jeudi 19 janvier 2023

Et si le meilleur moyen de lutter contre la sécheresse était... de planter des arbres ?

 

Publié sur Yahoo

mer. 18 janvier 2023 à 11:30 AM UTC+1

Après avoir atteint des niveaux records en 2022, la sécheresse pourrait devenir une norme en France dans les années à venir. Pour éviter cette perspective sinistre, il est urgent de mieux comprendre le cycle de l'eau et notamment le rôle décisif joué par les végétaux, qui peuvent constituer des alliés précieux dans l'objectif de favoriser des précipitations plus régulières.

La végétation, meilleure arme contre la sécheresse ? Au fil d'une année 2022 marquée, en France, par un volume historiquement bas de précipitations, mais aussi par de graves épisodes ponctuels d'intempéries, la question de la gestion de l'eau s'est imposée comme un enjeu crucial pour l'avenir du pays. Alors que de nombreux spécialistes s'alarment, dans le contexte d'un réchauffement climatique de plus en plus palpable, de la perspective de précipitations toujours plus irrégulières en 2023, il devient impératif de comprendre comment nos pratiques peuvent influer sur le cycle de l'eau.

À l'évocation même de cette expression "cycle de l'eau", un schéma simple et immuable, hérité de l'école élémentaire, surgit immanquablement dans nos esprits : l'eau des mers et des océans s'évapore et forme des nuages, qui se déplacent ensuite vers les terres et déversent progressivement leur eau, qui ruisselle par les rivières et les fleuves jusqu'à rejoindre la mer, et ainsi de suite.

"Il n'y a pas un cycle de l'eau, mais plutôt des milliards de cycles de l'eau"

Dans les faits, comme l'explique l'hydrologue Emma Haziza, la donne est toutefois bien plus complexe : "On pourrait avoir l'impression que chaque étape est un peu équivalente : un temps pour que l'eau s'évapore, puis un temps pour qu'elle précipite, un temps pour qu'elle ruisselle ou s'infiltre dans les nappes, etc. Mais cette image simple ne correspond pas à la réalité. Il s'agit bien d'un cycle, mais on ne retrouve jamais la même molécule au même endroit."

"Une molécule d'eau incluse dans un cycle va faire un grand chemin qui ne sera jamais le même, souligne la chercheuse. Elle peut rester 2000 ans dans un lac ou 10 000 ans, voire beaucoup plus, dans une nappe phréatique, avant de ressortir à un moment donné. Les temps de transfert sont très différents en fonction des milieux, donc en réalité, il n'y a pas un cycle de l'eau, mais plutôt des milliards de cycles de l'eau, autant de cycles qu'il y a de molécules d'eau. Ce n'est pas parce qu'une molécule suit un chemin une fois qu'elle suivra le même la fois suivante."

66% des pluies continentales proviennent des continents

À l'inverse de ce que laisse penser la représentation schématique du cycle de l'eau, les scientifiques ont ainsi constaté que la majorité des pluies tombant sur les terres proviennent... des terres. "Il y a ce qu'on appelle un effet de continentalité qui fait que les deux tiers de l'eau qui tombe repart tout de suite dans l'atmosphère et est amenée un peu plus loin par les vents, avant de retomber, indique Emma Haziza. De manière globale, on estime que 66% des pluies continentales naissent des continents et que 34% naissent des océans."

Les micro-cycles de l'eau internes aux continents sont liés à des principes physiques élémentaires. "La buée ne peut se former que sur une zone froide, comme une vitre, rappelle ainsi l'agroécologue Cédric Cabrol. Automatiquement, il va donc davantage pleuvoir sur une surface froide que sur une surface chaude. Il y a un phénomène de rétroaction des pluies, car l'eau reçue pourra être utilisée pour refroidir à nouveau cette zone. De fait, lorsqu'une zone conserve des capacités de gestion de l’eau, elle va générer davantage de pluie, et donc de climat !"

L'évapotranspiration au cœur du processus

"Ces boucles vont se faire en fonction des sols que les eaux vont rencontrer, précise Emma Haziza. Dans le cas de sols urbanisés, l'eau va ruisseler très rapidement, remplie de polluants, vers les rivières, puis vers la mer. Elle sera donc perdue. Si, au contraire, on a des microbiotes qui laissent pénétrer l'eau, cette dernière va s'infiltrer et va ensuite ressortir sous la forme de rosée (le sol transpire son eau tous les jours), avant de se déplacer un peu plus loin sur les terres."

Les phénomènes complexes qui permettent aux sols végétalisés de retenir l'eau de pluie, puis de la rediffuser ensuite dans l'atmosphère par le biais de l'évapotranspiration, sont donc primordiaux dans la perpétuation des micro-cycles de l'eau sur les continents. Car, en plus de générer de la pluie, la végétation refroidit le sol sur lequel elle se développe par la photosynthèse, mais aussi par l'ombre qu'elle apporte. Elle a donc également pour effet d'appeler la pluie.

Les végétaux jouent un rôle actif dans le cycle de l'eau

Illustrant ce double état de fait, une étude menée en 2017 par des agronomes dans la cordillère des Andes a ainsi montré que la pluie avait tendance à davantage tomber sur les zones les plus chargées en végétaux. "Ces chercheurs ont constaté qu'en fonction du niveau de photosynthèse, il était possible de prévoir assez finement où allait tomber la pluie, avec une résolution à un kilomètre, détaille Cédric Cabrol. Mais le modèle fonctionne à toutes les échelles : il va davantage pleuvoir sur une région végétalisée que sur une zone voisine plus aride."

Loin d'être passivement dépendants du cycle de l'eau, les végétaux pérennes qui peuplent les forêts et les prairies jouent donc un rôle actif dans ce dernier. "La forêt permet de créer un équilibre, comme une boucle continue, abonde Emma Haziza. Un peu de la même manière que ces plantes que l'on met sous des cloches en verre avec une petite quantité d'eau. Cette eau va ensuite se renouveler en permanence, dans une sorte de micro-cycle, qui fait que l'on n'a pas besoin d'arroser la plante."

Des sécheresses accentuées par l'artificialisation des sols ?

À l'échelle d'un pays, d'un continent ou même de la planète, d'autres facteurs entrent évidemment en jeu, à commencer par les courants atmosphériques (qui sont d'ailleurs eux aussi en partie liés à la végétation), mais ces éléments permettent de comprendre que la nature même des sols qui composent un territoire a un impact non négligeable sur le volume et le rythme des précipitations sur ce même territoire.

"On peut constater ce phénomène en France, illustre Cédric Cabrol. Par exemple, à Toulouse, où il y a très peu de végétation, il n'est tombé que 200 mm de pluie sur les onze premiers mois de l'année 2022 et quasiment rien entre avril et novembre, alors que le climat est censé être océanique et donc favoriser les précipitations." Comme le montre un graphique réalisé par l'agroécologue, les zones plus boisées entourant la Ville Rose ont d'ailleurs été moins touchées que cette dernière par la sécheresse.

D'une manière générale, l'artificialisation des sols a donc pour conséquence directe d'amoindrir leur capacité à capter l'eau et à la rediffuser. "À chaque fois qu'on pose du bitume, on étouffe un sol, il ne peut plus assurer les connexions entre la pluie et le milieu souterrain, confirme Emma Haziza. Le problème se pose aussi pour les champs agricoles, qui sont en train d'être rendus aussi imperméables que les milieux urbains. L'utilisation d'engins toujours plus lourds a pour effet de compacter tellement les sols qu'ils en perdent leur équilibre."

"Si on dégage la biologie, on a tout faux"

"Au-delà de possibles effets délétères, liés aux compactions de profondeurs, le travail du sol peut s’avérer ultra-néfaste pour le premier millimètre, en raison du phénomène de battance, c'est-à-dire la réorganisation de la couche supérieure du sol sous l'action des gouttes de pluie, précise Cédric Cabrol. Les grains les plus gros vont se mettre au fond et les feuilles d'argile vont venir se poser dessus. Ce faisant, elles créent une étanchéité : en termes de vitesse d'infiltration, on peut passer de 60 mm/h à 1 mm/h. En comparaison, un sol travaillé par l'action de la nature peut absorber l'eau à un rythme avoisinant les 800 mm/h !"

"C'est important de comprendre que le vivant a à peu près 500 millions d'années de recherche et développement derrière lui, image l'agroécologue. Et il n'y a pas de triche possible : celui qui a l'innovation peut transmettre son patrimoine génétique à sa descendance, et celui qui ne l'a pas est éliminé du marché, tout simplement. Tout le vivant est sélectionné pour améliorer l'eau, chaque individu a une stratégie pour la capter et la faire circuler. Or, forcément, quand on passe une machine agricole sur un sol, on va dégager tous ces individus. Dans cette idée de réorganisation de l'interface eau/sol, si on dégage la biologie, on a tout faux."

Les bienfaits de la végétalisation

Face au risque de sécheresses de plus en plus graves sur notre territoire, les végétaux et les écosystèmes qui les accompagnent pourraient donc constituer des alliés particulièrement précieux. Une récente étude menée par des scientifiques de l'Institute for Atmospheric and Climate Science de Zurich a ainsi montré qu'une augmentation de la couverture forestière de 20% en Europe pourrait permettre une augmentation de 7% du volume des précipitations estivales sur le continent.

"On passe complètement outre les cycles naturels, donc c'est une nécessité de remettre de la cohérence dans ce qu'on fait, affirme Emma Haziza. Cela passe par le sol, par la végétalisation, par le fait de créer des îlots de fraîcheur en ville aussi. On doit réintroduire massivement des arbres, mais pas un tous les 50 mètres, ce qui les rendrait extrêmement fragiles. Il faut aussi implanter de nouvelles espèces qui s'adaptent."

Des expérimentations prometteuses

Ce processus de régénération des sols doit ainsi être pensé dans le respect d'un certain équilibre biologique. "Il ne suffit pas de planter des arbres pour faire pleuvoir, prévient Cédric Cabrol. En France, on a ajouté 5% de surfaces boisées en 70 ans, mais sur 40 ans, les précipitations ont baissées d'environ 15%. Il faut comprendre que nous sommes ici dans un écosystème complexe, hybride. Nous avons des forêts, mais aussi de la végétation. Aujourd'hui, le problème concerne surtout cette végétation, et en particulier les cultures."

Pour y remédier, il peut être intéressant de s'inspirer des prometteuses expérimentations actuelles sur le sujet, tout autour du monde. L'une des plus fameuses est celle menée par Gabe Brown, présentée dans le film documentaire Mission Régénération. Cet Américain s'est donné pour objectif de revitaliser le sol de sa ferme, rendu aride par des décennies d'agriculture industrielle, en utilisant uniquement des moyens naturels. "Son point de départ, c'était un sol qui infiltrait l'eau à 12 mm/h, ce qui correspond à peu près au seuil d'inondation, explique Cédric Cabrol. Il est passé assez vite à 200 mm/h et en 2022, il a annoncé en être à 760 mm/h, ce qui est proche de ce que permettent les écosystèmes naturels. Il est arrivé à ce résultat en l'espace de 20 ans !"

Développer l'agroforesterie et "restaurer les zones humides"

"Quand on décide de régénérer un sol, on peut y arriver rapidement, assure l'agro-écologue, qui expérimente lui aussi des techniques de régénération dans le Sud de la France. Le bon paysage dans cette perspective, c'est de l'agroforesterie pour faire de la conductivité climatique. Il faut aussi des ruminants, qui, bien managés, en simulant la présence des prédateurs, vont permettre une régénération fulgurante des sols en seulement quelques années. Les arbres vont apporter de l'ombre, ce qui va permettre de recycler l'eau et de ne pas la perdre, et servir à nourrir le bétail en période sèche. Même si on décide, à terme, de faire autre chose que de la pâture, il ne sera pas nécessaire d’introduire de désherbant, d'insecticide ou d'engrais : grâce au bon équilibre des apports en minéraux, les plantes seront en bonne santé."

"On doit aussi restaurer les zones humides, les zones de tourbière, parce qu'elles permettent d'avoir des micro-cycles de l'eau, ajoute Emma Haziza. Il y a deux phénomènes qui accélèrent la sécheresse : l'augmentation des anomalies de température (canicules, pics de chaleur) et l’appauvrissement des sols sur les dernières décennies qui les rend plus fragiles qu'auparavant. On voit très bien que les zones qui travaillent en agroforesterie ou en permaculture résistent beaucoup mieux à ces températures et conservent de l'eau dans les sols."

Un projet d'"autoroute de la pluie" entre le Pays Basque et le Massif Central

"Ce qui est intéressant, c'est que tout est lié, conclut Cédric Cabrol. En faisant ce qu'il faut, on obtient naturellement un écosystème sain, qui va donc nécessiter à terme moins de traitement et d'énergie. Si on a une grande diversité de plantes, on va forcément avoir une diversité de champignons, donc de bactéries, donc de nématodes, donc d'insectes, donc d'oiseaux et donc de mammifères. C'est le principe de l'agro-écologie."

Convaincu de la nécessité d'agir vite à grande échelle, Cédric Cabrol travaille par ailleurs, en collaboration avec plusieurs partenaires, sur un projet visant à "connecter une porte d'entrée des pluies avec un réservoir" sur le territoire français. "Avec un collectif de citoyens inquiets de la récurrence accrue des sécheresses, nous cherchons à impulser la mise en place de solutions fondées sur la nature, explique Roméo Teyssier-Dumont, l'un des promoteurs du projet. Il s'agit ici de développer une agroforesterie d'urgence pour alimenter en pluies l'un des châteaux d'eau de la France. Le tracé de cette "autoroute de la pluie" partira du Pays Basque, passera par les Pyrénées afin d'atteindre le Massif Central. Ce projet va être présenté à différents acteurs du territoire, dont la région Occitanie."

        

lundi 16 janvier 2023

Mémoires et radotages (452) – Déglingué

 

Écrit le 16 janvier 2023

On ne raconte pas… Non ! Il n’y a rien à raconter. Rien d’intéressant. Ce sont des jours, des moments, des impressions, des sentiments, peut-être des prémonitions… Va savoir ?

Enfin, ils me refont des bisous… Cela a été dur de les obtenir, ces bisous après ce covid de merde et ces gestes barrière, qui nous ont éloignés… Mais maintenant double bisous… On dirait même que c’est comme une précaution à l’égard de celui qui va partir… Sale gueule dans le miroir… Probablement évoque-t-on les prémices du grand départ… Chacun son tour de lire sur les visages et les corps…

Les dégradations vont bon train… les jours s’emballent, les semaines et les années fuient à des cadences inédites… Seuls les hivers sont longs et porteurs d’interrogation et d’appréhension : Et si on ne passait pas l’hiver ?

La seule chose qui retient, c’est d’être aimé… Est-on aimé ? C’est l’une des deux grandes questions qui se posent… être aimé, c’est donner l’envie de jouer les prolongations, si toutefois la grande faucheuse tourne le dos un petit moment supplémentaire…

L’autre grande question, c’est : Comment ceux que j’aime vont-ils s’en sortir ? Auront-ils le gîte protecteur, auront-ils la nourriture ? Auront-ils le droit de vivre tout simplement ?

Sauront-ils survivre malgré les tentatives forcenées des élites pour les éliminer ? Comment dès lors, lorsque la fin pointe son museau de fouine, pouvoir être heureux alors que l’on ne sait ce qu’il adviendra de ceux qu’on aime ? Comment partir l’âme sereine, quand on porte un tel sentiment de culpabilité ?

Comment être courageux quand on est résigné ?

Comment vivre quand on a déjà un pied de l’autre côté ?

       

mercredi 11 janvier 2023

Mémoires et radotages (451) – L’actualité diverse

 

Écrit le 11 janvier 2023

Le Graët : Quel déchainement ! Qu’a-t-il pu dire de si incendiaire ?... Je suis allé voir… pour voir…

S’agissant de la piste Zinédine Zidane comme sélectionneur des Bleus, il aurait rétorqué :

« Cela ne correspond à rien. Je ne l'ai jamais rencontré, on n'a jamais envisagé de se séparer de Didier », a-t-il expliqué. « Certains ont besoin de changer ou d'inventer parce qu'ils ne savent pas quoi écrire et ils préfèrent dire du mal que du bien ».

Et si Zinédine Zidane avait plaidé sa cause auprès de Noël Le Graët, les choses auraient-elles pu être autrement ?  « Certainement pas, je ne l'aurais même pas pris au téléphone », a taclé Le Graët. « Je sais très bien que Zidane était toujours sous le coude, il ne faut pas se raconter d'histoires. Il avait beaucoup de partisans, certains attendaient le départ de Deschamps pour se précipiter. Mais qui peut faire des reproches sérieux à Deschamps? Personne », a-t-il encore lancé.

« Zidane au Brésil ? Je n'en ai rien à secouer, il peut aller où il veut ! Il peut aller où il veut, dans un club... sélection, j'y crois à peine en ce qui le concerne »…

Bon ! Evidemment les propos sont un peu taillés à la serpe et je suppose que le président de la FFF avait du se lever du mauvais pied ce jour-là… Perso, je mets cette mauvaise humeur sur le compte de la vieillesse qui atténue la maitrise de soi… et accentue les effets du mauvais caractère… Mais enfin… Il n’y a pas de quoi lancer une véritable chasse à l’homme pour ces quelques phrases… Zinédine que j’aime bien n’est pas non plus « le phénix des hôtes de ces bois » comme dirait Jean D.L.F…

Mais enfin, si c’est un prétexte pour le faire partir de son poste, il n’y a qu’à le dire clairement… Après tout, à plus de 80 piges il n’a qu’à laisser sa place à un d’jeun ! Tiens pourquoi pas Zinédine, ça me plairait bien… Sauf que Zinédine n’est pas assez roué pour entrer dans ce panier de crabes… Il est trop gentil…

Et puis de toute façon, je ne pouvais pas saquer Noël Le Graët, alors !

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Enlèvement à Villeparisis : Veni, vidi, cogitavi (j’ai réfléchi)… Y’a un truc zarbi… On voit toute la scène jusqu’au coffre de la voiture ouvert… Puis on passe au coffre fermé… Il manque la mise du type dans le coffre… Pourquoi ? Coupé par les médias ? Coupé par celui qui filme ?

Alors peut-être n’y a-t-il pas eu mise dans le coffre ? Donc il n’y aurait peut-être pas eu d’enlèvement ? Ne serait-ce qu’une mise en scène pour faire le buzz ? Va savoir ? On veut des preuves ! Pour l’instant je suis comme saint Thomas… Je ne crois que ce que je vois et l’enlèvement, on ne le voit pas !

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Réforme de la retraite : Parfois un peu fouilladin, les explications de la mère Borne !… Bien entendu, il y a un tout petit effort qui se traduit dans les minima, mais dans la situation économique actuelle on n’est pas sûr que l’effort soit supérieur à zéro…

Et d’autre part, s’il s’agissait de travailler plus longtemps pour gagner un chouilla en plus… ça inciterait à l’effort… Mais en fait non, c’est travailler plus pour gagner pas plus, voire moins !

Cela n’incite pas à une approbation de la foule en délire…

En 2010 j’étais allé plusieurs fois manifester contre la réforme de Sarko, bien que je n’avais eu aucun risque de voir modifier mon sort pour la retraite…

Cette année, le ferais-je ?... Je ne sais pas… Cela dépendra de la tournure que prendront les évènements… Je pense qu’ils lâcheront du lest et peut-être que ce sera digeste…

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Agression à la gare du nord : Pas de papiers, on ne sait pas son nom… Mais il est de nationalité Algérienne ! Puis ensuite il est de nationalité Libyenne ! Puis c'est un OQTF ! Qui dit « évidemment » ? Silence dans les rangs ! Ce n’est pas bien de faire de l’essentialisme !

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« Indochine » et « Louise Attaque » : Ils boycottent Perpignan parce que son Maire est RN !

J’ai connu un certain Johnny Hallyday, il était de droite et pourtant il se rendait à la fête de l’huma pour s’y produire sur scène à la demande des organisateurs ! Pourquoi priver le public communiste ? Et les Indochine and co, : pourquoi priver leur public Perpignanais ? Ah ! Parce que Louis Aliot en est le Maire ? Ce n’est pas Hitler… Il n’a pas pratiqué le génocide… Il laisse la liberté de parole… Il a été élu… Non, je ne vois pas ! Ou plutôt si ! Au lieu de dire "nous y allons mais nous ne cautionnons pas la Mairie", ces deux groupes sont dans l’idéologie radicale et extrémiste des LFI et autres extrêmes-gauches… Et diaboliser ceux qui ne pensent pas comme eux, ce n’est pas une seconde nature, chez eux, non, c’est leur nature première et unique !

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mercredi 4 janvier 2023

La guerre dans l'association des anciens élèves avec des dirigeants oligarchiques (20)

 

ADIA

Association de Défense des Intérêts de l'Amicale des anciens élèves et élèves de l’École des Mines d'Alès

Vœux pour la nouvelle année 2023

À tous les membres et sympathisants de l'ADIA

Le président et tous les membres du conseil d'Administration de l'ADIA vous souhaitent une bonne année 2023.

L’ADIA constate que depuis un peu plus d’un an le nouveau Conseil d’Administration de MAA (Mines Alès Alumni), a accompli la tâche prioritaire qui était de redresser la situation périlleuse dans laquelle se trouvait la MDE (Maison Des Elèves) tant sur le plan financier que social.

Le C.A. de MAA poursuit son action en développant les moyens de communication et d’échanges entre diplômés, élèves et Ecole, afin de renforcer son réseau solidaire et créateur d’opportunités. L’ADIA lui renouvelle toute sa confiance.

L'action au pénal engagée fin 2018 par l'ADIA ne met aucunement en cause cette nouvelle gouvernance.

Par contre le Procureur de la République d’Alès nous a informé qu’il envisageait de poursuivre devant le Tribunal correctionnel d’Alès pour des faits de favoritisme l’ancien vice-président de MAA ainsi que l’ancien directeur maîtrise d’ouvrage des Logis Cévenols OPH d’Alès. Cela prouve que l’action au pénal engagée depuis quatre ans par l’ADIA était justifiée. S’il y a eu favoritisme, il n’est sans doute pas étranger à l’augmentation drastique des loyers des studios des élèves ingénieurs par l’apprentissage en septembre 2019.

La justice ne respecte pas toujours des délais raisonnables, l’ADIA reste patiente et continue de suivre cette procédure.

L’A.G. de l’ADIA du 26 novembre 2022 a eu un ordre du jour suivi avec intérêt par les participants, ce qui a permis des échanges fructueux dans une ambiance amicale.

Meilleurs vœux à tous et toutes pour cette nouvelle année, bonheur pour votre vie personnelle, réussite et satisfaction dans votre vie professionnelle et sociale.

Nota : Merci pour ceux qui ont déjà cotisé à l’ADIA pour l’année 2023.

 

mardi 27 décembre 2022

Mémoires et radotages (450) – Question sans réponse ? Voici ma réponse !

 

Écrit le 26 décembre 2022

Mon petit freuze, tu m’as demandé il y a quelque temps, pourquoi j’écrivais tout cela et à quoi cela servait…

J’avoue que je n’ai pas su te répondre… Mais à la réflexion, il y a sans doute une cause ou des causes qui me poussent à le faire…

Il est probable que certaines mésaventures remontent à la surface et créent un besoin d’exorciser leur souvenir en en parlant… Et dans l’autre sens, j’ai besoin d’évoquer les souvenirs soit merveilleux, soit jubilatoires qui aident à exorciser les mauvais souvenirs, afin de les neutraliser…

Car, même si on a supporté comme on a pu les vacheries de la vie, dont l’origine est toujours humaine… en prenant de l’âge, alors qu’on croyait les avoir évacués, les traumatismes reviennent comme des cicatrices non refermées…

Alors si cela ne sert pas à grand-chose pour les tiers qui lisent ou écoutent, cela sert pour soi-même d’écrire ou bien de dire…

Le problème est plutôt dans l’expression orale que dans celle écrite ! En effet, avec l’âge, la narration verbale devient plus souvent une sorte de radotage (d’où le titre de chaque chronique). Ces propos gênent l’interlocuteur qui est lui, dans le présent immédiat et n’a que faire de ces évocations totalement hors de propos, puisqu’elles n’ont trait à rien de la situation présente… Ceci, sans compter les redondances de la narration verbale qui se crée au fur et à mesure, sans construction, sans correction…

Par contre lorsque les évocations sont écrites, elles sont plus construites, plus réfléchies et n’interfèrent jamais avec les propos d’autrui, puisqu’il n’y a pas de dialogue, d’autant que autrui n’est pas obligé de lire ni de répondre, ni même d’avoir une opinion…

Voilà mon petit freuze ma réponse telle que j’aurais pu te la faire si j’avais été un brillant homme de lettres, un personnage politique, ou un philosophe à l’esprit affûté et rapide dans l’élaboration de sa réponse…

Bisous, mon petit freuze.

       

mardi 20 décembre 2022

Mémoires et radotages (449) – Amitié, inimitié, le fossé est bien mince

 

Écrit le 20 décembre 2022

Dans l’amitié, il y a le mot amour, disais-je il y a encore peu d’années… Mais "à-mitié", c'est-à-dire à moitié, dirais-je aujourd’hui… Qu’est-ce que l’amitié ? Existe-t-elle vraiment ou bien est-ce un piège ?

Il y a des gens auxquels on se raccroche, par sympathie… Il y a le sourire commercial dans le magasin, mais qui n’existe plus une fois dans la rue… L’amitié est souvent très décevante…

Elle est comme l’amour, qui ne dure pas forcément non plus…

Et un jour, l’ami présomptif disparaît, parfois en prévenant, parfois en ne prévenant pas et là, on ne comprend pas… On se dit que quelqu’un a peut-être médit et inventé quelque "menterie" afin de nuire, par jalousie, ou par méchanceté, à une amitié qui le dérange…

Et cela peut-être tant d’autres raisons diverses et variées… Après tout la tromperie est partout dans ce monde…

Il ne faut pas s’en alarmer, même si c’est dur à digérer… Un de perdu, dix de retrouvés dit la sagesse populaire, pas très regardante sur les exagérations !

Nous continuons notre chemin… après tout les amitiés ne sont pas garanties et nous ne pouvons pas déposer de réclamation !

Alors, favori un jour, chassé de la cour le lendemain, il nous suffit de ne pas trop prendre au sérieux des amitiés dont on ne sait pas si elles en sont vraiment…

Rabattons-nous sur les vrais amis ! Ils sont certes rares et c’est pourquoi ils ont tant de valeur !

Après tout, les vrais amis sont faciles à reconnaître, alors je me demande pourquoi les faux amis sont si difficiles eux, à identifier ?

C’est peut-être parce que notre subconscient cherche à tout prix à voir le meilleur dans l’autre, situation qui est des plus confortables et des plus rassurantes… mais des plus "piégeantes" !

Mettons nos œillères et poursuivons notre chemin sans regarder les sourires ni les grimaces de tous les Pierrots et Arlequins !


 Pauvre Rutebeuf

         

jeudi 15 décembre 2022

30 septembre 2007 - G.H.Q. - London Centre tactique et stratégique

London, September 30, 2007

(Entrée de Al Winston Chur-zandeau-chill)

- Good Morning Sir !

- Yes ! And so I do !

(Le vieux a encore l'air en rogne aujourd'hui !)

- Alors vous avez eu toute la nuit pour faire le point précis. Tell me what you know and quickly !

- Sir, comme vous le savez, nous avons encerclé toutes les poches de graisse et les avons coupées de leur commandement : L'APPETIT.

Nous avons éliminé 200 000 milligrammes de graisse. Nous sommes revenus à 79,8 Kg !

- Damned ! Vous m'aviez annoncé 1 000 000 de pertes chez l'ennemi hier soir ! What's appened ?

- Sir, l'attaque fut terriblement éprouvante. 11,5 km au lieu de 10. Une chaleur intense. During the night, le corps (d'armée) se désaltéra, très abondamment tant il était assoiffé. Et je dois d'avouer, à ma grande honte, qu'il mangeât 5 prunes.

- Of course ! Rien que nous ne connaissions déjà. Je vous ai répèté 1000 fois que les aliments ingérés profitent à l'ennemi, qui se renforce à nos dépends.

Today, it's Sunday ! Vos Cellules n'auront pas à fournir l'effort de la veille !

Votre mission est de maintenir un encerclement total des poches de résistance graisseuses et d'empêcher tout contact terrestre, corporel, nerveux, lymphatique, artériel, radio, ou même internet des poches graisseuses ennemies avec leur commandement en chef.

Seul, moi, je serai en contact avec blog.fr dont je connais le code !

De plus les cellules de votre corps (d'armée) ne devront ingérer aucun aliment extérieur. Vos unités devront se nourrir exclusivement avec les réserves de graisse abandonnées par l'ennemi pendant son repli.

Messieurs, il vous faudra tenir sur place !

- Sir ! Yes Sir !


Ce n'était qu'un rêve idiot, comme d'habitude...

       

dimanche 11 décembre 2022

Mémoires et radotages (448) – Le dico du Macron pour les nuls

 

Écrit le 11 décembre 2022

A l’origine du Macronisme était le « et en même temps » ! Toute l’existence de la Macronie tient dans cette expression. Sans elle, il n’y aurait pas eu de Macron au pouvoir, pas eu suffisamment de voix pour l’élire, pas eu de transfuges aux dents longues venus de toutes les oppositions pour le rejoindre, pas eu la plus grande escroquerie présidentielle depuis Sarkozy !

Comment expliquer l’importance de cette expression ? Je vais tâcher de faire simple en prenant des exemples :

- Je dis blanc et en même temps je dis noir.

- Je promets et en même temps, je fais le contraire.

- Je rallie la sympathie de l’opposition et en même temps, je satisfais seulement ma majorité.

- Je fais des annonces et en même temps, elles ne seront pas suivies d’effets.

- Je m’allie avec des minorités et en même temps, avec d’autres minorités qui ne peuvent pas se supporter.

Alors concrètement cela donne entre autres :

- Je m’oppose à l’immigration et en même temps, je fais entrer les migrants à portes grandes ouvertes.

- Je fais une loi et en même temps, je ne fais pas le décret d’application ou bien une autre loi qui rend la première inapplicable.

- Je dis que j’expulse et en même temps, je ne fais rien pour débloquer le système qui empêche les expulsions.

- J’exprime ma très forte volonté de construire des centrales nucléaires et en même temps, je ne donne aucun ordre, aucune loi de programmation, aucun crédit pour ce faire.

- Je promets une bonne gestion de l’énergie avec la guerre en Ukraine comme prétexte et en même temps, je ravis mes chouchous, les écolos, en mettant en place une décroissance promise.

Alors il serait temps, que les Français, voient enfin ce qui est réellement exécuté, les actes réels commis par ce régime autoritaire (puisqu’il agit contre la majorité des Français), et ils comprendront que Macron est bien pour la décroissance, pour la disparition des Français, qu’il est woke, extrêmement dangereux pour notre pays, très docile avec les Ricains et le libéralisme et que les aides financières octroyées aux pauvres sont largement inférieures à la régression de leurs moyens financiers, et que les riches n’ont jamais autant gagné d’argent qu’actuellement ! Il ne faut plus écouter les promesses, mais connaître les actes réellement exécutés

A bas le « Et en même temps » et Macron !

Et vive la France !

       

vendredi 9 décembre 2022

Commentaires des lecteurs de Boulevard Voltaire

 

Que font-ils donc pour la France ?

On a les stars qu’on mérite. « Ce 19 novembre : Emmanuel Macron a rencontré la chanteuse Yseult, écrit notre chroniqueur Arnaud Florac dans son article. La chanteuse qu'il a désignée comme... marraine de la francophonie pour l'année 2024 ! Une série de photos, postées sur le compte Twitter du chef de l'État, rendent compte de cette belle initiative. » Cette promotion d’une chanteuse tout ce qu’il y a de plus wokiste a interpellé Johnny Croipa : notre lecteur a étudié le personnage et les paroles de ses chansons. Il en est revenu armé pour deux exécutions : « Même coiffure qu’Assa Traoré, même mentalité qu’Iquioussen, on peut comprendre que notre Président déconstruit adore, ironise-t-il. Pour suivre le conseil redoutable d’Arnaud Florac, j’ai plongé dans la lecture des paroles de l’œuvre de cette artiste remarquable, béatifiée par une Victoire de la musique. J’y ai effectivement pris une violente bouffée de vide sidéral. On plane comme on peut. » Macron et Yseult, même combat ? Pour Cidcampeador, « Macron n’en est plus à une "indignitude" de plus ». Et notre fidèle lectrice Josée Perlaut tire avec lucidité la conclusion qui s’impose : « Macron fait le job pour lequel une partie des votants l’ont élu, c’est-à-dire détruire le pays et le ridiculiser. » De quoi donner un espoir à Zebulon, qui croit à la justice, la vraie : « J’espère que ce Macron paiera un jour tout le mal qu’il aura fait à notre pays. »

Et ce jour-là, pour Macron, la facture sera lourde, encore plus lourde que les frais pharaoniques, payés par les Français, d’une immigration devenue folle. Notre journaliste Clémence de Longraye en donne la preuve point par point dans son article « Cinquante mille euros par mineur isolé : quand l’État finance sa propre submersion migratoire ». « Cette question - certes cruciale – de la minorité parfois factice des jeunes migrants cache un autre sujet de taille, écrit-elle : le coût réel de leur prise en charge. Chaque année, la France dépense ainsi des milliards d’euros pour subvenir aux besoins de ces mineurs dits isolés. » Clémence de Longraye fait le détail de ce gouffre. Notre lecteur Julien 65 a pourtant d’autres idées pour utiliser cet argent : « Pendant que ces milliards s’envolent et partent dans les poches d’associations et d’organismes dédiés par exemple... à l’accroissement de l’invasion, il n’y a plus d’argent pour aider nos enfants à travailler mieux à l’école. » Et oui, l’État macroniste a ses priorités. Marie-Odile Stouff pose d’ailleurs la bonne question : « Tous ces soi-disant mineurs non accompagnés obtiennent-ils ce statut à vie ?, demande-t-elle. Je me suis toujours demandé ce qui arrivait le jour de leurs 18 ou 21 ans, dans leurs propres pays ? » Mais face au déluge, notre lecteur San Antonio n’est guère optimiste : « Nous pouvons en parler autant que nous le voulons, nous ne pouvons rien faire ! C’est pour eux la loi "européenne" qui s’impose, si ces prétendus mineurs mettent le pied en Europe ils sont "intouchables". » Même tonalité fataliste chez Jean des Entamures : « Une fois que l’on a dit cela, et on le sait depuis déjà plusieurs années puisque nous l’avons dénoncé durant la campagne présidentielle, on fait quoi ? On dit quoi, tous les jours, à tous ceux qui sont autour de nous et qui votent Macron, NUPES ou LR ? » BV a la réponse : on leur recommande de s’abonner d’urgence ! Incitez vos amis à s’abonner en masse ! Diffusez-nous pour aider les Français à ouvrir les yeux !

Car Amélie de Montchalin ne fera campagne ni pour BV ni pour son pays. Dans son article (« Amélie de Montchalin est recasée : enfin ! »), Georges Michel ne lui présente guère de cadeaux, alors même que Noël approche. « On apprend en effet que celle qui fut battue aux législatives dans l'Essonne par le socialiste Jérôme Guedj hérite d’un poste prestigieux. Celui de représentante permanente de la France (autrement dit ambassadrice) auprès de l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE), une organisation internationale qui compte une petite quarantaine de pays développés. Un poste qui devrait aller comme un gant à l’ancienne secrétaire d’État chargée des Affaires européennes, tout juste âgée de 37 ans. »

Nos lecteurs rivalisent d’ironie. À l’image de Scandella : « Eh oui, Amélie. La crise, c’est pour tout le monde, c’est trop dur ! » Ou de Candide : « République des copains et des coquins, aurait dit Michel Poniatowski. » Bernard, lui, s’attarde sur cette (décidément) étrange politique de nomination : « Ce qui est bien avec Macron, c’est que qui perd gagne ! Soyez mauvais et vous serez récompensé ! » Une méthode qui a fait ses preuves ?

Dans cet océan de nullité crasse alimenté généreusement par le macronisme, un homme vous a redonné un peu de peps, c’est le nouveau président du Rassemblement national. Car « en bonne logique, ces instances supranationales devraient s’autocongratuler bruyamment, remarque Nicolas Gauthier dans son article « Anniversaire au Parlement européen : Jordan Bardella met de l’ambiance à Strasbourg ». Soixante-dix ans de Parlement européen, trente de traité de Maastricht et vingt d’euro, ce n’est pas rien. Et pourtant, grande est l’impression que tout cela a, non point été fêté, mais à la va-vite commémoré. »

Crusader applaudit : « Bon discours de Bardella. Les Français ont-ils voté pour cette Europe ? Je ne pense pas. Une Europe des nations serait préférable à cette U.E. qui veut imposer sa loi. Une loi qui se substitue à la nôtre et fait qu’en matière d’immigration, nous ne pouvons pas prendre les mesures qui s’imposent, surtout avec un Macron qui préfère l’U.E. à la France. » Mais Bernard s’agace : « Nous avons élu des "députés" à Bruxelles ! Que font-ils donc pour la France ? » C’est par un feu d’artifice ininterrompu que vous saluez cet anniversaire européen. Un feu d’artifice de critiques résumées par Larouille : « Il faut en finir au plus vite avec cette prétendue "construction européenne" qui n’est, en réalité, que la source d’une idéologie politique contraire à ce qu’attendent la plupart des pays concernés. » Laissons à Cœurvert le mot de la fin : « La construction européenne est purement idéologique. […] Cette idéologie a construit le cadre d’une dictature qui musèle ses oppositions et brime les peuples. Comme toute construction idéologique, elle conduit au désastre. La Norvège et la Suisse qui ont choisi d’échapper à cette chimère montrent bien qu’une autre voie était possible. Et meilleure. »

        

Mémoires et radotages (447) – Friendly Persuasion – Retour vers le passé

 

Écrit le 09 décembre 2022

Je voulais parler de ces problèmes économiques et de leur enchevêtrement complètement voulu, comme une aubaine, avec une guerre Russo-Ukrainienne qui n’est finalement qu’un prétexte… Mais, étant donné qu’à chaque fois que j’aborde un sujet sur lequel les évènements me donnent raison un peu plus tard, je constate si peu de lectures, que je me dis que mon bla-bla n’intéresse que moi… Mes démonstrations et mes pronostics, je les remets dans ma poche, car aujourd’hui j’ai cet air qui me trotte dans la tête et qui ne concerne que moi :

Friendly Persuasion (Thee I Love) 1956 :

https://youtu.be/tEPxtdYwuCM

Cet air de 1956 me remplit la tête et fait ressurgir des souvenirs de l’époque, non forcément en relation avec cette musique pleine de sentiments et de charme…

Je revois mon père qui, à Nice, chaque année après notre retour de Cochinchine, avait une réplique de malaria… Il restait une journée complète au lit avec beaucoup de fièvre, il tremblait de tous ses membres… Et le lendemain, c’était fini, jusqu’à la fois suivante… Heureusement ces crises se sont espacées et ont disparue avec les années…

Puis mon cerveau vagabonde sur "avant"

Je me revois dans cet hôpital de Saïgon où j’ai passé deux longues périodes, avec le ver solitaire et ensuite la dysenterie, j’étais tout maigre… je revois mes parents qui venaient me voir chacun deux fois par jour… Je nous revois à trois sur la moto Peugeot de Papa, allant pique-niquer au cap Saint Jacques, en passant par les plantations d’hévéas majestueuses…

Je revois les deux fois où je suis allé au cinéma avec mes parents, pour voir « Le Roi et moi » et pour « Peter Pan »…

Je revois ces pluies de la mousson qui s’évaporaient aussi vite qu’elles s’étaient déclenchées…

Je revois mon père les trois dernière nuits avant notre retour en France, monter sur le toit pour voir la direction d’où venaient les balles traçantes des Viêt-Minhs…

Je remonte encore… Papa avait tout vendu pour partir en Indochine… Il avait été obligé de donner notre chienne Diane, à un de ses amis… J’avais beaucoup pleuré… A notre retour, deux ans après, mon père a appris que notre chienne s’était laissé mourir… Mais quoi, les animaux étaient interdits et puis elle aurait vite été mangée par les autochtones… Je ne l’ai su que bien longtemps après…

Dès notre retour, nous avons tiré le diable par la queue : Camping pendant des mois, puis emménagement dans une remise à Calèche que mon père a achetée à Nice et transformée petit à petit en logement… Nous avions des caisses en guise de chaises et pas de chauffage… Mais heureusement, il y avait la radio ! Que j’ai pu passer de temps dans une autre dimension à écouter Zappy Max dans « Ça va bouillir », ou bien Raymond Souplex et Jane Sourza dans « Sur le banc »… Et quelle distraction avec la « Famille Duraton »…

Quelle émotion, le jour du Noël de mes sept ans… Je n’avais pas dormi, pour voir si le père Noël existait ou pas, comme le prétendaient des copains de classe… C’est cette nuit là, que j’ai cessé d’y croire, mais je me suis mis à sangloter tout le reste de la nuit, parce que c’était eux, mes parents si pauvres, qui achetaient ces cadeaux et non un père Noël bienfaiteur bénévole et riche… Quels parents formidables j'avais

La musique est finie et le passé avec… jusqu’à la prochaine fois…

       

 


mercredi 7 décembre 2022

"Ignorance stupéfiante" : l'ex Haut-Commissaire à l'énergie atomique dézingue "l'inculture des politiques"

 

Par Louis Nadau - Publié le 02/12/2022 à 19:09 dans Marianne

Entendu à l’Assemblée nationale par la Commission d’enquête sur la souveraineté et indépendance énergétique, Yves Bréchet, Haut-Commissaire à l'énergie atomique de 2012 à 2018 a pointé, face aux députés, « l'inculture scientifique et technique de notre classe politique », selon lui « au cœur du problème » dans la politique énergétique française.

Avant de quitter ses fonctions à la tête d'EDF en septembre, Jean-Bernard Lévy livrait contre les dirigeants français un réquisitoire implacable. Bis repetita ce mardi 29 novembre : à l’heure où la France est menacée par une pénurie d’électricité, c'est au tour d'Yves Bréchet, Haut-Commissaire à l'énergie atomique de 2012 à 2018, de sonner la charge. Entendu à l’Assemblée nationale par la Commission d’enquête sur la souveraineté et indépendance énergétique, le polytechnicien, membre de l’Académie des sciences et président du conseil scientifique de Framatome, était interrogé sur les causes du marasme dans lequel se trouve le nucléaire français, dont la moitié du parc est aujourd’hui à l’arrêt. Sans exonérer les acteurs de la filière de leurs responsabilités, Yves Bréchet a pointé, face aux députés, « la question de l'instruction scientifique des dossiers politiques », selon lui « au cœur du problème ».

« La faiblesse des analyses conduisant aux décisions de l'État pose question », alerte l’expert « têtu mais pas obstiné », ayant refusé un troisième mandat de Haut-commissaire, faute d’avoir été entendu. « Il est important de comprendre comment la cohérence d'une stratégie industrielle a cédé la place à l'opportunisme d'une stratégie de communication », explique-t-il sans ambages. C’est au lance-flammes que passe la politique énergétique et industrielle française des quinze dernières années : « La doxa prônant le passage de 75 à 50 % de la capacité électro-nucléaire, la confusion entre la puissance installée et la puissance délivrée, l'omission des coûts de réseau et de stockage dans l'évaluation des aspects économiques des différentes sources d'électricité, le refus de procéder à une analyse de fond des expériences faites chez nos voisins, témoignent au mieux d'une naïveté confondante », lance Yves Bréchet.

Lequel enfonce le clou, en ajoutant : « La propension à considérer que les technologies en développement – l'hydrogène comme vecteur énergétique, les smart-grids peuvent être, en situation d'urgence climatique, des technologies à déployer massivement, dans l'instant, témoigne d'une méconnaissance profonde des délais de développement. (...) Inversement, la procrastination sur toutes les décisions concernant le nucléaire et la politique d'annonces dans l'attente de décisions concrètes de mise en chantier montrent une ignorance stupéfiante de l'inertie intrinsèque des industries lourdes et de la nécessité d'une vision stable à long terme pour conserver l'outil industriel au bon niveau. L'incapacité à penser l'ensemble d'un système énergétique conduit à des PPE [Programmations pluriannuelles de l'énergie, N.D.L.R.] qui sont un collier de perles gadget au moment où on aurait besoin d'un câble robuste. » Outch.

Qui est responsable de ces errements ? Si les fautes politiques sont régulièrement pointées dans la gestion du dossier énergétique, elles le sont rarement avec autant de force. « Ces constatations sont autant de signes que l'analyse scientifique et technique a déserté les rouages décisionnels de l'État sur ces sujets », juge ainsi l’ancien Haut-commissaire – un poste particulier, conseillant à la fois le Commissariat à l’énergie atomique et l’exécutif sans aucune tutelle hiérarchique, ce qui garantit une parole très indépendante. La preuve dans cette sortie, adressée aux députés de la commission : « Au-delà des anciens ministres que vous pouvez auditionner pour le fun, en étant à peu près sûr de n'avoir que des effets de manche, c'est dans les structures des cabinets et de la haute administration, qui sont censés analyser les dossiers pour instruire la décision politique, qu'il faut chercher les rouages de la machine infernale qui détruit mécaniquement notre souveraineté énergétique et industrielle. »

Carriérisme

« Pourquoi, en six ans de mandat et malgré les demandes réitérées, je n'ai vu se tenir le comité à l'énergie atomique que deux fois, alors qu'il aurait dû être réuni chaque année ? (...) Pourquoi est-il rarissime d'avoir un retour sur un rapport technique ? Pourquoi les avis réitérés de l'Académie des sciences, de l'Académie des technologies, sont-ils reçus dans un silence poli ? », demande encore Yves Bréchet. Selon lui, il faut d’abord chercher dans « l'inculture scientifique et technique de notre classe politique » la cause primaire de ces dysfonctionnements. « Dans la génération qui a reconstruit le pays, les élèves de l'ENA recevait un cours de Louis Armand – polytechnicien et résistant ayant dirigé la SNCF après-guerre, puis Euratom, ndlr. – sur les sciences et les technologies de la France industrielle. Il faut avoir eu ce cours entre les mains pour comprendre ce que ça voulait dire : ça ne faisait pas d'eux des ingénieurs, cela leur donnait la mesure du problème. »

L’aréopage de conseillers gouvernementaux ne sort pas indemne, lui non plus, de cette audition. « Quel que soit le prestige de leurs diplômes, ils se retrouvent à conseiller sur des sujets qu'ils ne maîtrisent généralement pas un ministre qui ne se pose même pas la question, mitraille le scientifique devant des députés moitié amusés, moitié interloqués. Leur première préoccupation sera trop souvent de ne dire à leurs ministres que ce qu'il a envie d'entendre pour ne pas nuire à leurs carrières à venir. » Déplorant que « l'analyse scientifique des dossiers soit systématiquement ignorée, broyée par effet de cour qui était au service des gouvernants plus qu'à celui du pays », Yves Bréchet martèle le message : « Au fond, c'est l'instruction scientifique et technique des dossiers politiques qui doit être repensée de fond en comble. Que les corps techniques de l'État forment correctement leurs jeunes, au lieu de se contenter d'être le chien de garde de chasses gardées. Que les conseillers soient en état de conseiller, c'est-à-dire réapprennent à analyser le fond des dossiers et à challenger les experts. » Il n’est pas certain que la destruction des grands corps publics (préfets, diplomates ou inspecteurs) initiée par Emmanuel Macron au profit d’une logique se rapprochant du fonctionnement du privé aille exactement en ce sens.

Note de zalandeau : Je fustige depuis longtemps sur ce blog,  l’incompétence flagrante de nos dirigeants. Mon jugement se fondait sur les faits, c'est à dire sur les non-actes, sur les non-décisions, sur les décisions totalement inappropriées. Je diagnostiquais que les cursus de ces dirigeants étaient totalement inadaptés aux problèmes scientifiques et techniques contemporains et qu'également ces cursus les amenaient dans un monde de certitude idéologique totalement déconnecté des réalités ! Je suis content de vous livrer ci-dessus les propos de Jean-Bernard Lévy, polytechnicien et d' Yves Bréchet, polytechnicien et physicien, lesquels confortent ma vision de la dégénérescence des capacités de nos élites confrontées aux défis modernes auxquels la France doit faire face.

      

mardi 6 décembre 2022

vendredi 2 décembre 2022

Mémoires et radotages (446) – Espèce de sale …. de m...e !

 

Écrit le 02 décembre 2022

Les jours passent de plus en plus vite, me rapprochant de cette fin inéluctable qui fait comme on dit, « partie de la vie »…

Plus ce temps passe, moins j’ai le temps de faire quoi que ce soit, mais plus je pense au passé…

Parfois, j’ai de très bons souvenirs de mes enfants quand ils étaient des gosses. C’est eux qui m’ont motivé pour bosser deux fois plus afin de les nourrir, les loger, les élever… J’en suis usé… Mais je me dis que c’était ce qu’il fallait faire ! Dans ces moments là, j’ai envie de vivre suffisamment longtemps pour pouvoir les aider (gîte et couvert) si jamais le sort était mauvais pour eux…

Mais de plus en plus, j’ai des remords et je me dis que c’est moi le responsable de leur destin. J’ai fait de très mauvais choix, je n’étais pas à la hauteur pour leur assurer un avenir, je n’avais pas un entregent et des relations qui leur auraient permis de rentrer dans la bonne partie de la société… Je n’ai même pas su les emmener en vacances… Nous nous contentions d’aller voir leur Papy et leur Mamie… Ils ne s’en sont jamais plaints… Mais si un jour ils finissaient par comparer avec ce qu’ont connu leurs copains, si un jour, ils se disaient que leur père n’avait pas été à la hauteur de la situation, si un jour ils me maudissaient de cet avenir minable dans lequel je les ai jeté… J’ai peur de ce jour-là… Et dans ces moments de remords et de culpabilité, j’ai envie de passer de l’autre côté, afin d’échapper à leur ire, à leurs reproches que je ne pourrais pas supporter, parce qu’ils auront raison et moi tort et que j’aurai beaucoup trop honte d’assumer cela…

D’ailleurs, j’évite totalement de faire aucune allusion à cette incompétence que je porte en moi, de peur de leur donner des idées…

Comment puis-je vouloir être aimé par eux, alors que je crains leurs jugements, pire que la mort !

Disparaître, voilà le seul destin possible ! Il y a deux jours, j’étais dans cet état d’esprit quand en voiture un gus a failli me rentrer dedans par la gauche ! Je klaxonne ! Il sort de sa voiture ! Le mec 55 ans environ, très agressif, se dirige vers ma voiture ! Je me dis voilà peut être enfin la fin. J’y vais sans peur, et tant pis pour ce qui va se passer. Ce sera le dernier round à 72 piges. J’ai bondi comme un diable de ma boite avant que le gus ne bloque ma portière… Bref, finalement je l’ai traité de tous les noms, j’ai fini par le rattraper avant qu’il ne referme sa portière, il m’a traité de "tafiole" !!! Alors je l’ai pris par les cheveux et l’ai plaqué sur son volant et lui ai débité tout mon répertoire traitant de son homosexualité supposée et d’une gueule que j’allais éclater… Ça s’est arrêté là !

J’ai montré que je pouvais encore être téméraire et maitriser ma peur… Mais franchement, j’avais plutôt prévu d’être massacré et d’en finir une bonne fois avec cette vie de honte…

Finalement, j’ai fait "ouf", en remontant dans ma bagnole… Mon envie de vivre avait repris le dessus !!! Mais pour combien de temps ?