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mardi 5 mai 2026

Des multinationales qui dominent la planète

 

Ecrit le 29 mars 2007

Des multinationales qui dominent la planète du haut de leurs gratte-ciels en verre, gardés par des vigiles en armes et des hélicoptères de surveillance.

Une classe moyenne corvéable à merci par les multinationales, avec des vêtements rapiécés, des maisons vétustes et une milice de volontaires faisant la ronde pour se protéger des miséreux.

Les miséreux à qui on ne demande rien, que de mourir pour ne plus emmerder les autres. Ceux qui ne meurent pas de faim, sont tués lorsqu'ils essayent de voler de quoi manger.

Du haut des tours, les hauts parleurs diffusent la pensée unique : "Tout va bien, nous nous occupons de tout, sans nous vous ne seriez rien. Obéissez au nouvel ordre mondial conçu pour le bien de tous...". Les caméras partagent l'espace avec les hauts parleurs. Elles surveillent les moindres faits et geste de la plèbe.

Toute tentative de résistance est jugulée par les forces de l'ordre dotées des armes les plus sophistiquées. Ces armes ne tuent pas, elles rendent seulement idiot.

Les Enarques de droite et de gauche continuent leurs disputes politiques pour distraire le peuple.

"Moi je dis que la gauche a tort de vouloir que la classe moyenne mange à sa faim, c'est injuste par rapport aux autres ?"

"Moi je dis que la droite a tort de vouloir enterrer les morts, que mangeront ceux qui ont faim ?"

Amis blogueurs inventez la suite...

          

mercredi 4 septembre 2024

(26) Comment le dire ? Comment l’écrire ?

 


Certains lecteurs déterrent des textes que j'ai écrits et dont je ne me souviens même pas... Et surtout que je ne saurais plus écrire... Une "fiction/nouvelle" de 2015 :

(26) Comment le dire ? Comment l’écrire ?

 


mercredi 22 mai 2024

Les larmes de la vie

 
 

 
Écrit le 15 mai 2008

Les larmes de la vie rouges du sang de la mort, sèchent au sol de mon désespoir. Où est la si douce jeune fleur, compagne de l’oubli, qui était comme amie que je n’aurais pas eu ?
Elle si attachante, à l’orée de ma nuit, est partie pour toujours sans un dernier regard.
A l’aube de sa vie est une étrange histoire, que mon cœur ne sait pas, mais qu’il a bien compris. La vie me quitte, par mon corps et mon cœur et les larmes de sang inondent mes matins. Je sais une douce amitié, qui à elle me lie, torturée par l’absence au silence de mort.
La noirceur du jour, ténèbres de la nuit, ne guident plus mes pas, à l’errante destinée.
Je m’arrache les poings aux murs sombres qui m’enserrent, mais il n’est pas d’issue pour la retrouver. Les aurores de nuit, aux déchirantes heures, s’écoulent comme le sang qui s’enfuit de mon cœur.
 
Ma petite fille qui m'aimait tant, je t'aime encore et pour toujours.
        

jeudi 4 février 2021

Et dire que j'ai aimé

 

 

Et dire que j'ai aimé, d'un espace fidèle,

Aimé comme tous les hommes, aux cœurs trop généreux,

D'un amour très ardent, accordant ma confiance,

Et me perdant ainsi, dans un amour trompé.


Et dire que celles-là même, dont je baisais les pas,

M'enivrèrent de mots, mais elles ne m'aimaient pas.

Il m'a fallu longtemps, pour ouvrir les yeux,

Enfin réaliser, que la confiance est celle,

Des qualités qu'on nomme, comme de grande importance,

Et que la perdre aussi, dépasse tous les maux.

 

Maintenant lorsque j'aime, je veux être adoré

Puisque l'on s'est trouvé, nous allons nous aimer.

J'oublierai déception, trahison, infamie,

Et nous nous aimerons, ô toi ma douce amie.

 

Mais pour combien de temps ?

 

© zalandeau, samedi 7 juin 2008

jeudi 28 janvier 2021

Corneille - Récit de la bataille de Marie Nian

 

Louis XIV :
Bonjour Corneille, et bien, venez donc par ici,
Conter par le menu ce qui se passe ici !
Je vous ai envoyé, pour me conter l’histoire
Pour espionner nos régiments et pour tout voir.
Alors cette bataille comment se passe t’elle ?
Pouvez-vous m’annoncer d’excellentes nouvelles ?

Corneille :
Nous partîmes 3000 mais par un prompt renfort
Les miséreux prouvèrent qu’ils vous aimaient encore.
Ils arrivèrent à nous, pour vaincre le péril
Et des masses graisseuses précipitèrent l’exil.

Louis XIV :
Ah que votre récit est doux à mes oreilles !
Mais arrêtez un peu, de versifier, Corneille !

Corneille :
Mais vous le faites bien vous, votre Majesté !

Louis XIV :
Oui mais je suis le Roi, j’ai droit de versifier !
Mais poursuivez…

Corneille :
Turenne avait donc massé votre artillerie
Il lâche alors sur la graisse toute la cavalerie
Les trompettes royales, en sonnant l’hallali
Et faisant tel tintamarre, que la graisse s’enfuit

Louis XIV :
De Grèce vous me parlez, est-ce une guerre Hellénique ?
Prennent-ils de l’huile d’olive, pour nous faire la nique ?

Corneille :
Non je crois, Majesté votre Cire est trop bonne…
Heu, plutôt,…Sire, votre Majesté est trop bonne
Guerre à l’obésité, guerre à la graisse est nommée
Les grecs à nul moment, par cette affaire concernés

Louis XIV :
Ah, je suis rassuré…
Je me voyais très mal me faire voir chez les Grecs
J’aurais eu mal au cul jusqu’aux calendes Grecques

Corneille :
Ce fut là Majesté un palpitant spectacle
Que d’assister joyeux à leur cuisante débâcle
Toutes les cellules graisseuses par la misère vidées
Nos pauvres sont nourris, la victoire est gagnée !

Louis XIV :
La cure d'amaigrissement à l'air de fonctionner !..........
...Voyons voir, majordome, qu'allons-nous donc manger ?

© Théophraste Corneille (Tiré de son autobiographie « La bataille de Marie Nian ») 

   

mercredi 27 janvier 2021

Jean Calvin – Naissance d’une vocation

 

 

Qui se souvient de Jean Culémouche, né à Noyon le 10 Juillet 1509 ?

Son frère Jacques nous laissa fort heureusement une biographie détaillée de Jean qui permet de comprendre le parcours réel de ce personnage hors du commun dont l’esprit réformateur a laissé dans l’histoire de la Chrétienté une marque indélébile.

 

Un passage est très évocateur du tournant que prit son identité et sa vocation un certain 10 Juillet 1529…

 

C’étoit l’anniversaire de mon frérot Jean ce jour de Seigneur. Au retour du battage du blé les serfs et féaux étoient réusnis en cette place autour d’attablée de festoyement.

La feste de fin de moissonaille tomboit en temps même que jour des vingt annéees révolues de mon aisné.

Les discussions alloient bon train du petit peuple au gentils demoiseaux, quand l’assemblée assoiffée demandoit force vin de tonneau pour faire passer le rost très poivré de dame Boufardin.

Ce voyant, nostre père héla Jean qui revenoit de pissailler constre la muraille du Castel.

« C’est qui qu’à l’vin, Jean ? »

Mon frérot qui tenoit deux pichets dérobés à dame Boufardinpour un personnel usage, confusé, les ammenoit et les posoit au centre de l’attablée.

Nostre père conclua :

« Ah, Palsambleu, Mortecouille, mais c’est Jean qu’à l’vin ! »

L’assemblée réjouie aux trognes goguenardes reprist en cœur « C’est Jean qu’a l’vin ! C’est Jean qu’à l’vin ! »

Las la plaisante allusion plust à nostre géniteur, qui répétoit toust au long du banquet attablé, cette maudite phrase, à chacune des fois ous vin vinst à manquer en bouche…

« C’est qui qu’à l’vin ? »

Et les marauds de crier « C’est Jean qu’a l’vin ! »

Mon frérot Jean dont je connaissois son esprit querelleur et rebesle n’en pust plus au bout d’un court moment. Il se plantast devant l’assemblée soudain muette qui se tournoit vers lui et dans le plus grand silence il brandist sa poigne :

« Je proteste ! »

 

De ce jour nostre frère et filliot fust surnommé Jean Calvin et fonda le Protestantisme.

 

© Jean Culémouche alias zalandeau - Biographie arrangée de Jean Calvin

samedi 7 mars 2015

Le pays du néant 7




Ils avaient voulu tuer ce monde.
Ce monde s’était écroulé.
Le pouvoir happé par la foule,
les états furent désintégrés.
Les nantis étaient morts de faim,
assis sur des sacs de billets,
croulants sous de pesants lingots.
Hommes d’état, couards, corrompus,
tous fuirent au bout de la planète.
Mais leur passé les rattrapait.
Les monstres qui dormaient partout,
profitant du désordre ambiant,
se réveillaient et saccageaient,
ce qui restait de la planète,
de ses hommes et de ses moyens,
au nom d'un dieu sanguinaire
qui voulait imposer son ordre.
Ce dieu du mal et de la mort
mangea la main et le corps
de ceux qui possédaient tout
et pactisaient avec le diable.
……….
Les pillards joignaient leurs effets,
aux lessivages des derniers sols,
par les éléments déchainés.
Argent,richesses et pouvoir,
n’avaient plus de valeur sur terre.
Seuls la soif, la faim et le crime,
étaient l’obsession de chacun.
Les plus forts tuaient les plus faibles,
chair et sang devenaient repas.
Riches et pauvres étaient victimes,
ou bourreaux perfides et lâches.
Toute vie alors disparut.
Terre et ciel étaient astres morts.

Le pays du néant 6




Dans le désert de pierres,
qu’il est dur de marcher.
On enjambe on titube,
l’équilibre est précaire.
Chaque pas est souffrance,
les chutes sont courantes
et sur les angles vifs,
les membres sont brisés.
………
Des humains aux cœurs fiers,
sont les seuls habitants,
à l’abri des tueurs,
sans âme et sans pitié.
……….
Les assassins stoppés,
par cette roche qui tue,
préfèrent les tueries,
sans risques, car le courage,
n’est pas leur qualité.
Tuer à dix contre un,
des êtres en faiblesse,
est un acte pour croire,
qu’ils sont vraiment plus forts,
alors qu’ils ne sont rien,
que des larves visqueuses,
mais que la société,
à tort, a épargné.
Eux n’épargnent personne,
leur faiblesse est cruelle.
Mais ils n’iront plus loin.
Ils chercheront ailleurs,
quelque butin facile,
quelque gibet plaisant,
quelque supplice très lent,
aux douleurs succulentes,
des endroits où tuer,
buchers aux cris mourants,
odeurs des chair qui brûlent.

Le pays du néant 5



Il n’est plus qu’une issue et la horde de loups
attaque les villages, sur chemins rencontrés.
Les plateaux Sibériens, aux hameaux clairsemés,
offrent animaux et lait à ces pillards cruels.
Mais l’envie de tuer est toujours la plus forte.
Ils laissent corps crucifiés, empalés, brûlés vifs.
Derrière eux, le silence, la douleur et la mort.
……….
Tournant le dos au septentrion,
escaladant les monts d’Asie,
sur cette route de la soie,
ils parviennent aux murs dorés
de la ville citadelle de pierre,
pour la raser, comme autrefois
fit l’universel Temüdjin.
……….
Dans l’hôpital bondé, les éclopés contents
dans ce havre de paix, échappés du carnage,
entendant la rumeur, se lèvent et puis scrutent,
les visages se figent, fiévreux, hagards, anxieux.
Puis la panique vient, se répand, met le feu,
les assassins sont là et le sang coule à flot,
faisant renaitre cris de douleur et d’effroi,
dans ce lieu qui devient le chaudron de l’enfer.
……….
Le feu et puis le sang, n’épargnent pas la vie,
Blessés ou médecins, maintenant sont débris.
Les soldats du néant détruisent les remparts
Il n’est nul prisonnier, il n’y a que des corps.

Le pays du néant 4



Une bande qui passe, horde dépenaillée,
aux armes aiguisées, aux mitraillettes huilées,
se rapproche du village, où la terreur s’élève.
Tous les villageois fuient, abandonnant enfants,
vieillards et éclopés, à un sort si funeste.
……….
La horde rassasiée, de ce repas facile,
Tendres enfants rôtis, comme autrefois agneaux,
Ils emportent avec eux, du bois, produit si rare,
et la viande d’humain, qu’ils pourront boucaner.
……….
Les villageois honteux, ombres rasant les murs,
dans le silence des vieux, reviennent au logis.
……….
Au-delà des montagnes, au loin s’étend la steppe.
Les bandes armées espèrent, y retrouver la vie.
Ils dévastent datchas, chaumines, masures, yourtes,
ne laissant que des ruines, des os, des fous, des peines.
Ceux qui parviennent à fuir, s’entretuent pour survivre.
……….
Ce monde de la Terre est en train de finir
et la dernière espèce, ne cherchant qu’à durer,
retournant à l’instinct, ne parvient qu’à périr.
Il n’est plus de futur, seul le présent est là.

Le pays du néant 3



On voit un imprudent paysan qui chemine,
une arme automatique, le rassure sur son sort.
Mais deux qui l’aperçoivent, se délectent d’avance,
et lui courent après, fugitives ombres.
……….
Dominant le coteau, au détour d’un chemin,
sans fusil, sans cartouche, munis de deux poignards,
ils désarment le gueux, et l’accrochent par les pieds,
à un rocher pointu, récupérant le sang,
dans un seau tout rouillé, où ils boivent goulument.
Arrachant les entrailles du mourant qui glapit,
ils rient cruellement, des atroces douleurs,
jusqu’à ce que la mort ait fini son ouvrage.
Partout, dans ce pays et sur toute la terre,
la folie des carnages abreuve les sillons,
d’une terre qui n’est plus que sable et abandon,
stérile et inféconde et que le vent emmène,
que personne du reste, ne cherche à cultiver.
……….
Quelques os cramoisis et un lambeau de lien,
sur des taches écarlates, le lieu est si tranquille.
La mort est donc passée mais elle est toujours là.

Le pays du néant 2



Aux flammes de l’enfer, en ce désert maudit,
lueurs de vies damnées, aux intentions mortelles,
les forçats de la mort, détruisent toute vie.
Alors, la haine est aux aguets,
et l’on surprend les imprudents,
on les dépouille, on les détruit.
Les arbres poisseux et grenat,
les marguerites écarlates,
la végétation maculée,
nourris par le sang des humains,
survivent dans le sable mort.
On les voit ces bouchers, ils massacrent autrui ;
tendus, fiévreux, hagards, ils sont tous faméliques,
tuant et dévorant, leur vie en est rythmée.
Pourquoi sont-ils des bêtes ? Nul ne cherche à savoir.
Tuer ou être tué, survivre ou bien mourir,
destin de la nature, qui meurt et disparaît,
tout ce qui vit se bat, en inutiles efforts.

Le pays du néant 1



Dans ce pays de terres arides
que même l’eau a déserté,
une maison de pierres dures,
où les humains ne sont que bêtes,
dresse ses ruines comme un défi,
restes de haine, rebuts de fiel,
que Satan lance aux cieux rougis.
L’âme dit-t-il n’est que poison
et le royaume des ténèbres
sera vainqueur aux prochains jours.

dimanche 4 janvier 2015

(26) Comment le dire ? Comment l’écrire ?



Ce soir-là, il avait le cœur battant et espérait tout de ces retrouvailles…

Mais ce soir-là, il n’y eut plus de baiser fougueux et enflammé… Juste une jeune femme qui voulait raconter sa peine, qui voulait un ami pour maintenant et pour après…
Elle ne savait pas qu’il lui était très dur d’écouter sa peine d’avoir été trompée et abandonnée, alors qu’il avait subi le même sort de sa part, quelques mois auparavant…
Elle avait seulement besoin d’une oreille pour l’écouter et de mots apaisants, qui se coinçaient en travers de la gorge de son ancien amant… A aucun moment il ne put la serrer dans ses bras…
Comment n’être que son ami, alors que c’est son amour qu’il veut…
Cette soirée fut difficile à encaisser… Il essayait de ne pas montrer sa déception, alors qu’il avait envie de hurler… Comment une femme peut-elle être aussi machiavélique ou inconsciente à ce point ?
Non, ce soir du 1er janvier 2009 ne fut pas un nouveau départ à deux, mais une nouvelle rupture…

« Qu’elle aille vers ses nouvelles aventures sans moi. Je ne tiendrai pas la chandelle ! », dit-il amèrement…

(25) Pourvu que ça marche (récit de l'ange gardien)



Il remercie tous ceux qui lui ont rendu visite à la Saint Sylvestre et aujourd’hui même. Ses camarades de promotion n’y sont d’ailleurs pas pour rien…

Il a comme l’impression que cet élan de vœux sincères, lui a porté chance….

Hier, il a quitté ses activités assez tôt… Impossible de dire l’heure, sauf en consultant ses derniers écrits, mais ça ne présente pas le moindre intérêt…

Diner, une pince à linge sur le nez, avec son grand petit dernier, la mère de ses enfants, la belle-doche…
Ils regardaient les 100 plus grosses conneries de Dechavanne à la TV, pendant que lui se levait fréquemment pour aller dans une chambre regarder la suite de Zorro…

J’abrège, parce que ça risque de faire long. Je ne suis qu’ange gardien, pas écrivain. Il n’a pas tout vu, mais Zorro a gagné comme d’hab…

L’ambiance étant lourde, il a pris son grand fiston à part et lui a souhaité une bonne année anticipée. Il devait être 11h30. Il est parti vers le domicile de son grand amour de printemps… Il faisait froid dans sa voiture, sur le trottoir d’en face…
Soudain la lumière s’allume dans le hall de son immeuble… La silhouette, là… Mais ? Il croit que c’est elle ! Il bondit comme un diable hors de sa boîte…Se provoquant une vive douleur dans le rachis… (Il est un âge où on ne peut plus rejouer les scènes commandos, surtout avec le froid qui gèle les tuyaux du corps)…

Oui, c’est elle… Elle se retourne… Il arrive en courant et en boitant… Elle lui ouvre ses bras… Il lui souhaite une bonne année, elle aussi… Il l’enlace et ils échangent un baiser, long très long, même s’il leur a paru très court. Elle s’est blottie dans ses bras… Il ne sentait plus du tout le froid glacial de l’hiver… Pour lui, c’était le printemps !

Il lui manque. Elle lui manque. Ils se manquent l’un à l’autre. Du moins, c’est ce qu’ils se sont dit… Elle voulait le faire entrer. Il lui a dit qu’il était préférable de ne pas succomber à un désir passager et que pour sa part, il souhaitait, si elle le désirait, reprendre leur amour, là où il s’était arrêté…
Ils se sont fixés rendez-vous…

Dans quelques heures, il sera fixé… Et il attend devant l’horloge que s’égrènent ces secondes qui le rapprochent d’elle, comme un jeune amant qu’il est encore une fois redevenu…

« Ah, mon Dieu, faites que… Pourvu que… Ah, c’est incroyable… C’est un vrai conte de la Saint-Sylvestre… Et pourtant c’est vrai… J’ai le cœur qui bat à une vitesse !!!
Je vais la voir… J’espère qu’elle n’aura pas changé d’avis… Nous allons nous embrasser, comme hier soir, c’était si bon !.. Nous allons faire l’amour, du moins je l’espère »…

Il est content, de formaliser par écrit, ce qu’il vient de vivre, ça lui occupe l’esprit et le temps passe ainsi plus vite, qui le rapproche de son petit oiseau d’amour… « Pourvu que ça marche… Pourvu que »….

« Et si je mettais ma combinaison para, celle que j’avais quand nous nous sommes rencontrés ?.. Il faut que je l’essaye, j’ai tellement grossi », se dit-il…

(24) Comme une vie en ténèbres



Il est long le jour sans toi, comme une vie en ténèbres,
comme une vie qui se traîne, dans un froid mur de sanglots.
Vas-tu donc me revenir ? Je t’ai aperçue au loin.
Tu cachais mal ton chagrin. Je t’ai abordée confiant.
Lui, il t’a abandonnée, comme tu l’avais fait pour moi.
Si tu peux me revenir, j’ouvrirais si grand mes bras…
Mais je n’ai su te le dire et j’ai caché mon émoi…
J’attends, j’attends que tu sonnes, prenant mon mal en patience.
Je t’aime toujours petite conne, mais ne te le dirais pas
Mais si reviens alors, Je te couvrirais de mots,
de mots d’amour pour ton cœur, de mes baisers pour ton corps…

Alors, reviens…
Je suis là,
Je t’attends, avec la clé de ton cœur…