samedi 30 octobre 2021

Entretien avec Jean-Paul Gourévitch

Publié le 30 octobre 2021 sur BV

Jean-Paul Gourévitch est un essayiste Français. Il est principalement connu pour ses études sur les migrations, l'Afrique, l'islamisme et la littérature de jeunesse.

L’OCDE, dans une enquête consacrée à l’« impact budgétaire » des coût engendrés par l’immigration et des contributions versées par les migrants, en a conclu, ce jeudi 28 octobre, que le coût s’équilibrait, voire qu’il pouvait être positif.

L’essayiste Jean-Paul Gourévitch, connu pour ses études sur les migrations, dénonce une « confusion méthodologique » de nature « idéologique ».

Un rapport de l’OCDE dresse un bilan très positif de l’immigration. Qu’en pensez-vous ?

" Premièrement, ce rapport porte sur 25 pays, sur la période entre 2006 et 2018. On ne peut donc pas tirer de conclusion sur l’immigration en France maintenant.
Deuxième point, certaines choses sont exactes, comme par exemple le fait que les immigrés contribuent au PIB de la France et que les politiques d’intégration ont des dépenses et des retours sur investissement,
En revanche, sur le fond, il y a une confusion méthodologique dans l’OCDE qui est, pour moi, une confusion idéologique.
Premièrement, l’OCDE ne parle que des immigrés en situation régulière et absolument pas des immigrés qui travaillent dans l’économie informelle ou qui sont en situation irrégulière et ne travaillent pas. Pour la France, cela correspond à un déficit de près de 4 milliards d’euros.
Deuxièmement, dans ce rapport, on ne parle que des immigrés qui travaillent et on ignore ceux qui ne travaillent pas. Le rapport donne le chiffre de 56 % des immigrés qui ont un emploi, cela ne correspond absolument pas aux immigrés et enfants d’immigrés qui ont plus de 18 ans. De façon plus grave, les dépenses des enfants des descendants directs de l’immigration ne sont pas comptées.
Ce rapport de l’OCDE met en positif les cotisations et les impôts payés par les immigrés qui travaillent et il met du côté des dépenses les dépenses d’éducation, de santé et de protection sociale. Ce ne sont pas du tout les seules dépenses. L’État dépense beaucoup pour la sécurité, pour le fonctionnement des structures, pour la lutte contre l’économie informelle.
Cette façon de présenter de manière positive l’immigration dans 18 pays, et qui est retranscrite dans les journaux bien-pensants en disant que l’immigration rapporte plus à la France qu’elle ne coûte, est un contresens, de la désinformation.
Bien sûr, on peut discuter du coût : pour les économistes de gauche, il est de moins de 10 milliards et pour ceux d’extrême droite, il est de plus de 70 milliards. Mon travail, très technique, aboutit à un coût d’un peu plus de 20 milliards d’euros.
"

 

lundi 25 octobre 2021

Mémoires et radotages (380) – L’amour n’est pas forcément ce que nous croyons

 

Écrit le 24 octobre 2021

Il faut attendre la fin de la vie, pour se rendre compte de la vacuité de certaines de nos certitudes. Il faut qu’une de nos facultés cesse, pour que certaines autres que l’on croyait immuables et indépendantes cessent d’exister et nous comprenons qu’elles étaient totalement dépendantes de celle perdue et surtout que nos sentiments n’étaient que des concepts totalement inexistants.

Aimer quelqu’un du sexe opposé, dans une relation de couple, je crois bien que cela n’existe pas ! S’il n’y a pas de sexe, il n’y a pas d’amour ! S’il n’y a pas de désir il n’y a pas d’amour. S’il n’y a pas d’émoi érotique, il n’y a pas de désir ni d’amour.

Qu’y-a-t-il, si ce n’est éventuellement de la pitié, de la compassion, de la charité ? Mais est-ce que pitié, compassion et charité sont de l’amour ? C’est une question que je n’ai pas résolue. Je pense que les hormones qui les génèrent ne sont pas de même nature.

Par contre je crois encore à l’amour parental et à l’amour filial, même si ce dernier se décline le plus souvent à un degré moindre, ce qui est normal. Comment les humains évolueraient-ils dans leur vie d’adulte, si leurs liens avec leurs parents étaient les mêmes qu’à leur petite enfance ? Ils seraient prisonniers et n’accompliraient pas leur chemin de vie…

Je crois en l’amitié, qui est une forme d’amour atténuée, mais bien réelle.

Et la haine dans tout cela ? Certains disent que c’est encore de l’amour ! Je pense que non, ce n’est pas de l’amour, en aucune façon ! Quand on aime vraiment, on pardonne, on excuse, mais on ne haït pas… Et quand on reçoit trop de haine de la part d’un proche, j’ai bien peur qu’il nous faille nous interroger sur ceux dont on pense qu’ils nous aiment, car les preuves de haine qui nous harcèlent au quotidien créent le besoin d’avoir des preuves d’amour pour contrebalancer et rétablir un équilibre.

Nul ne peut supporter la haine qui s’exerce seule sur nous, sans autre apport de ce médicament qu’est l’amour. Sinon, soit il faut prendre de la distance avec le foyer de haine, afin de n’en plus percevoir les effets (divorces, départ pour ailleurs sans laisser d’adresse). Faute de quoi, supporter la haine se termine souvent en fait divers dans les journaux.

Comme je l’ai dit précédemment, dans le meilleur des cas, pour contrer la haine reçue chaque jour, nous cherchons les preuves d’amour de ceux qui sont censés nous aimer d’amour ou d’amitié en une sorte de quête… Les mendiants de l’amour… Mais ce n’est pas toujours facile, car tout le monde n’est pas forcément disponible au moment où l’on cherche le réconfort. Et puis, souvent il y a le doute que l’on se met à éprouver : Celui-ci ou celui-là nous aime-t-il ? N’était-ce pas une attitude de façade ? Car dans notre vie, souvent on a cru avoir des amis, qui en fait se sont révélés ne pas en être et n’être seulement que des gens intéressés par tel ou tel intérêt que nous pourrions représenter pour eux. Et c’est au moment où nous avions besoin d’eux qu’ils nous ont crachés sur la gueule… Cela fait toujours mal. La vraie haine et les faux-amis, sont à éviter… mais ce n’est pas facile.

Quand je vois la fidélité en amitié de mes enfants… J’ai bien peur pour eux. Ils sacrifient des week-end à aider leurs amis : déménagements, maçonnerie, démolition, défrichage ; Nono a même failli acheter une tondeuse pour aider un « ami » nécessiteux… Mais si je considère les actes en retour de leurs prétendus amis… Jamais rien ! Lesquels de leurs amis ont aidé Toto et Kikson à emménager ? Personne ! Qui de ses amis à aidé Nono en retour, après que mon fils ait contribué pendant des week-ends entiers à emménager une salle pour le mariage de l’un d’entre eux ? Personne ! Nono, a d’ailleurs été le seul à ne pas avoir été invité au-dit mariage ! Nono est le premier de mes trois fils à comprendre. Il vient de rayer plusieurs amis de sa liste.

Ceux qui ne vivent qu’entourés d’amour ont bien de la chance ! Je parle de l’amour ou de l’amitié vrais ! Parce que la fausseté dans les sentiments est beaucoup plus répandue que l’on ne le croit !

C’est en arrivant dans la dernière ligne droite, que l’on finit par comprendre que nous n’avons jamais été le prince charmant d’une quelconque dulcinée. Et qu’à chaque fois, c’est l’intérêt, le confort, la convoitise qui ont présidé à cette vaste comédie que nous appelons l’amour…

Cela aboutit sur la souffrance, morale, bien entendu… Mais c’est une autre histoire…

   

samedi 23 octobre 2021

Karajan - Cavalerie légère Ouverture (Von Suppé)


 

Dépressions : Weeding blues - Post coïtum animalis tristis

 Weeding blues

Il est une dépression qu’on vient de remarquer : celle qui suit le mariage pour l’épousée, le weeding blues, dont parle le site Internet du Figaro en date du 1e juin 2012. On connaissait déjà le baby blues de la femme qui vient d’accoucher : en latin, la dépression post partum.

Chez l’homme elle viendrait après le rapport sexuel, selon l’adage latin qui dit que tout être vivant en ressort triste : omne animalis post coïtum tristis. Comme s’il comprenait avoir été dupé par ce que Schopenhauer, en sa Métaphysique de l’amour, appelle le « génie de l’espèce », se servant de lui comme d’une marionnette pour perpétuer la vie. La femme, elle, semble dans ce cas plutôt dopée que dupée. À chacun sa déprime, donc…

 

Il semblerait que 34% des femmes connaîtraient le weeding blues, soit en latin la dépression post conubium. Quelles pourraient en être les raisons ? Peut-être la chute soudaine de l’excitation des préparatifs, qui souvent durent des mois, et où la future épousée se sent l’objet de toutes les attentions. D’un coup, après la cérémonie, elle retombe au néant de la quotidienneté : le carrosse se retransforme en citrouille. Mais peut-être la cause de sa dépression tient-elle au retrait inévitable des projections qu’elle a pu faire sur son partenaire : le Prince charmant toujours caressant dont elle a rêvé n’est plus qu’un homme ordinaire, et du fait du temps, qui tel Chronos dévore tout, un amoureux de plus en plus intermittent. Ce serait l’inverse du mythe de Psyché : au lieu d’un bel amant lui apparaissant dans sa gloire, son mari enfin connu ne lui offrirait que déceptions et finalement laideur. Pensons à la dépression post-mariage d’Emma que décrit Flaubert dans Madame Bovary. Évoquant la mélancolie des jeunes filles en attente d’époux, elle dit : « Moi, c’est après que cela m’est venu ».

 

La leçon à tirer de cela est sans doute qu’il ne faut pas confondre attente chimérique et création volontaire. On n’épouse pas quelqu’un parce qu’on l’aime, mais pour l’aimer. C’est ce que marque l’accusatif, cas de la destination, dans la formule liturgique du mariage chez nous : Ego conjungo vos in matrimonium – « Je vous unis pour le mariage ». La perspective n’y est pas de causalité, mais de finalité. De l’oublier, on peut effectivement être déçu, donc déprimé.

Dysphorie post-coïtale

La dysphorie post-coïtale, également appelée tristesse post-coïtale ou blues post-sexe désigne les sentiments de tristesse ou d'anxiété, les comportements de pleurs, ou d'agitation, d'irritabilité voire d'agressivité qui peuvent atteindre une personne pendant une durée comprise entre cinq minutes et deux heures après un rapport sexuel consenti.

Il s'agit d'un phénomène distinct de la période réfractaire suivant un orgasme, où il est généralement impossible pour une personne d'avoir un autre orgasme, en particulier après l'éjaculation. La dysphorie post-coïtale ne se produit qu'après un rapport sexuel et ne nécessite pas forcément la survenue d'un orgasme, et ses effets sont davantage émotionnels que physiologiques.

Le phénomène est déjà relaté par Galien, qui écrit « Chaque animal est triste après le coït, à l'exception de la femme et du coq. ». Le poète Lawrence Ferlinghetti mentionne également ce phénomène dans son livre Pictures of the Gone World.

Épidémiologie

La prévalence de ce trouble « Post coïtum animalis tristis. » est peu connue, car cette dysphorie est peu étudiée. La dysphorie post-coïtale touche cependant les femmes comme les hommes.

Une étude portant sur des femmes jumelles a rapporté que 3,7 % des femmes interrogées avaient récemment éprouvé une dysphorie post-coïtale et que 7,7 % rapportaient un trouble persistant. Une autre étude focalisée sur les femmes a montré que près de 32,9 % des participantes interrogées avaient déjà éprouvé des symptômes de dysphorie post-coïtale au moins une fois dans leur vie, et 10 % des femmes dans les quatre semaines précédentes. Aucune corrélation entre ce trouble et le degré d'intimité dans les relations n'a été démontrée.

Une autre étude se basant sur un groupe de 1208 hommes rapporte que 40% de ces hommes avaient déjà éprouvé une dysphorie post-coïtale, et que 20% d'entre eux l'ont éprouvé durant les 4 semaines précédant l'étude. Cette même étude rapporte aussi qu'entre 3% et 4% de l'échantillon éprouve de manière régulière les symptômes de dysphorie post-coïtale.

     

mercredi 20 octobre 2021

On célèbre beaucoup le 16 octobre 2020 en ce moment... Mais ça vaut mieux que de faire des excuses pour le 17 octobre 1961

 Écrit le 19 octobre 2021

Notre président, toujours dans la repentance et dans les excuses à sens unique (A-t-on demandé au Président Algérien de s'excuser pour le massacre d'ORAN du 5 juillet 1962 ? Non !), croit bon de battre sa coulpe et la nôtre en même temps... Il ne connait pas l'histoire... Il ne sait pas ce qu'étaient ces jours de 1961, où la France menacée de l'extérieur et de l'intérieur était au bord de la guerre civile... Sinon, il saurait que l'ordre doit parfois être mis en place rapidement et de manière violente surtout quand un couvre-feu a été instauré et qu'une manifestation initiée par le FLN a été interdite.

Il ne sait d'ailleurs pas non plus que l'ordre national devrait aussi à présent faire l'objet d'une plus grande fermeté et c'est le cas de cette commémoration  du 16 octobre 2020 concernant l'horreur de la barbarie invasive qui noyaute petit à petit le territoire de la France. Je ne ré-commémorerais pas l'événement : Je renvoie juste à mon article concernant Paty du 19 octobre 2020 :

Mémoires et radotages (308) – Professeur courageux – Exécutif lâche !

   

 

samedi 16 octobre 2021

Mémoires et radotages (379) – Justice, Jubillar, Zemmour, fake-news, cueillette…

 

Écrit le 16 octobre 2021

La justice :

Je suis assez dur en matière de justice par rapport au laxisme judiciaire qui règne en ce 21è siècle. J’étais pour conserver la peine de mort, du temps où elle existait, pour les assassins les plus inexcusables… Badinter est passé par là, et la perpétuité a pris la place. Ensuite le progressisme gauchiste est également passé par là et la perpète s’est muée (ô miracle de l’évolution sémantique) en 20 ou même 18 ans de taule… Insatisfaite, cette même justice est devenue injuste : envers les victimes, lorsque les criminels sont peu punis et quand cette même institution a inversé les valeurs : On relâche les délinquants et criminels, alors que l’on punit de plus en plus sévèrement pour des peccadilles, les gens au casier judiciaire vierge… Une idéologie a pris place, d’enfermement du peuple que l’on encercle en tenaille entre racaille et juges pour le faire tenir tranquille et qui est renforcée par une sévérité accrue envers ceux qui osent se défendre eux-mêmes en réaction au laxisme de la justice. Dès lors même la légitime défense est fustigée par les instances judiciaires, et le peuple Français est acculé à la soumission et à la résignation. C’est du moins le but de ces juges qui veulent s’accaparer le pouvoir absolu, ce qui constitue un totalitarisme nouveau dans l’histoire de notre démocratie.

L’affaire Jubillar :

Bien que je sois très dur envers les assassins, comme je viens de le dire, dans l’affaire Jubillar (et cela vaut dans toutes les autres affaires analogues), je dois constater qu’il n’y a pas de preuves d’aucune sorte, il n’y a pas non plus d’aveu.

Je verrais mal que Jubillar soit condamné à quelque peine que ce soit. En toute bonne et vraie justice il doit être relaxé. Un non-lieu devrait selon moi être prononcé. Car on ne peut supporter dans une vraie démocratie que seuls des mobiles et des présomptions soient des éléments de condamnation ! La seule présomption d’innocence doit être retenue. Il vaut toujours mieux laisser un coupable en liberté que de mettre un innocent en prison…

C’était la raison invoquée par Badinter et sa clique en 1981, pour abolir la peine de mort : En arguant qu’on pouvait guillotiner un innocent, la gauche laxiste a pérennisé l’embastillement sur culpabilité présomptive, alors que c’est cela qu’il fallait abolir et non la peine de mort !

Aubry et sa détestation de Zemmour :

L'immigration et la sécurité ne sont certes pas les préoccupations N°1 du petit peuple, mais elles viennent juste après les conditions de vie matérielles de survie... Pour les bobos (droite et gauche confondues), elles viennent très loin derrière, parce qu'ils se gardent de toute promiscuité avec ce qu'ils appellent de leurs vœux comme étant bons pour les autres et pas bons pour eux-mêmes... Alors évidemment... ça ne les gêne pas puisque cela sert leurs intérêts divers et variés sans en avoir les désagréments...

D'ailleurs, ces bobos, surtout ceux de gauche et la Aubry entre autres, n'ont qu'à se demander pourquoi le peuple, autrefois leur fond de commerce, déserte les rangs socialo-islamistes et, au mieux, s'abstient ou bien va vers les partis souveraino-sécuritaires...

Autre chose : Il faut se méfier des sondages arborant Zemmour avec des scores de popularité de 17% : Cela est voulu afin de l'encourager à se déclarer candidat, à diviser la droite et le RN, afin de rendre l'élection de Macron plus facile... !!! Maintenant si celui-ci progressait au point d’unir sur son nom un grand rassemblement au-dessus du plafond de verre RN-iste actuel… cela pourrait être très positif pour la destitution de ces 25% de bobos minoritaires qui s’arrogent le droit de nous asservir…

Masques et covid :

Ils y en a qui ne croient qu’aux fake-news et aux manipulateurs et qui croient que c’est la vraie science, alors bien évidemment, ils y croient dur comme fer, pire qu’à une religion dont ils seraient les idéologues fanatiques… Montrant ainsi, leur manque de lucidité, de rationalité, de libre arbitre et aussi leur bêtise… Car toute vérité n’est pas toute noire ou toute blanche… Mais il faut ouvrir les yeux, les oreilles… et surtout faire fonctionner ce qu’il y a entre les oreilles (Pour ceux qui y ont quelque chose)

Faire le plein de vitamines en allant cueillir :

Perso, je cueille chez Leclerc, Inter, Aldi et Lidl... et parfois chez Carrefour city...

Bon, je sais, ce n'est pas la réponse attendue... Mais c'est celle que bien réellement je peux faire comme beaucoup de Français d'ailleurs... En fait, quand on habite une campagne dédiée à l’élevage et aux grands cultures et qu’il n’y a pas de culture maraichère, ni fruitière, ni de forêts ou pousseraient des fruits sauvages… Et bien à moins de voler dans un jardin privé, ce qui est malhonnête et que je m’interdis de faire, on en est réduit à cueillir chez les commerces sus-désignés…

     

jeudi 14 octobre 2021

Discours du 22 juin 1940 de Charles de Gaulle - Ce qu'est le patriotisme

 

J'avais publié le texte du discours de de Gaulle du 18 juin 1940 ainsi que l'enregistrement de l'appel radiophonique du 22 juin :

Appel du 18 juin 1940 par le Général de Gaulle - DIscours enregistré le 22 juin 1940

26 jours avant l'anniversaire de sa mort, j'édite le texte du discours du 22 juin qui me semble beaucoup plus didactique et plus complet et qui est plus facile d'analyser par écrit.

Le discours du 22 juin 1940 de Charles de Gaulle

« Le Gouvernement français, après avoir demandé l’armistice, connaît maintenant les conditions dictées par l’ennemi.

Il résulte de ces conditions que les forces françaises de terre, de mer et de l’air seraient entièrement démobilisées, que nos armes seraient livrées, que le territoire français serait occupé et que le Gouvernement français tomberait sous la dépendance de l’Allemagne et de l’Italie.

On peut donc dire que cet armistice serait, non seulement une capitulation, mais encore un asservissement.

Or, beaucoup de Français n’acceptent pas la capitulation ni la servitude, pour des raisons qui s’appellent l’honneur, le bons sens, l’intérêt supérieur de la Patrie.

Je dis l’honneur ! Car la France s’est engagée à ne déposer les armes que d’accord avec les Alliés. Tant que ses Alliés continuent la guerre, son gouvernement n’a pas le droit de se rendre à l’ennemi. Le Gouvernement polonais, le Gouvernement norvégien, le Gouvernement belge, le Gouvernement hollandais, le Gouvernement luxembourgeois, quoique chassés de leur territoire, ont compris ainsi leur devoir.

Je dis le bon sens ! Car il est absurde de considérer la lutte comme perdue. Oui, nous avons subi une grande défaite. Un système militaire mauvais, les fautes commises dans la conduite des opérations, l’esprit d’abandon du Gouvernement pendant ces derniers combats, nous ont fait perdre la bataille de France. Mais il nous reste un vaste Empire, une flotte intacte, beaucoup d’or. Il nous reste des alliés, dont les ressources sont immenses et qui dominent les mers. Il nous reste les gigantesques possibilités de l’industrie américaine. Les mêmes conditions de la guerre qui nous ont fait battre par 5000 avions et 6000 chars peuvent donner, demain, la victoire par 20.000 chars et 20.000 avions.

Je dis l’intérêt supérieur de la Patrie! Car cette guerre n’est pas une guerre franco-allemande qu’une bataille puisse décider. Cette guerre est une guerre mondiale. Nul ne peut prévoir si les peuples qui sont neutres aujourd’hui le resteront demain, ni si les alliés de l’Allemagne resteront toujours ses alliés. Si les forces de la liberté triomphaient finalement de celles de la servitude, quel serait le destin d’une France qui se serait soumise à l’ennemi?

L’honneur, le bon sens, l’intérêt de la Patrie, commandent à tous les Français libres de continuer le combat, là où ils seront et comme ils pourront.

Il est, par conséquent, nécessaire de grouper partout où cela se peut une force française aussi grande que possible. Tout ce qui peut être réuni, en fait d’éléments militaires français et de capacités françaises de production d’armement, doit être organisé partout où il y en a.

Moi, général de Gaulle, j’entreprends ici, en Angleterre, cette tâche nationale.

J’invite tous les militaires français des armées de terre, de mer et de l’air, j’invite les ingénieurs et les ouvriers français spécialistes de l’armement qui se trouvent en territoire britannique ou qui pourraient y parvenir, à se réunir à moi.

J’invite les chefs et les soldats, les marins, les aviateurs des forces françaises de terre, de mer, de l’air, où qu’ils se trouvent actuellement, à se mettre en rapport avec moi.

J’invite tous les Français qui veulent rester libres à m’écouter et à me suivre.

Vive la France Libre dans l’honneur et dans l’indépendance! »

   

mardi 12 octobre 2021

Mémoires et radotages (378) – Ce formidable Nono

 

Écrit le 12 octobre 2021

Mon benjamin, dans son métier de « pion », qui a eu tous les harcèlements de la part d’une collègue (langue de vipère, menteuse, cheffe de meute des « pionnes », comme quoi les gonzesses peuvent être de vraies pourritures),, pendant sa première année scolaire, est enfin débarrassé d’elle, laquelle s’est fait virer depuis un an (la CPE s’étant aperçue du petit manège de cette saloperie qui risquait de faire démissionner le seul surveillant masculin dont le collège avait grand besoin)… Les autres greluches, pionnes connes, brebis de Panurge, désormais sans meneuse, sont rentrées dans le rang… Depuis mon fiston jouit d’un certain prestige et de respect de la part de ses collègues…

Boulot ingrat, au smic, en CDD d’un an éventuellement renouvelable, qui n’excédera pas six années scolaires (c’est la règle), ce n’est certes pas une situation, mais ce n’est pas non plus un métier de tous repos…

Tout repose sur les surveillants… Les profs de ce collège, sortis de leurs cours, dont parfois ils se font chahuter, ne sont d’aucun secours…

Quand un adolescent se blesse, ou même s’assomme en faisant le con à la récré, ou bien a un problème du à son état de santé personnel, (asthme, épilepsie, hypoglycémie, etc…), personne n’intervient. L’infirmière qui est là chaque jour, sauf le mercredi matin, est toujours soit en réunion, soit interminablement au téléphone et jamais, au grand jamais elle n’est intervenue pour soigner ou s’occuper des problèmes que je viens d’évoquer… Alors c’est mon fils qui se dévoue, va chercher alcool, pansements, bandages et tente de faire le nécessaire… Les surveillants n’ont pas le droit d’appeler le SAMU en cas de problème, ni les parents. L’infirmière ne le fait pas non plus, s’inventant je ne sais quelle occupation urgente, comme alibi… Quant à la CPE, elle est en réunionite permanente et ne sait les choses que bien après…

Alors, quand les élèves ont un téléphone mobile, ce qui est quand même de plus en plus fréquent heureusement, mon Nono, leur dit d’appeler pour eux même ou pour le blessé…

C’est très frustrant pour un surveillant qui a son métier à cœur, ou plutôt a de la commisération pour les ados puisqu’enfin c’est d’eux dont il s’agit… Les pionnes, quant à elles, détournent les yeux, ou bien au mieux, viennent chercher Nono pour lui signaler un blessé, comme si elles, ne savaient rien foutre…

De fait mon fils s’occupe de choses qui ne sont pas de son ressort ni de sa qualification. Quand on n’est pas soignant ni secouriste, on prend des risques… A quoi sert leur infirmière ? A rien ! Elle fait comme si elle ne l’était pas. A-t-elle des protections en haut lieu et exerce-t-elle une fonction usurpée ? Mon fils ne sait pas quoi en penser…

Mais si ce n’était que cela…

Nono est très respecté par les élèves, il faut dire qu’il peut être très énergique ou très compatissant suivant les cas… Quand une fille a un problème féminin, il est obligé d’obliger une de ses collègues féminines à s’en occuper. C’est un monde quand même ! Ce n’est pas à lui de s’occuper des tampax de ces demoiselles, merde !

Mais parfois c’est très difficile… Récemment, il y a un gamin de sixième qui est suicidaire et qui donc a fait des tentatives dans l'établissement… Il est d’une famille du genre cas sociaux, (violence, indifférence)… Il n’y a que mon fils pour s’occuper de lui et pour l'empêcher de passer à l'acte… Nono a monté un atelier de dessin. Il a acheté des fournitures sur internet de ses propres deniers de smicard et ce gamin suicidaire a été son premier élève, puis en quelques jours plusieurs autres s’y sont bien entendu ajoutés…

Parfois, il a connaissance d’incestes dans les familles d’élèves. Il a bien entendu interdiction formelle d’en parler à qui que ce soit ! Elle est belle la France !

Un journaliste de la presse locale, qui est venu faire un reportage dans ce collège, a découvert l’activité créée par mon fils et a été vivement intrigué… Il est bien possible que Nono ait droit à un article prochainement…

Et puis quoi ? Cela n’enlèvera rien à l’ingratitude de son métier, de sa rémunération, de sa précarité d’emploi… Et à son stress dont je trouve anormal qu’une collectivité fasse peser la charge sur la dernière roue du carrosse. Une psy pour 5 établissements, donc jamais là quand il faut…

Vie de merde, mon pauvre Nono… Je suis très fier de toi… Tu es digne d’être mon fils ! Mais moi, je ne sais même plus si je suis digne d’être ton père, tellement tu es formidable… Mais tu t’impliques trop, beaucoup trop… Tu me rappelles quelqu’un, avant, qui était trop bonne poire…

Je t’aime, mon Nono.

   

samedi 9 octobre 2021

Claude Malhuret dénonce « les faux experts qui lancent des cracks »

Le 4 mai 2020


Deux remarques :

- Mélenchon avait raison, il y a eu un deuxième pic (puis d'autres)

- Pas d'accord, ce n'est pas le mondialisme économico-financier, mais le progrès qui a fait bondir la résolution des problèmes sanitaires...

      

samedi 2 octobre 2021

Le Caïd

Le Caïd

 

 
 
 
Tous des lions


  Paroles

Pour sauter comme eux,

Faut du poil au nœud

Et, bien entendu,

Il faut du poil au fesses,

Pour sauter comme eux,

Faut du poil au nœud

Et, bien entendu,

Il faut du poil au cul !