité ou de donner des renseignements inexacts. Les policiers peuvent, sur autorisation du procureur de la République, prendre vos empreintes digitales ou votre photographie pour les comparer à leurs fichiers. Ces empreintes et photographie seront détruites dans les 6 mois, sauf si vous avez commis une infraction.

NDLR : Inutile de préciser que les insultes proférées contre les forces de l’ordre, peuvent parfaitement être considérées comme refus d’obtempérer, voire d’outrage et rébellion.
Et c’est précisément ce que les racailles se permettent de faire et ensuite elles viennent se plaindre devant les réseaux sociaux de maltraitance policière.

dimanche 7 octobre 2018

Ma chronique – Le monde idéal de la « Sarkozye »

Écrit le dimanche 2 août 2009. 

Je crois que je me répète, mais ce n’est pas grave… Il faut bien faire comprendre et pour cela ne pas hésiter à enfoncer plusieurs fois le même clou…

Quelques slogans du monarque absolu réactionnaire d’extrême droite sont : 

-         Nous vivons plus longtemps, donc nous allongeons la durée du travail.

-         Le service public de santé coûte trop cher nous supprimons des postes en vue de réorganiser selon une meilleure efficience.
-         Supprimer le trou de la sécurité sociale.

Les andouilles qui prennent ces propos pour du pain béni (et il y en a), tant pis pour eux.
Les nantis qui sont pour, ils ont bien raison, car on va voir pourquoi.

A l’attention des autres lecteurs, pour avoir bien lu les diverses pérégrinations législatives, les court-circuitages institutionnels et les abus de pouvoir concernant les modifications sous-tendues dans ces buts officiels, je répète ci-dessous les véritables buts inavouables et inavoués de ces « réformes », qui se comprennent beaucoup mieux à la lumière de leur véritable explication… 

-         Il s’agit de repousser l’âge de la retraite, de telle sorte qu’une foultitude d’individus ne puissent pas réunir le nombre de trimestres nécessaires et perçoivent ainsi des retraites de misère (économies très substantielles pour les organismes de retraites de 5% par trimestre non cotisé :
-         Jeunes poursuivant leurs études,
-         Jeunes ne trouvant pas de boulot, car en France on n’embauche pas un jeune sans expérience, ce qui fait qu’il perd encore du temps,
-         Salariés usés par leur travail qui n’auront pas la force d’aller jusqu’au bout,
-         « Vieux », ne retrouvant pas d’employeur après 50 piges,
-         Chômeurs, considérés comme des « faignants »… 

-         Il s’agit de malmener au maximum le service public de santé, afin qu’il y ait engorgement et que se développe un service privé de santé hors de prix, afin :
-         Que les moins fortunés ne puissent plus se soigner (économie pour la sécu),
-         Que plus de vieux (les moins fortunés et il y en aura : cf ci-dessus), ne puissent plus se soigner (économie pour la sécu),
-         Que l’espérance de vie redescende fortement dans les classes sociales défavorisées, faute de soins (économie pour la sécu et pour les caisses de retraites).

Tout cela conjugué, nous donnera :
-         Moins de retraités prolétaires que prévu (bouches à nourrir inutile, suivant les réactionnaires qui ne se cachent même plus pour le dire), autant dire de l’eugénisme qui ne dit pas son nom,
-         Beaucoup moins de retraites par répartition distribuées,
-         Beaucoup moins de dépenses publiques de santé,
-         Des économies substantielles de cotisations patronales (pour les patrons bien-entendu),
-         Des soins privés excellents pour les nantis,
-         Des retraites par capitalisation confortables pour les nantis

Voilà ce que notre « bon Roy » nikɔla saʁkɔ-nazi a prévu pour le peuple de France…
Vous pouvez lui dire merci d’avance, à moins que son projet ne vous siée point, auquel cas il faudrait peut-être enfin songer à renverser cette monarchie qui ne dit pas son nom…

En fait, quels sont les défauts d’une monarchie ? L’accaparation des biens par une caste et l’appauvrissement du plus grand nombre (et même la suppression des bouches dites « inutiles »)…
Ce type de pouvoir, on l’a vu dans notre histoire a été porteur de tous les maux. Car les riches ne consomment pas à due concurrence de leur richesse, les pauvres consommant beaucoup moins, les crises se succèdent aux crises par une mauvaise répartition des richesses…
Si quelques bobos écolos se ravissent d’un retour au servage pour économiser les ressources de la planète (et oui, il y a des cons partout !), il faut bien dire que les nantis ont besoin d’une classe prolétaire consommatrice pour faire perdurer leur richesse…
Mais il ne faut pas conter sur les nantis pour être raisonnables… Ils peuvent aller jusqu’à l’apocalypse, sans se préoccuper s’ils se détruisent eux-mêmes, ou non

Des prolétaires retraités ou malades, ne sont pas que des bouches inutiles, messieurs les énarques arrogants, ce sont aussi des acteurs économiques…

Alors ?... Il faut mettre au pouvoir des gens responsables, intelligents, honnêtes…

Mais d’abord, débarrassez-vous du serpent que vous avez élu…

vendredi 5 octobre 2018

Michel Onfray – Lettre à Manu sur le doigté et son fondement


Semaine du 1er octobre 2018

Votre Altesse,
Votre Excellence,
Votre Sérénité,
Mon cher Manu,
Mon Roy,

Mais aussi:

Mon Chéri,

Je me permets en effet cette familiarité, mon cher Manu, car des photos t’ont récemment montré partout sur la toile aux Antilles enlaçant un beau black, bodybuildé en prison et luisant de sueur tropicale, ce qui semblait te ravir jusqu'au plus profond – si tu me permets l’expression… Ton sourire béat montre en effet que ta dilection va plus facilement à qui accompagne son selfie avec toi d’un doigt d’honneur qu’aux intellectuels qui n’ont pas l’heur de te plaire parce qu’ils ne te font pas la cour. Décidément, tu sembles n’aimer que ceux qui te font savoir leur amour d’une façon qui ne prête pas à confusion: il faut t’enlacer torse nu pour te plaire, essuyer sa transpiration sur ta chemise blanche, et passer plus de temps en salle de sport qu’en bibliothèque. Je comprends dès lors que le philosophe Etienne Balibar, avec lequel tu dis avoir rédigé un mémoire universitaire sur Machiavel, n’ait plus le souvenir de toi. Il n’est probablement pas assez couvert de sueur, trop âgé et trop intellectuel à ton goût.

A ceux qui voudraient augmenter un peu leur culture, ce qui n’est pas de trop ces temps-ci, consultons l’encyclopédie en ligne Wikipédia, soyons fous! Elle nous donne cette signification du doigt d’honneur: "Le majeur dressé autour des autres doigts baissés évoque un phallus et le reste de la main, un scrotum". Traduction pour qui ne maîtriserait pas toutes ces subtilités lexicales, il s’agit tout bonnement d’un "doigt dans le cul". Le doigt, on voit bien à qui il appartient, le cul, on se tâte – si je puis dire! Est-ce le tien personnellement? Auquel cas c’est ton affaire, mais n’en fais pas un étalage public: un président, ça ne devrait pas faire ça comme dirait l’autre… Ce cul, est-ce le nôtre en tant que tu incarnes la souveraineté populaire? Est-ce celui de la France dont tu es le corps mystique? On ne sait. Mais cette fois-ci, ça nous concerne. Et permets qu’on puisse ne pas jouir d’une pareille intromission dans notre intimité sans notre consentement. Demande à madame Schiappa: c’est la définition légale du viol.

Quoi qu’il en soit de ce fondement et de son propriétaire, c’est proprement manquer de doigté envers la République que de se laisser mettre de la sorte en arborant ce sourire radieux qui témoigne de ton contentement. Pareil goût relève de ta vie privée qui est celle du second corps du roi, elle ne devrait pas affecter ton premier corps qui est politique et républicain. Ce sourire, c’est le même que tu arborais sur les marches de l’Elysée le jour de la fête de la musique en compagnie d’une brochette d’individus, eux-aussi férus de ce très subtil langage des signes. On ne dira pas que tu caches ton jeu. Il n’y a que les crétins pour feindre que tu dissimules. Tu es du genre à nous le mettre bien profond, pour dire clairement ce qui ne devrait pas te choquer sous forme de mots, puisque la chose te ravit quand elle se trouve exprimée sous forme de geste. Mais mettre ou ne pas mettre, là est la question…

Or, cette question, tu l’as franchement résolue. Car, depuis quelque temps, tu montres en effet que, toi ou tes services, vous n’avez pas grand souci de la légalité (je ne parle plus de moralité, on sait désormais dans quelle estime tu tiens toute morale…), je parle de légalité.  En adoptant cet angle de vue, on voit bien comment tu nous la mets, tu nous le mets, tu nous les mets…

D’abord, premier doigt, il y eut cette étonnante évaporation de tes bénéfices en tant que banquier chez Rothschild: tu sembles en effet avoir habilement fait disparaître cette somme considérable de ta déclaration de patrimoine avant les présidentielles. Quid en effet des cinq millions d’euros que tu as engrangés comme banquier pendant huit ans et dont personne ne retrouve la trace ? (source : "Cinq millions d’euros en huit ans, où est l’argent, Emmanuel Macron?" dans Economie Matin du 16 février 2017). Cinq millions, ça en fait des billets de cinq euros que tu voles dans la poche des étudiants qui reçoivent l’APL!

Ensuite, deuxième doigt, il y eut cette soirée de levée de fonds à Las Vegas qui a permis, via des facturations de Havas-Business, le prestataire de service de cette soirée apparemment effectuée sans appel d’offre, donc illégalement, de dégager de considérables marges, en dizaines de milliers d’euros, pour le candidat que tu étais alors. Qui organisait ce genre de soirée fort peu légale ? Muriel Pénicaud, ton actuelle ministre du travail (source : "Déplacement de Macron à Las Vegas: la très chère soirée organisée par Havas" dans Le Parisien du 8 juillet 2017). Fillon est tombé pour trois costumes: cette seule soirée t’aurait permis d’acheter des pardessus et des pantalons pour tout ton gouvernement et leurs cabinets pendant de longues années. Or, ce ne fut pas la seule soirée ayant permis des largesses à ton endroit.

Troisième doigt, devenu président, il y eut l’affaire Benalla. Chacun a eu le loisir, durant ce feuilleton de l’été débordant sur la rentrée, de voir combien et comment tu couvrais qui te couvre. Entre mensonges, stratégies de communication, enfumage, intoxication, désinformation, instrumentalisation, bien malin qui peut désormais savoir où se trouve la vérité. Dans cette affaire, je veux n’en retenir qu’une. C’est une affaire dans l’affaire. Quand ton petit protégé s’est retrouvé en garde à vue, la police n’a pu effectuer une perquisition à son domicile pour cause de légalité: elle n’intervient pas la nuit. Comment se fait-il qu’une équipe ait pu être diligentée pendant ce temps-là au domicile de Benalla pour ouvrir son coffre et faire disparaître son contenu, dont des armes à feu? Qui a dit quoi, et à qui, pour que ce forfait qui entrave la bonne marche de la justice ait été commis? Et par qui? Il faudrait demander à feu Gérard Collomb et lui demander si ça n’a pas un peu à voir avec sa récente démission… On ne fera croire à personne que ce faux cambriolage ait pu avoir lieu à cette heure, dans ce lieu, dans cet endroit de l’appartement d’un homme que tu protèges contre vents et marées, sans que tu sois un peu au courant! Qu’y-a-t-il entre lui et toi pour que se trouvent détruites les preuves des coups tordus de cette affaire? De quels doigts et de quels fondements symboliques, ou non, est-il ici question? (source: "Affaire Benalla. Compagne introuvable, coffre-fort disparu… les zones d’ombre subsistent" dans Ouest-France du 23 août 2018).

Puisque nous sommes dans la cambriole, ajoutons un autre forfait, ce sera le quatrième doigt, nous ne sommes pas bien loin de toute la main. Chacun sait désormais que la communication de monsieur Benalla, qui mettait tant dans l’embarras monsieur Collomb (un nom qui, je le jure sur ta tête, n’entre en rien dans ma métaphore filée du doigt et du fondement…), est pilotée par la Reine Mimi.

Qui est Mimi? Laissons parler les éditions Grasset qui publient bientôt une biographie non autorisée du personnage. Voici la quatrième de couverture du livre en question : "On l’appelle 'Mimi'. Michèle Marchand, la papesse des paparazzis, la gardienne des rumeurs, des secrets de la politique et des affaires. Elle collectionne les scoops sur les puissants mais elle a compris que le plus utile n’était pas de les vendre. Les posséder suffit. Et en parler, ici ou là. Elle ne dispose d’aucun titre officiel mais 'Mimi' se rend tous les jeudis à l’Elysée. Son agence de presse, Bestimage, a l’exclusivité de l’image de la Première Dame et de celles, privées, du couple Macron. (sic !) Une manne. Et une première. Jamais un couple présidentiel n’avait concédé un tel passe-droit à une 'petite marchande de photos'. Comment 'Mimi' a-t-elle pris le contrôle des secrets de Paris? Pourquoi lui est-il accordé tant de privilèges? Que sait-elle? Que tait-elle? Difficile d’enquêter sur cette femme, puissante et redoutée. Ses amis se taisent et ses obligés ont peur." Et puis ceci, qui ne manque pas de piment : "Garagiste, tenancière de boîte de nuit, mariée à des braqueurs puis à un policier, championne de ski, reine de la presse people… avant d’arriver au cœur du pouvoir. La vie de 'Mimi' est une énigme et un vertige."

On comprend que ce vertige en donne à d’autres. Voilà pourquoi, fort étrangement, l’appartement de l’un des journalistes a été cambriolé. Par qui? Toi seul le sait me semble-t-il. Ou Monsieur Collomb, qui a récemment fait ses valises… comme un voleur! Je ne sais pas pourquoi, mais j’ai l’impression que l’équipe de monte-en-l’air qui a œuvré sur le coffre fort de Benalla était aussi de service chez l’un des biographes de la désormais fameuse Mimi. (source: "Un des biographes de 'Mimi' Marchand mystérieusement cambriolé" dans L’Obs du 26 septembre 2018).

Pour les besoins de ma démonstration, je sais que tu me comprendras, j’ai besoin d’un cinquième doigt. De sorte qu’ainsi, nous pourrons franchement parler d’un "Fist Fucking" – autrement dit, pour ceux qui se trouveraient autant déroutés par cette expression formulée dans la langue de Shakespeare que par  les subtilités lexicales du corps humain, voici une libre traduction de mon cru : "La main, puis tout le bras dans le cul". Tu m’excuseras toutes ces variations proctologiques, mais c’est toi qui m’y contrains, après avoir commencé aux Antilles…

A plusieurs reprises, celui qui te sert de Benalla pour tes discours, Sylvain Fort, a fait savoir que tu n’appréciais pas un certain nombre d’intellectuels - dont ma pomme! Il fut dit un temps qu’un genre de "cellule riposte" allait être mise en place pour répondre aux idées "nauséabondes", bien sûr, de ces personnes dont j’étais et dont je suis. Notre Sylvain avait alors sorti du chapeau les noms de Michel Serres et de Pierre Nora: tu voulais du sang neuf et rajeunir la société française, ces académiciens totalisent 174 ans à eux deux, c’est réussi. (source : "Le devoir de mémoire de Macron" dans Le Parisien du 11 juin 2017).

Tout le monde a pu voir que tu étais capable de changer la loi pour récompenser Philippe Besson qui est à ta personne ce que Heidegger fut à Hitler, Sartre à Staline, Sollers à Mao (puis à Balladur)… Tu as en effet décidé de faire voter un texte permettant  d’ouvrir une vingtaine de postes de consuls généraux supplémentaires à des fonctionnaires comme à des non-fonctionnaires afin de rendre possible ce hochet à offrir à ton ami avec l’argent de la République. (source: "Ce décret qui permet de nommer Philippe Besson consul à Los Angeles" dans Le Parisien du 30 août 2018).

Un homme qui est capable de passer par-dessus la loi pour récompenser un intellectuel qui le…, qui le…,  disons, qui chante ses mérites, n’aurait pas à se forcer beaucoup pour faire savoir combien il lui plairait que ce philosophe, qui lui déplaît, cesse de voir ses cours diffusés sur le service public! Je dis ça comme ça! Après la fraude fiscale, trois doigts, les cambriolages, deux doigts, la promotion d’un ami comme avers d’une médaille dont le revers est l’éviction d’un ennemi, cinq doigt, voilà, le compte est bon: la main est passée tout entier, le bras peut suivre…

Voilà un an que Votre Altesse, Votre Excellence, Votre Sérénité, Mon cher Manu, Mon Roy, mais aussi: Mon Chéri, tu es au pouvoir. Et tu nous régales chaque semaine avec de nouvelles aventures. Il te reste quatre ans de règne.

Je t’annonce une bonne nouvelle: comme je dispose de plus de temps pour moi depuis que mes cours à l’Université populaire sont passés dans la moulinette de ton rectum citoyen, je me réjouis de pouvoir t’annoncer que je t’écrirai plus souvent que je ne l’avais prévu lors de ma première lettre. Cette perspective nouvelle me donne le même sourire que toi, mais pour d’autres raisons: je suis ravi!

On sait que le sage montre la lune et que l’imbécile regarde le doigt: pour ma part, j’en prends le ferme engagement, je ferai part égale entre la lune et le doigt…

Salut Manu

Michel Onfray

Mémoires et radotages (189) – Macron – Entre stupeur et dégoût


Écrit le 05 octobre 2018

Je me demande vraiment si l’actualité vaut vraiment la peine d’être commentée… Bien sûr, plus une situation est ridicule, désespérante, voire même navrante, plus les médias de tous poils s’en emparent !

Mais précisément je ne suis pas journaliste et faire ce métier de ramasse-merde ne me plairait vraiment pas !

Alors je serais bref, voire silencieux sur ce qui est l’actualité tout à fait navrante… Mais cependant une visite présidentielle a, malgré moi, attiré mon attention, mais pas en bien…

Fin septembre un certain Macron, vous savez, celui qui se prétend être notre président de la république, celui qui balance des mots perfides envers les Français quand il voyage à l’étranger, celui qui affiche une arrogance et un mépris envers ses concitoyens qui ne font pas partie des « premiers de cordée », même quand il est en déplacement dans l’hexagone et bien fin septembre dis-je, certainement conscient de sa baisse vertigineuses dans les sondages, je le vois, oh, stupeur, je le vois dans les bras d’antillais torse poils en sueur, je le vois faire l’accolade à des gens de la « basse classe » qu’il hait tant !!!

Stupeur, c’est bien le mot qui décrit le dégoût que j’ai ressenti pour le gus qui nous sert de président ! Comment ? Ce type parvient lorsqu’il le veut vraiment à cacher son mépris et à simuler la joie et la convivialité avec du petit peuple, alors que quelques jours avant, il donnait des conseils méprisants et condescendants à un demandeur d’emploi déboussolé…

Cela laisse à penser à l’immense talent de comédien de ce type et qui dit comédie dit mensonge lorsque l’on n’est pas dans une fiction théâtrale ou filmée…

Jusqu’où ira-t-il dans ces gesticulations de familiarité simulées ? Roulera-t-il des pelles aux Français ? Fellation, sodomie voire plus si affinités (disait Coluche) ?

Il pourrait aussi, pendant qu’il y est, pour reconquérir l’électorat des amis des animaux, pratiquer la zoophilie devant les caméras et les smartphones !

C’est vraiment pitoyable !

Mais cela va peut-être faire prendre conscience à certains électeurs, de la rouerie du personnage et de sa faculté de mensonge et de dissimulation, laquelle, ipso facto est incluse dans ses déclarations et actes de gouvernance de la France : Dire une chose et faire son contraire, maximiser verbalement des intentions qui sont des gouttes d’eau dans la réalisation réelle et vice-versa ! Enfin bref, le sieur président est le roi des arnaqueurs et peut-être que cette comédie Antillaise va enfin ouvrir les yeux de nos concitoyens…

Alors, que sur un selfie ou autre image publique, apparaisse le doigt d’honneur d’un de ses éphémères partenaires Antillais, ne me surprend pas et même me laisse à penser que ceux-ci, pas si bêtes, s’ils ne disent pas ce qu’ils pensent, savent quand même le manifester et c’est tant mieux !

De toute façon, même si le roi Macron ne nous a pas fait de doigt d’honneur, les plus baisés, c’est quand même les citoyens du peuple Français.

jeudi 4 octobre 2018

Vitres teintées




Poésie coquine…..Pour les littéraires.

Auteur inconnu.

 Aux premiers jours de la création il n'y avait que deux rejetons.

Adam, beau mâle mais naïf et Ève, magnifique femme fatale...

Or, il advint qu'un beau matin de printemps,

Notre radieuse Ève eut la dent !

Mais au paradis trouver un resto ? Que nenni !

 Juste un arbre avec de rouges fruits !

Du plus beau elle ne fit que quelques bouchées !

Mais son créateur, voyant ce sacrilège,

 De colère lui envoya un sortilège !

 Aussitôt la belle se sentit embarrassée,

De pectine, sa belle dentition s'était entachée !

 Alors, voulant se nettoyer les dents,

 Elle courut voir le brave Adam !

Ce dernier, nu comme un ver,

Faisait sur l'herbe une sieste légère.

 Mais voyant arriver sa meuf bien foutue...

 Il lui proposa naïvement son bel attribut !

 Dans sa bouche, notre Ève mit le doux objet,

 Et se mit à frotter, heureuse, voire transportée...

 Tant et si bien que de son viril nectar

Adam fut soulagé sans retard...

 Ève finit par retrouver ses blanches dents...

 Et c'est ainsi que naquit la brosse Adam ! ! !

 Nom d'une Pipe....!

mercredi 3 octobre 2018

Adoption de l'enfant du conjoint - Attestations et motifs



Les renseignements concernant les motifs de votre demande

Kikson et moi, nous nous sommes « adoptés » il y a trente ans. J’étais devenu en quelques jours « son » papa… Et j’en suis très fier ! C’est mon fils, que j’aime autant que ses deux frères qui sont nés ensuite…
Puis le temps a passé… Mais aujourd’hui, je me rends compte que ce qui est une évidence pour moi, ne l’est absolument pas juridiquement.
Si je veux l’adopter c’est pour lui monter qu’il est bien mon fils et que je l’aime au même titre que ses frères et c’est aussi parce je ne voudrais pas qu’une inégalité des droits juridiques entre mes fils relativement à moi, provoque une cassure dans la fratrie, qui jusqu’à aujourd’hui s’entend à merveille… et je voudrais bien que cela continue après ma disparition…
Fait à XXXXX, le… Signature

L’attestation sur l’honneur selon laquelle vous n'êtes « ni séparé(e)s de corps, ni
divorcé(e)s ni en instance de divorce »

Je soussigné XXXXXXXXXX, auteur de la requête d’adoption, atteste sur l’honneur que mon épouse XXXXXXXX et moi-même ne sommes ni séparés, ni divorcés, ni en instance de divorce.
Fait à XXXXX, le… Signature

L’attestation sur l’honneur que l’adoption sollicitée n’est pas de nature à compromettre la vie familiale si vous avez déjà un ou plusieurs enfants

Je soussigné XXXXXXXXXX, auteur de la requête en adoption, atteste sur l’honneur que mon fils Kikson s’est toujours conduit en véritable « papa-poule » avec ses petits frères et qu’il règne entre les trois frères un sentiment d’amour fraternel que l’adoption de Kikson viendra renforcer et non pas compromettre.
Fait à XXXXX, le… Signature

dimanche 30 septembre 2018

Le paon et le palais


Auteur inconnu

Un jeune paon, imbu de son plumage
> Fût pris dès son plus jeune âge
> En mains par une vieille pintade
> Qui laissa son vieux coq en rade.

Lors, notre jeune volatile
> Qui se trouvait fort volubile
> Ne fût plus satisfait de son habitat
> Et se rêva en costume d’apparat.

Pourquoi, se disait-il, se contenter
> D’un simple poulailler, fût-il doré,
> Alors que, sans travailler,
> Je puis demeurer au palais.

Il me suffit, si mes calculs sont bons,
> De prendre mes congénères pour des pigeons
> Et, pour les prochaines élections,
> De bien jouer les trublions.

Ainsi fût fait, et contre toute attente,
> Il prît la place laissée vacante
> Par tous les vieux coqs déplumés
> Dont tout le monde s’était lassé.

Pour constituer sa basse-cour
> Il fit appel à des vautours
> Aptes à tondre la laine,
> A amasser toutes les graines.
Ses anciens congénères
> Qu’Il jugeait fort vulgaires
> Virent enfin, mais un peu tard,
> Qu’on les prenait pour des bâtards.

Fort de son plébiscite aux élections,
> Nôtre dieu-paon, tel Pygmalion,
> Favorisa un jeune sardouk (1)
> Dont il se servait comme bouc.

Grisé par ses nouvelles prérogatives,
> Celui-ci, de manière fort hâtive,
> Se crût par son maître autorisé
> De jeunes oisons brutaliser.

Las, malgré la volonté manifeste
> De celer ces faits funestes,
> L’histoire vînt à transpirer
> Hors de murs du Palais.

Devant ce gros scandale,
> Notre apprenti Sardanapale
> Dût rétropédaler
> A son grand regret

Il envoya ses janissaires
> Désigner un bouc émissaire
> Mais la sauce ne prît pas
> Et l’oisillon resta sans voix.
Moralité :
> Même les rois de l’enfumage,
> Ceux mêmes qui se voulaient rois mages,
> Tombent un jour de leur piédestal
> Et devront quitter leur habit royal.

(1) Sardouk : Coq en Tunisien

Ma chronique – Le FMI et Le « DSK »…


Écrit le 22 octobre 2010

Le FMI, créé après guerre, avait comme vocation officielle (et c’est toujours le cas), de prêter de l’argent à des pays sous-développés (que l’on appelle pudiquement « en voie de développement »), afin d’aider précisément à leur développement…

Mais au fil du temps, de plus en plus, cela est avéré (reportages diffusés en pleine nuit sur le petit écran, afin certainement, que le plus grand nombre de nos concitoyens soit le mieux informés possible), il s’agit d’un instrument de colonisation des mêmes pays…

L’argent leur est prêté, avec des conditions d’utilisation… Lesquelles conditions exonèrent l’emprunteur de tout retour sur investissement. Exemples :
-Construire des universités sans professeurs,
-Construire une aciérie sans matière première, sans énergie, sans débouché…
-Construire un barrage hydroélectrique pharaonique aux frais du contribuable indigène, réserver l'électricité et les profits aux multinationales, expulser les « idiots » qui vivaient sur le site…

Ensuite, les états surendettés, obtiennent de nouveaux prêts, ou un étalement de leur dette, ou un effacement partiel, moyennant quelques menus accommodements. Exemples :
-Abandonner gratuitement les droits d’exploitation de telle ou telle ressource ou minerai à telle multinationale nommément désignée (comme par hasard),
-Accepter l’implantation d’une base militaire Américaine (par exemple),
-Accueillir nos déchets…

« Avantages » pour les populations ? Dépossession de leurs biens et de leur travail, aggravation de la pauvreté, accablement d’impôt… Sont des avantages plutôt très négatifs !

Évidemment, pour rasséréner le semblant de conscience des potentats locaux, quelques abondants pots de vins arrondissent les angles…

Et lorsqu’un malencontreux incorruptible refuse à l’une ou l’autre des étapes susmentionnées, il se voit renversé par une opposition organisée par l’argent de notre cher FMI… En variante, si personne ne parvient à chasser du pouvoir le malencontreux incorruptible, celui-ci est victime d’un malencontreux accident (mortel évidemment)… 

Le FMI, allié au processus hyper libéral de la mondialisation, est une arme financière d’asservissement, d’exploitation, de paupérisation et de MORT, des peuples du tiers monde !!! 

-Voilà ce qu’est l’ « institution » que notre bon DSK (Dominique Strauss Khan), dirige…
-Ajouté, à cela, qu’il a été pistonné à ce poste par un certain Nicolas Sarkozy, dont l’humanité sociale n’est absolument pas la vertu dominante…
-Ajouté de plus que DSK profite d’une popularité dans les sondages auprès des Français, due uniquement à la réputation officielle du FMI  en tant qu’organisme de développement…
-Résultat : Le président du FMI jouit donc d’une « aura » digne du Bon docteur Schweitzer ! 

Pensez-vous que celui qui est présenté comme le futur candidat de l’opposition en 2012 contre le pouvoir actuel, soit le challenger providentiel qui sauvera nos concitoyens des ravages libéraux et de la casse sociale ? 

J’ai comme un léger doute…