Écrit le 04 juin 2026
Je suis allé chez l’ophtalmo
hier… Il m’a annoncé tout de go, qu’il cesserait
définitivement d’exercer son métier le 31 décembre 2026 à
23heures et 59 minutes !
« Pourquoi ? »,
lui demandai-je… Il me répondit qu’une loi avait été votée,
qui interdit aux ophtalmos de pratiquer s’ils ne sont pas
conventionnés !
Je lui dis alors « mais
c’est on n’est plus en démocratie ! »...Il me
répondit que nous étions en dictature… « Je le sais depuis
2006, que Macron est une saloperie pour qui il ne faut pas voter »…
Alors en fait, j’ai cherché
sur internet et j’ai trouvé ceci :
C'est
passé inaperçu mais les députés ont voté en commission la fin du
remboursement des soins prescrits par des médecins non conventionnés
avec l'Assurance maladie
Lors
de l'examen du projet de loi de financement de la Sécurité sociale
pour 2026 cette semaine, la commission des Affaires sociales a adopté
un amendement visant à ne plus rembourser, à compter du 1er janvier
2027, les soins prescrits par un médecin non conventionné avec
l'Assurance maladie.
Voilà
une nouveauté ajoutée au budget de la Sécu passée sous les
radars. Dans le cadre de l'examen du projet
de loi de financement de la Sécurité sociale (PLFSS) pour
2026 cette
semaine, la commission des Affaires sociales de l'Assemblée
nationale a adopté une mesure qui pourrait, si elle est conservée
dans le texte final, porter un sérieux coup au pouvoir d'achat de
certains patients.
Un amendement,
déposé par le rapporteur général du PLFSS, Thibault Bazin (LR),
propose en effet de ne plus rembourser, à compter du 1er janvier
2027, les soins prescrits par les médecins qui ne sont pas
conventionnés par l'Assurance maladie, considérés comme étant en
secteur 3 car fixant leurs tarifs de consultation en totale liberté.
"Une
ordonnance effectuée par un médecin en secteur 3 [est] ainsi
remboursée exactement dans les mêmes conditions que celle d’un
médecin en secteur 1. Il y a un enjeu de responsabilisation des
prescripteurs", a plaidé le député LR de Meurthe-et-Moselle.
Actuellement,
seules les consultations réalisées par ces médecins hors des
règles de l'Assurance maladie ne sont presque pas remboursées. Un
patient qui consulte un généraliste ou un spécialiste non
conventionné ne se verra verser qu'un tarif d'autorité par la Sécu.
Ce tarif est de 43 à 61 centimes pour une consultation de médecine
générale, de 85 centimes à 1,22 euro pour une consultation
chez un spécialiste.
Moins
de 1.000 médecins non conventionnés en France
En
ne remboursant plus les prescriptions rédigées par un médecin non
conventionné, la note pourrait vite être salée pour les patients.
Concrètement, cela signifierait qu'une IRM, par exemple facturée
une centaine d'euros dans un centre de radiologie, ne serait pas du
tout remboursée par la Sécu. Les patients en question auraient donc
intérêt à renforcer leurs garanties auprès de leur complémentaire
santé, ce qui, in fine, pèsera davantage dans leur portefeuille.
Pour
autant, l'impact sur le pouvoir d'achat des patients serait modéré
dans la mesure où "les médecins non conventionnés ne
représentent qu’une fraction modeste de l’effectif médical ;
ils étaient 927 en 2024", rappelle Thibault Bazin. À travers
cette mesure, le rapporteur général du budget de la Sécu entend
surtout inciter les rares médecins récalcitrants à se ranger dans
les rangs de l'Assurance maladie.
À
noter qu'une telle mesure ne concerne pas les médecins en secteur 2,
majoritairement des spécialistes, qui
facturent des dépassements d'honoraires parfois importants.
Ces derniers sont en effet conventionnés avec l'Assurance maladie,
mais dans un secteur les autorisant à facturer leurs consultations
et actes à des tarifs au-delà des montants servant de base de
remboursement par la Sécu. Ces dépassements sont, en général, au
moins partiellement couverts par les mutuelles et assurances santé.
Alors, après avoir lu ce
texte, je m’aperçois que ce qu’il m’a dit est plus ou moins
juste : On ne l’empêche pas d’exercer, mais on ne
remboursera plus ses patients… Rien n’empêche ses patients les
plus fortunés de pouvoir recourir à ses soins s’ils le veulent !
Évidemment, sa patientèle
diminuera… Ils ne sont que deux ophtalmos par chez moi, leur
patientèle diminuera… Mais cette patientèle sera obligée de se
taper 100 kilomètres pour se faire soigner les yeux… Est-ce que le
coût du voyage en vaut la peine ?
Est-ce que les idiots des
instances locales vont nous dégoter des ophtalmos pour remplacer
ceux qu’on aura plus ?
Grande question. Déjà qu’on
a plus de cardiologue, de pneumologue, de dermatologue,
d’allergologue, de gastro-entérologue, d’oto-rhino-laryngologiste,
de radiologue (il reste les opérateurs, mais il ne savent pas
interpréter les clichés), de spécialiste en interprétation
d’échographie (là encore il ne nous reste que des opérateurs qui
ne savent même pas si mon cul c’est du poulet !).
Ce qui est rare est cher et
c’est le cas avec le désert médical actuel. Mais si cela devient
pas cher mais n’existe plus, on fera quoi ? Croit-on que les
tarifs sécu permettent à des gens qui ont fait 10 à 15 ans
d’études de médecine de gagner leur vie comme ils le devraient ?
Pour se faire 1100 euros de
chiffre d’affaire par jour combien un médecin généraliste
doit-il faire de consultations à 30 balles ? 37 par jour…
Combien de minutes par consultation ?
Cherchez, je vais pas vous
mâcher tout le boulot !
Enfin, je crois que nos futurs jeunes médecins Français iront à l'étranger, pour gagner mieux leur vie et que nous aurons de plus en plus recours aux médecins des pays en voie de développement, dont nous pillons les ressources humaines médicales !