lundi 16 avril 2018

1215 Brouille avec le roy des Francs


Guy II Le Roux marioit alors sa fille unique au filio naturel du Roy de France, le Comte Philippe de Mante, ausquel il confia la garde du Castel.
L'on vit le vieux Roy Philippe rendre visite et résider à Mons Lehericus, accompagné des grands du Royaume...

Mais la paix estoit de courte durée.

Les Garlandes, cousins de Guy II, retinrent en otage la fiancée du fils du Roy et la mère de cette dernière. Milon II, frère cadet de Guy Troussel fist alors un long siège infructueux du Castel.
Il étoit relayé par l'époux de la belle-mère, le Sénéchal de France Guy de Rochefort.

Mais entre temps, les factieux avoient pris la prudente décision de s'échapper !
Guy de Rochefort, faisoit alors démolir toutes les défenses et fortifications du Castel, et ne conservoit que la tour.

1200suite Montlhéry RETOUR SUR LA MORT de Milon II Le Félon Hugues


Il faut revenir en détail sur le cas de Milon II. (Toute ressemblance avec des personnages du blog serait purement fortuite et pour tout dire inespérée!).

Celui-ci, bien que ruiné par la restauration de la Forteresse de Mons Lehericus, n’augmenta pas les impôts que payoient ses serfs.
Ses villageois et notables, pour la plupart l’aimoient.

Ses soucis financiers et familiaux le firent changer. Il devint d’apparence futile et détachée, parfois ironique, pour mieux cacher ses problesmes dont il ne vouloit pas, par pudeur, embester la populace. L’effest fut contraire à ses attentes. Bientost, quelques notables et quelques commerçants, bien que toujours monstrant un air affable à Milon II, lui devinrent moins attachés et pour tout dire jaloux du caractère badin et narquois, de leur suzerain.

C’est à ce moment que le cousin de Milon II, Hugues de Crécy, de la famille des Garlandes, se fit inviter au Castel. Milon II n’y vit point malice et laissa faire.
Mal lui en prit.

En effet Hugues s’installa comme en sa maison et entreprit de détourner les vassaux et notables du domaine de Mons Lehericus, de leur Suzerain.
Il n’eust pas de mal à les flatter, à leur faire comprendre que les impôts étaient trop lourds, que leur Seigneur ne s’occupait point d’eux.
Manipulateur, Hugues, fist mesme distribuer des parchemins appelant à lui rapporter des témoignages sur des comportements déviants de Milon II.

Milon II ne se doustoit de rien, tant le nombre de ses fidesles avoit diminué.

Le félon Hugues de Crécy, n’eust point de mal à faire financer par ses nouveaux partisans, aveuglés par les propos doucereux, une bande de malandrins et de coupe-jarrets.

Une nuit ceux-ci firent irruption pour étrangler en son sommeil Milon II. Milon qui avoit pu se barricader dans la haute salle du Donjon, préféra se pendre que de se rendre à ses bourreaux. Hugues, hypocritement  fit faire des obsèques grandioses à son cousin.

Quelques fidesles de Milon, tentèrent de réhabiliter la mémoire de ce dernier… En vain !
Leur Seigneur disparu, Hugues devenu tout puissant, le calme revinst sur le domaine, par l’irruption tardive des soldats du Roy, qui chassèrent Hugues du Castel !

1200 Forteresse de Montlhéry




Milon II, le grand floué dans l'affaire, demandoit réparation au nouveau Roy de France Louis VI le Gros. Celui-ci, accédant à la requeste lui remis la tour de Mons Lehericus.
Milon II n'avoit plus qu'à reconstruire les fortifications. Mais en bois, car les finances étoient en baisse.
Mais la destinée funeste de Milon le poursuivit, puisque son cousin, (issu des Garlandes ), l'étrangloit...
Milon à peine mis en terre, le Roy excédé, faisoit main basse sur ce Castel de Mons Lehericus et en fit possession de la couronne !

Un bourg s'érigeoit ensuite, qui fust fortifié. Une garnison royale y prit place.
Les Roys qui se succédèrent y séjournèrent fréquemment.

C'est finalement Le Roy Philippe Auguste qui fist reconstruire en dur, le Castel de 1200 à 1205.

Outre le Donjon (la grosse tour de 22 coudées (9,50 ml) de diamestre), ce Castel fust édifié en pentagone, flanqué de 4 tours de flanquement à pan coupé intérieur d'un diamestre de 17 coudées (7,50 ml).
De plus une tour-porte carrée interdisoit l'accès à tout importun éventuel.
Les parois étoient toutes de 4 coudées et demie (2,00 ml) d'épaisseur.

Le pont levi pivotoit et prenoit place dans une feuillure de l'ébrasement de la poterne...
Il permettoit la sécurité, l'approvisionnement, les contre-attaques ou les fuites salvatrices.

3 - Histoire de France d’après « de Gaulle » à avril 2007


Histoire de France d’après « de Gaulle » à avril 2007

Le pacte social existait. Mais petit à petit, les idées de profits propres aux partis politiques de droite, s'insinuèrent dans les esprits des dirigeants de gauche, à l'occasion d'une confusion habilement créée par la bourgeoisie conservatrice : "Libéralisme", dont le dogme était la similitude avec le mot "liberté", cher aux hommes de gauche...

Forts de cette évolution, les différents pouvoirs comprirent que la magie était dans la déviation du sens des mots.
Le parti socialiste vendit son âme au diable et le petit peuple ne su plus à qui il fallait faire confiance...

Petit à petit, la part de l'argent qui allait aux salaires, se transféra vers la bourgeoisie, avec la complicité des dirigeants de droite ou de gauche

Nota bene : Ce processus est mondial, n'est pas propre à notre pays, il se caractérise par une modernisation des moyens de production abaissant le nombre d'emploi, puis ensuite par la délocalisation dans des pays dont la concurrence est déloyale (mais légalisée par le laisser faire des états occidentaux...
Moins d'emplois, plus de retraités, plus de malades, une hémorragie de devises partant vers la Chine, un Euro trop fort qui interdit l'exportation...
Une désindustrialisation et une paupérisation du peuple, alors que la classe riche s'enrichit davantage par la mobilité des capitaux et des profits...
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History of France after "de Gaulle" until April, 2007

The social pact existed. But bit by bit, the ideas of profits appropriate for the political right parties, insinuated in spirits of left leaders, on the occasion of a confusion skillfully created by the conservative bourgeoisie: "liberalism", the dogma of which was the resemblance with the word "freedom" (“liberty” in French langage), dear to the men of the left...

Strong of this evolution, the various powers included that the magic was in the abnormality of the sense of the words
The socialist party sold its soul to the devil and the common people not known more to whom it was necessary to rely...

Bit by bit, the part of the money which went to salaries, transferred towards the bourgeoisie, with the complicity of the left or right leaders

Please note: this process described below is global, is not appropriate for our country, it is characterized by a modernization of the means of production lowering the number of employment, and then by a relocation in countries the competition of which is unfair (but legalized with “let-it-make” of western states...
Fewer employments, more pensioners, more patients, a bleeding of currencies leaving towards China, a too strong Euro which forbids the export...
A deindustrialization and an impoverishment of people, while the rich class grows rich more and more by the mobility of capital and profits...

 


2 - La France contemporaine


La France contemporaine

Après la seconde guerre mondiale, la France retrouva sa dignité avec le général de Gaulle, qui effaça la honte et la vexation de la défaite et de l’invasion Allemande…

Mais auparavant, la méfiance envers le pouvoir avait augmenté, relayée par les récits des soldats revenus des camps de prisonniers, ayant relaté la désorganisation, la stratégie rétrograde de la hiérarchie militaire et civile responsable de cette honte qui nous a tant poursuivi… Car en fait l’armée Française n’avait pas démérité : Elle s’est battue héroïquement contre un ennemi localement plus nombreux et plus fort. 100.000 morts de part et d’autre en sont la preuve… (Errare : 60.000 Français et 30.000 Allemands dans la bataille de France)

Cela a donné le sentiment diffus que les élites de notre pays nous avaient trahis, sentiment qui ne nous a jamais quitté depuis…
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Contemporary France

After the second world war, France found its dignity with the general de Gaulle, who erased the shame and the humiliation of the defeat and the German invasion …

But previously, the distrust to the power had increased, relieved by the stories of the soldiers come back from prison camps, having told the disorganization, the strategy degrades of the military and civil hierarchy responsible for this shame which so much continued us … Because in fact the French army had not proved unworthy: it fought heroically against an enemy locally more numerous and more hardly, without chiefs, without sufficient armament. 100.000 deaths on both sides are the proof …

It gave the diffuse feeling that the elites of our country had betrayed us, feeling which has never left us since …
 


1 - Les Français expliqués aux Anglo-saxons


Les  Français expliqués aux Anglo-saxons

La société Française était la suivante avant 1789 :

Le roi
La noblesse et le clergé
La bourgeoisie
Le serf

Différemment de la plupart des autres pays européens, la société changea brusquement avec la révolution Française de 1789, puis celles qui suivirent...
Elle devint la suivante :

La bourgeoisie
Le tiers état
L'état Français dont l'ensemble du peuple est le patron (en théorie)

Mais, cette évolution rapide dans un bain de sang, est à l'origine des différences de comportement que les pays étrangers peuvent difficilement comprendre...

C'est la bourgeoisie qui renversa l'ancien régime en manipulant le peuple des ouvriers et des esclaves

A ce moment la bourgeoisie qui s'emparait des richesses se méfia du petit peuple, ayant bien compris le danger et la force de ses réactions

Depuis lors, se créa une méfiance réciproque entre ces deux clans... Et la bourgeoisie se radicalisa dans une attitude rétrograde et périmée et ne cessa de récupérer le pouvoir de l'état pour son seul profit. Le petit peuple tenta de le reprendre chaque fois, dans différentes révolutions...
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Frenchmen explained to Anglo-saxons

French society was the following one before 1789:

King
Nobility and Clergy
Bourgeoisie
Slaves

Differently from most of the other European countries, the society change abruptly with the French revolution of 1789, then those who followed...
She became the following one:

Bourgeoisie
Third state
The French state the whole people of which is the boss (In theory)

But, this fast evolution in the blood, is at the origin of the differences of behavior which foreign countries understand with difficulty...

It is the bourgeoisie which knocked down the ancient regime by manipulating the people of workers and slaves

At this moment the bourgeoisie which seized wealth distrusted the common people, having understood well the danger and the force of its reactions

Since then, a mutual distrust between these two clans built up itself... And the bourgeoisie became more radical in a reactionary and out-of-date attitude and did not stop getting back the power of the state for its only profit. The common people tried to resume it every time, in various revolutions...

 


Il était une fois, la création d'une association d'aide aux SDF


 C'était le 16 décembre 2007...

Mes amis,

La tâche est difficile et sera affaire de temps.

Nous avons besoin de vous.
Ensemble, nous avons une chance réelle de mener à bien notre espoir de donner un toit à ces malheureux qui n'ont plus d'espoir.

Sans notre action, ils n'ont que la mort rapide pour avenir, car on vieillit très vite dans le froid et la misère.

Détourner le regard et fermer notre conscience équivaut à ne pas donner assistance à personne en danger.

Venez avec nous, pour nous aider à leur rendre l'espérance et à terme, les aider à redevenir des citoyens comme nous (ce qu'ils ne sont plus actuellement).

Le sentiment de révolte qui vous a réveillé ne doit pas s'éteindre.
La petite flamme doit continuer à brûler dans votre cœur, afin de réchauffer ceux qui en ont le plus besoin.

Chacune de vos aides, dans l’action, ou la promesse de don, ou les appuis relationnels sera la goutte d’eau qui petit à petit va enfler la rivière.

Nous vous invitons à nous apporter votre soutien.

Nous sommes actuellement en cours de synthèse et allons incessamment arriver à un projet abouti. Cela nous permettra prochainement de rédiger les statuts de l’association, dont tous les co-auteurs s’accordent sur les termes de l’éthique de ce mouvement : « transparence », « honnêteté », « contrôle », « bénévolat », « esprit de service (humilité) ».

Nous vous informerons, au fur et à mesure, de la progression de notre action.

Aidez-nous,
Rejoignez-nous…

NDLA : Tout le monde a déserté en quelques jours. Les plus nobles sentiments ne résistent pas à l'envie de tranquillité...

Mémoires et radotages (168) – Macron, à la télé, à la radio, partout !


Écrit le 16 avril 2018.

« Macron, Macron, Macron, Macron, Macron… » Aurais-je tendance à dire de la même façon que Guy Bedos clamait dans son sketch à l’époque « Le foot, le foot, le foot, le foot, le foot, le foot… », d’un air lassé, voire exaspéré…

Parce qu’il est exaspérant d’appartenir à 75% de Français qui se font diriger par un imposteur qui n’a obtenu que 25% des voix : Les voix des nantis, des privilégiés de la mondialisation et des lèche-culs du système… C’est exaspérant d’être gouverné par une caste dont on ne partage que peu les préoccupations… Et encore plus, par leur chef qui représente le summum des « valeurs » de cette caste orgueilleuse, égoïste qui brade les autres Français pour des intérêts immédiats et insanes…

Il faut bien admettre que le « Jupiter », est un maître prestidigitateur, dans la comédie, dans le mensonge et peut-être aussi dans l’hypnotisme…
Mais j’ai la chance que cela ne prenne pas avec moi…

Jusqu’à présent, on avait pu admirer ses dons pour débiner les Français hors des frontières.
On avait également pris connaissance de ses subtilités pour prendre aux petits qui ne peuvent se défendre pour donner aux gros qui savent pourtant très bien s’en tirer seuls.
On avait constaté ses échecs (très prévisibles) pour « imposer » des changements à l’Europe :
Macron : - Il faut faire payer les charges des travailleurs détachés en France.
Polonais, Roumains et autres pays de l’est en Chœur : - NON !
Macron : - Ah bon ! Merci, Au revoir !
Comme quoi, ses ‘dons’ du ciel n’étaient ‘Jupitériens que dans l’hexagone. Ailleurs il est le valet de Merkel et le petit merdeux de service…

Mais… son « Jupitérianisme » qui venait de son appétence pour la décision unilatérale isolée au sommet de son Olympe, tout d’un coup, fait place à un retour à la discussion, au dialogue, dans une sorte de générosité langagière, comme dans une attitude préélectorale…
Tiens, tiens, tiens… En effet, le voilà en campagne électorale… Il veut promouvoir et faire gagner les siens dans les prochaines échéances électorales, afin d’y faire triompher l’ultralibéralisme qui est sa marque de fabrique…
Le voilà donc, tout miel, tout sucre, dans une entreprise de séduction envers ceux qu’il déteste tant ou qu’il a tant baisés ! Avec toute la rouerie dont il est capable, avec l’hypocrisie, le mensonge, ses fausses indignations surjouées et la grande habileté machiavélique que ses partisans lui connaissent…

Françaises, Français… Ne tombez pas dans le piège de ce fossoyeur de la France ! Unissons-nous, lors de ces élections diverses et variées, pour faire échec à celui qui joue du pouvoir à sa guise, augmentant les prélèvements, augmentant les dépenses et faisant croire le contraire avec des économies qui ne sont que des transferts d’un poste comptable à un autre, des dotations verbales qui ne sont qu’imaginaires, des budgets colossaux en préparation pour des politiques de la ville qui ont toujours été des échecs ! Comme disaient les plus modestes des Français : « On veut des usines, c’est tout ce qu’on demande ! On veut un avenir pour nos enfants ! »

Il faut faire cesser ce carnage… Demandez à vos élus d’opposition de s’unir afin de faire obstacle à un pouvoir absolu malhonnête.

Je sais, il y a un aspect positif : La confiance ! Celle-ci est revenue dans certains milieux d’affaires… On doit à Macron en partie cette disposition d’esprit qui, de toute façon, était également la conséquence d’une reprise économique mondiale, dans une conjoncture favorable…

Mais au-delà… Il ne faut pas laisser tous les pouvoirs à celui qui sait faire tout de suite les mesures libérales qu’il a promises et renvoyer aux calendes grecques les mesures populaires qu’il avait également promises…

Ne laissons pas tous les pouvoirs au locataire de l’Élysée !

jeudi 12 avril 2018

Pauvres de nous (France 5 le 11 avril 2018)


En 2018, on estime qu'un Français sur 7 vit sous le seuil de pauvreté. Cela signifie se débrouiller avec moins de 1015 euros par mois. Matéo, 12 ans, raconte comment les colis alimentaires font partie de son quotidien. Sébastien, surdiplômé de 32 ans, a financé lui-même ses études. Sans-emploi, il vit avec moins de 7 euros par jour. Comme plus de 2 millions de Français, Erwan fait partie des travailleurs pauvres. Kiosquier à Paris, il frôle la précarité bien qu'il travaille plus de dix heures par jour. Isabelle, 54 ans, survit grâce au RSA. Marianne touche mensuellement 672 euros à 63 ans. Elle a pourtant travaillé plus de 35 ans. Ces personnes en marge témoignent, avec pudeur, entre révolte et résignation.





« On n’aura pas de retraite. Chaque mois que je passe au RSA, je ne cotise pas pour la retraite »

« Tu deviens quelqu’un qui à la limite baisse tout le temps les yeux. Et moi je ne veux plus les baisser ! Tout ce que je demande, c’est d’avoir une usine qui me permette de faire mes sept heures, d’avoir un smic, je demande pas plus, d’avoir un smic pour avancer… » 

Sire, descendez de l’Olympe et venez voir ce reportage, afin que vous puissiez enfin voir ces Français que vous méprisez tant !

Ce n’est pas du chômage, mais du travail que veulent les petites gens que vous devriez respecter davantage dans vos choix de société ultra libéraux !

mardi 10 avril 2018

1118 Hugues le félon ne s’en tire pas mal



Les représailles Royales de Louis VI le gros, ne se firent pas attendre : le Roy se jeta sur le castel de Gometz, où Hughes (Hugues) s'étoit réfugié. Les gardes ne firent que peu de résistance au siège Royal. Hughes, pris d'une peur panique, fut sommé de paraître à la cour de son seigneur, Amaury IV de Montfort, de la forest des Yvelines.

Connoissant la rudesse d'Amaury, Hugues savoit ses jours comptés. Il préféra une austre tactique.

Hughes de Crécy fondit en larmes, se prosterna aux pieds du roi qui étoit présent, lui remit ses terres et revêtit l'habit monastique. Tout ceci se passoit en l'an de grasce 1118.

1108 Un des premiers actes de Louis VI


Un des premiers actes de Louis VI, devenu roi en 1108, à la mort de son père, fut d'enlever à Hughes (Hugues) de Crécy, fils de Guy le Rouge, la dignité de sénéchal, pour la donner à Anselme de Garlande, dont le frère Etienne reçut la charge de chancelier. Il fit présent à son frère naturel, Philippe de Melun, de la terre et du château de Montlhéry. Mais celui-ci rendit à Hughes de Crécy le château, pour entourer le roi d'un cercle d'ennemis. Hughes se hâta vers sa nouvelle seigneurie quand le roi se lança à sa poursuite. Pendant quelques jours les deux adversaires s'opposèrent, l'un pour avoir la seigneurie et l'autre pour empêcher de l'avoir. C'est alors que se présenta Milon Il de Braye, cousin de Hughes, qui demanda la seigneurie par droit héréditaire. Le roi offrit alors Milon Il comme sei4neur aux habitants de la ville. Ceux-ci enjoignirent à Hughes de sortir au château, le menaçant de mort. Hughes fut alors obligé de s'enfuir.

A partir de là, il faut s'en remettre à la "chronique de Morigny" par laquelle il est dit que :

Hughes était furieux de s'être fait enlever le château de Montlhéry par son cousin Milon à qui il revenait de bon droit. C'est pourquoi il se mit à en ravager les alentours. Peu après, il réussit à s'emparer du château grâce à une trahison. Il emprisonna alors Milon II dans sa tour de Châteaufort. Une nuit, "pris de folie" dit la chronique, il étrangla son cousin de ses propres mains puis le défenestra, peut-être pour faire croire à un accident. Les représailles royales ne se firent pas attendre : le roi se jeta sur le château de Gometz qu'il prit rapidement. Hughes, pris d'une peur panique, fut sommé de paraître à la cour de son seigneur.

Ce passage est intéressant car on apprend que son seigneur est en fait Amaury IV de Montfort, gruyer, de la forêt des Yvelines. Quoi qu'il en soit, Hughes de Crécy fondit en larmes, se prosterna aux pieds du roi qui était présent, lui remit ses terres et revêtit l'habit monastique. Tout ceci se passait avant la mort d'Anseau de Garlande en 1118.

C'est ainsi que le château de Montlhéry rentra définitivement sous le joug royal après avoir eu successivement pour seigneurs : Thibaud File-Etoupe, Guy 1er, Milon le Grand, Guy II Troussel, Milon II de Braye et Hughes de Crécy.

lundi 9 avril 2018

Ce qui arrive lorsque vous mangez 2 bananes par jour pendant une semaine !



Alors ? Mangeons de la banane !

Mais pour les diabètiques... tâchez de ne manger qu'une demi banane par jour... !

dimanche 8 avril 2018

Mémoires et radotages (167) – Vous avez dit Musulman ? Connais pas !


Souvenirs…

Dans les années 82 à 86, Dans le service où je travaillais, j’avais un ouvrier Marocain nommé Kaya… Il travaillait vite et bien… Nous nous entendions merveilleusement bien. D’ailleurs il préférait de beaucoup travailler dans mes équipes que dans celles de mes collègues… Quand je lui offrais un verre au bistrot, il prenait de la limonade.

Parmi nos sous-traitants, il y avait un Mohammed Ben Slimane… Gentil comme tout, le cœur sur la main, nous le surnommions la ‘pompe à bière’… Il refusait tout chantier s’il n’y avait pas au moins un bistrot à proximité… Et il n’éclusait que de la bière du matin jusqu’au soir. Mais entre deux allers et venues, il bossait dur et ses ouvriers aussi…

Dans les années 87 à 91, une partie du personnel de la boite où je travaillais, mangeait le midi dans un petit restau de quartier à Vitry sur Seine… Le patron que nous appelions « Momo », se prénommait en fait Mohammed. Il nous racontait des vannes avec son accent de Titi Parisien, tout en sirotant un apéro avec ses clients. Instruit, d’origine Marocaine, mariée avec une Française, il avait vraiment une attitude de parfait gentleman… Le chômage dans l’informatique l’avait amené à se mettre à son compte dans la blanquette de veau et le jambon persillé… J’éprouvais beaucoup de sympathie pour cet homme.

Dans les années 97 à 99, j’avais embauché mon ami Michel… Un jour je l’invite dans un bistrot de routiers à Bonneuil… On y dégustait un couscous maison délicieux… Les clients le sollicitaient « Momo » par ci, « Momo » par là… Quand ce dernier vint à notre table, mon ami et subordonné Michel lui demanda : « Momo ? Je parie que vous vous appelez Maurice ? »… Grand éclat de rire général… C’était ‘Mohammed’ bien sûr ! Que Michel était naïf… Il n’était jamais sorti de son cocon et ne savait pas que le premier fils d’une famille musulmane est souvent prénommé ‘Mohammed’ et pourtant il baignait dans le monde du bâtiment depuis si longtemps… Pourtant, cela se voyait et s’entendait que le gars avait peu de chance de s’appeler Maurice…

En 95 ou 96, j’ai fait un chantier dans le couvent des Carmélites derrière le sacré cœur. J’avais avec moi, un intérimaire Malien et musulman bien sûr…
Tous les midis la sœur supérieure nous invitait à manger dans une salle de réfectoire réservée à cet effet… Un jour elle offrit du fromage, genre cantal… Le Malien me demanda dans le tuyau de l’oreille si ce n’était pas du Hallouf ! J’eu bien du mal à lui expliquer que e n’était pas de la viande et que c’était fait avec du lait de vache… Vache étant un mot inconnu, j’essayais avec ‘zébu’ puis avec ‘buffle’ : Visiblement le lait de leurs bufflonnes était consommé d’autres manières qu’en Fromage comme nous le faisons chez nous… Mais il finit par comprendre et par consommer de ce fromage qui était, disait-il ‘très bon’…
Un jour, sur une terrasse sur laquelle donnaient les fenêtres d’une salle… Mon Malien (dont je ne me souviens décidément plus le nom), regarde avec insistance, une fidèle agenouillée sur un prie-Dieu, face à la sœur supérieure… Quand je m’aperçus du manège je lui ai dit de cesser de regarder ainsi, c’était une curiosité impolie ! Il me demanda alors « Mais la dame, là (désignant la sœur), ce n’est pas un Marabout ? »… Je tentais alors de lui expliquer qui, quoi, comment et pourquoi… Cela le rassura…
Nous rigolions beaucoup et assez souvent…
Par exemple , une fois, en sortant de table et sorti dehors, il rote et dit « Abdulla »… Bien , bien, ce n’est pas tombé dans l’oreille d’un sourd !… Alors comme j’étais aussi farceur que lui… Quand nous fûmes remontés sur la terrasse et qu’il était accroupi pour faire son travail, le passais devant lui, lui tournant le dos… Je pétais bien fort et de façon à lui faire profiter de l’odeur et je lui dis tout de go : « Abdulla »… Il se mit à éclater d’un rire qui ne semblait jamais devoir finir et se mit à m’expliquer entre deux bouffées de rire, que « Abdulla », c’était pas avec « PRRRT », mais avec « RRRRR »… Ce que je savais fort bien mais je n’avais pas pu résister…

Combien de dizaines d’autres anecdotes d’une époque où on ne parlait ni d’islam, ni de dogme et où l’origine des gens n’avait aucune importance… Il n’y avait aucune haine, aucune acrimonie. Seuls le travail, la bonne humeur et la grosse déconne étaient un langage international permettant la communication et la compréhension entre les hommes…


996 Robert le pieux


Au printemps 996, Berthe de Bourgogne, veuve du comte Eudes 1er de Blois, venoit demander aide et protection à Robert le Pieux. Le souverain fust séduit par la noblesse et la détermination de cette femme de quelques années son aînée, mère de cinq enfants, dont Thibaud et Eudes, âgés de quatorze et treize ans. Peu après, Berthe devenoit sa maistresse. Qui pourroit s'en soucier puisque, près de cinq ans auparavant, il avoit répudié sa première épouse, Rozala Suzanne et se considèroit libre de tout lien? Mais le roi estoit très amoureux et ne songeoit plus qu'à épouser celle qui avoit partagé ses nuits. Hugues Capet, qui ne vist pas d'un très bon oeil l'arrivée au palais de la veuve de son ennemi d'autrefois, s'y opposa fermement.

Le 24 octobre 996, Hugues Capet rendoit son âme à Dieu. Robert estoit désormais seul roi et libre de convoler avec celle qu'il aimoit. Il espèroit que, contrairement à son union avec Rozala Suzanne, son aisnée de plus de quinze ans, qui lui fust imposée et qui estoit restée stérile, ce mariage d'amour lui permettra de donner un héritier à la jeune dynastie capétienne. En outre, Berthe lui apportera en dot des droits sur la Bourgogne et les immenses possessions de la puissante famille de Blois. Tout sembloit donc pour le mieux dans le meilleur des royaumes...

Mais l'Eglise désapprouvoit, et le pape Grégoire V condamna formellement ce mariage. Berthe estoit née de l'union du roi Conrad II de Bourgogne et de Mathilde, fille du Carolingien Louis IV. Or, depuis les années 830, le droit canonique interdisoit les mariages entre parents jusqu'au septième degré. Or Robert le Pieux et Berthe de Bourgogne étoient cousins issus de germains : leurs grands mères respectivement paternelle et maternelle étoient toutes deux filles du roi de Germanie Henri 1er l'Oiseleur. Sans compter que le roi estoit le parrain du dernier né de sa future épouse; ce qui constituoit alors un véritable et indissoluble lien de parenté.

En faisant fi des avis de l'Eglise, Robert le Pieux s'exposa à voir ses relations avec les puissants du clergé et la papauté se compliquer sérieusement. Qu'importe! Sa décision estoit prise; puisque liaison il y avoit, autant l'officialiser. En novembre ou en décembre, les noces furent célébrées par l'archevesque Archambaud de Tours, un des seuls prélats qui lui fustent restés fidesles.

En février 987, le concile de Pavie, présidé par le pape, somma alors le roi de Francie de renoncer à Berthe de Bourgogne, "sa cousine qu'il avoit épousaillée contre l'interdiction apostolitique", et les évesques qui "avoient consenti à ces noces incestueuses" estoient rappelés à l'ordre. Robert le Pieux ne cesda point. Au cours de l'été suivant, le pape et l'Empereur Otton III convoquèrent un nouveau concile à Rome. Le roi se vist infliger sept années de pénitence pour se laver du péché d'avoir épousaillé une cousine au troisième degré et, s'il ne renonçoit pas à Berthe, estoit menacé d'estre frappé d'anathème. Mais il ne céda toujours pas à ces considérations politiques.

En février 999, Grégoire V rendit son âme à Dieu et, en avril, Gerbert d'Aurillac devint pape sous le nom de Sylvestre II. Robert le Pieux estoit-il alors prest à se rendre aux arguments de celui qui avoit esté son précepteur? Il alla désormais sur ses vingt neuf ans, et aucun enfant ne lui estoit né du lit qu'il partageoit avec Berthe de Bourgogne. Si la raison lui souffla de mettre un terme à une union stérile, il ne put se résoudre à renoncer à son grand amour. Il lui faudra près de quatre ans pour accepter cette idée, et ce n'est qu'en 1003, qu'il répudiera Berthe de Bourgogne.

Pourtant, mesme après avoir épousaillé Constance d'Arles, sans doute ne mettra-t-il pas fin à leur liaison. En 1008, las des intrigues et des récriminations incessantes de sa troisième femme, il se rendra à Rome avec Berthe pour solliciter du pape Jean XVIII l'annulation de son mariage et l'autorisation de reprendre "officiellement" la vie commune avec celle qui n'est plus que sa maîtresse. Robert II essuiera encore un refus et, cette fois, se soumettra définitivement.

© Henridelatour alias Zalandeau samedi 27 octobre 2007

1104 Montlhéry : Brouille avec le Roy des Francs


Guy II Le Roux marioit alors (vers 1104) sa fillotte unique au filio naturel du Roy de France, le Comte Philippe de Mante, ausquel il confia la garde du Castel.
L'on vit le vieux Roy Philippe rendre visite et résider à Mons Lehericus, accompagné des grands du Royaume...


Mais la paix estoit de courte durée.

Les Garlandes, cousins de Guy II, retinrent en otage la fiancée du fils du Roy et la mère de cette dernière. Milon II, frère cadet de Guy Troussel fist alors un long siège infructueux du Castel.
Il étoit relayé par l'époux de la belle-mère, le Sénéchal de France Guy de Rochefort.


Mais entre temps, les factieux avoient pris la prudente décision de s'échapper !

Guy de Rochefort, faisoit alors démolir toutes les défenses et fortififications du Castel, et ne conservoit que la tour. Tout ceci se seroit passé peu avant la mort du Roy Philippe en 1108....


991 Le domaine de Montlhéry


Nostre Chevalier, Thibaut Filans Stupas, étoit égaslement, Forestier du Roy Robert le Pieux qui règnoit de 996 à 1031. Cet office de grande distinction étoit réservé aux plus grands seigneurs du Royaume des Francs.

En 991, une charte Royale autorisoit Thibaut à fortifier le promontoire du Mons Lectericus.
Edifié en pierre, un château en bois le couronna, un fossé fust creusé à l’entour.

Son fillot, Guy 1er lui succédoit, sous les règnes de Henri 1er puis de Philippe 1er (4ème Roy Capétien qui régnoit de 1060 à 1108). Guy, tenu en fort grande estime, demeura en son castel de Mons Lectericus, avant de se retirer dans un prieuré à Longpont.

Son fils aisné, Milon 1er dit "le grand", devint Seigneur de Mons Lethericus.
A sa mort (vers 1102), son fils Guy II Troussel dit Le Roux, lui succèdoit et s’employa à rassurer le vieux Roy Philippe 1er, inquiet de la puissance du Domaine de Mons Lethericus.
En effet, le castel controsloit la haye empeschant le libre commerce d’Orléans à Paris et mesme, ostoit au Roy la liberté de se rendre en bourg d’Etampes !