Écrit (par zalandeau comme toujours), le 07 septembre 2026
L’idéalisme ?
Qu’est-ce que c’est ? Les philosophes ont tôt fait de compliquer la
définition de ce concept, en distinguant l’idéalisme ontologique, l’idéalisme
épistémologique, lequel est compatible avec l’idéalisme objectif et l’idéalisme
subjectif… et ainsi de suite… De sorte que lorsque nous avons fait le tour de
toutes ces analyses, on ne comprend même plus de quoi on parle !!!
L’idéologie ?
Qu’est-ce donc ? Pour le coup, la définition est à priori plus
simple :
Une idéologie est un système prédéfini d'idées, appelées aussi catégories, à partir desquelles la réalité est analysée, par opposition à une connaissance intuitive de la réalité sensible perçue. De tels systèmes considérés comme idéologiques existent dans les domaines politique, social, économique, culturel et religieux. Une idéologie est souvent la dimension culturelle d'une institution sociale ou d'un système de pouvoir. Une idéologie dominante est diffuse et omniprésente, mais généralement invisible pour celle ou celui qui la partage, du fait même que cette idéologie fonde la façon de voir le monde.
En fait, pour faire
plus simple, je dirai que l’idéalisme, c’est moi, l’idéologie, c’est les
autres !
Ce qui est bien vu dans un camp est mal vu dans l’autre camp et le terme idéologie est la version péjorative qu’on applique au camp d’en face ! L’idéalisme étant plus noble, par définition… mais faut voir !
Ceci défini, quand on évalue la somme des idéologues et des idéalistes… On atteint des nombres considérables de gens… Une très grande partie de la population, voire… toute !
Quel est donc le contraire de ces idéologies et idéaux ?
Et bien le réalisme,
l’objectivité, le matérialisme sont les contraires, effectivement !
Ils sont déterminés par l’absence d’apriori, lorsqu’on analyse les évènements, politiques, sociaux, religieux… Cela nécessite un total libre-arbitre, un recours à la seule réflexion, analyse, raisonnement, sans passer par le filtre des préjugés, des idéologies ni des idéaux… (J’allais dire des idiots, car enfin, souvent l’idéologie prend souvent la place du raisonnement Cartésien !
Certaines idéologies (je n’emploierai plus le mot idéalisme), sont inoffensives, et donc peu nuisibles envers les autres… Mais d’autres peuvent être très nuisibles, être intolérantes, engendrer des violences, et même être mortifères !
Je m’attache personnellement à juger des faits, des paroles, des religions, le plus objectivement possible… Ce n’est pas facile, parce que mon idéalisme, pardon, je voulais dire mon idéologie, peut interférer… Mais ce qui interfère complètement chez un quidam au QI assez bas, ne doit pas prendre le pas chez quelqu’un qui a été formé à l’analyse scientifique, à l’impartialité, à la rectitude, à l’équité !
Bien sûr il y a nos sentiments qui interviennent dans notre part de subjectivité ainsi que notre morale, notre éthique ! Lesquels ont forgé nos opinions politiques, religieux, sociétaux…
Alors le seul conseil que je peux donner, y compris à moi-même, c’est de surtout toujours analyser les évènements, à travers les commentaires, les mots, les slogans, sous différents points de vue… Ainsi, peut-on déterminer si ces mots sont dictés par la mauvaise foi, des intérêts personnels, de l’opportunisme, ou par une vision du monde un peu borgne voire aveugle !!!
Je peux dire
qu’actuellement, ce sont bien des propos de ce type, qui sont diffusés sans filtres sur
nos petits écrans et sur tous les médias informatifs ! Hélas !

Voila un sujet très attractif et toujours actuel, j'aime bien l'idée que tu résumes par ce propos "l’idéalisme, c’est moi, l’idéologie, c’est les autres !" Etre idéaliste pour moi c'est conserver un certain optimisme.
RépondreSupprimerl'idéal que l'on a, peut être un sentiment une façon de voir que l'on acquiert au fil du temps et qui nous fait voir les choses d'une certaine façon... Mais il peut être enfoncé dans la tête par répétitions multiples, c'est alors un idéalisme endoctriné, donc une idéologie !!! C'est très courant chez les LFI, les croyants...
SupprimerTrès bonne journée
Bonjour,
RépondreSupprimerdéjà des philosophes il y en a de toutes sortes, même des Gérard Miller et des Tariq Ramadan !
à la naissance, nous avons un tempérament, un caractère, et en principe sommes élevés par nos parents
Les religions j' en suis revenu, la création en 7 jours, le péché originel, et aujourd'hui des moines bouddhistes qui ne peuvent voir une femme !
Et aussi, toutes ces guerres de religions, sinon de religieux !
Notre cerveau devrait être capable de se montrer objectif, mais on sent bien que tous les entourages ne facilitent pas les choses !
au final, je pense qu'il existe le grand horloger d' Einstein, et que Saint Jean a raison, nous aurons l' apocalypse !
Miller et Ramadan, philosophe est la distinction qu'ils se sont attribuée pour paraitre respectable et un modèle à suivre !!!
SupprimerCe n'est hélas pas le cas !!!
Je suis agnostique : Je crois en un être suprême qui créa l'univers, mais pas aux religions, toutes inventées par l'homme...
L'apocalypse est peut-être bien proche, vu tous ces boutefeux que l'on voit pousser à la guerre sans qu'on en ait les moyens, ni surtout l'envie !
Très bonne journée à toi
zalandeau
RépondreSupprimerCette page n'est pas de moi ..Car trop réfléchir me détériore mes petites cellules grise . Merci pour t'es écrits ..
« La véritable philosophie doit être idéaliste », écrit Schopenhauer. D'après Bernard Bourgeois, « l'idéalisme est essentiellement la philosophie, et toute philosophie est un idéalisme » : conséquence du postulat – idéaliste – qu'il n'y a de connaissance que d'idées. Le Dictionnaire des sciences philosophiques, sous la direction d'A. Franck (2e éd., 1875), donne à lire : « L'idéalisme occupe la place la plus large et la plus éminente dans l'histoire de la philosophie et de la raison humaine [...]. C'est aux écoles idéalistes qu'appartiennent les plus grands esprits et les plus grandes productions de l'intelligence ; ce sont aussi les doctrines idéalistes qui ont exercé l'action la plus puissante et la plus salutaire sur le monde... » Quoique cette opinion se soit accréditée, il serait plus équitable de dire que les grands idéalistes se distinguent par un tact philosophique singulier, un tour de main ingénieux, introuvable chez les réalistes, qui n'en ont pas l'emploi. Un exemple en est Berkeley. Rien de plus commun que de croire qu'être est une condition nécessaire d'être perçu (percevoir ce qui n'est pas relève quasiment de la pathologie). Renverser les termes du rapport, c'est le coup de génie. On connaît d'autres exemples : celui de Hegel, qui, constatant que la loi de l'abstrait est l'exclusion des contradictoires, en infère que le concret est le contradictoire ; l'analyse par Hume de la causalité, toute fausse qu'elle est. Le dessin en est simple. Si la causalité est objective, il faut admettre soit une causalité formelle réductible à l'identité, soit une causalité transitive où l'effet diffère de la cause. La première est analytique et intelligible, mais dépourvue de sens physique, la seconde est physiquement significative, mais inintelligible. On adoptera donc une notion subjective de causalité dérivée de l'habitude des successions temporelles similaires. Cela rappelé, l'idéalisme a surtout une valeur critique et négative. De nos jours, la déconstruction, l'anarchisme épistémologique, le discours de l'anti-méthode, etc., sont des manifestations d'hyperidéalisme. « Toutes les époques en recul, qui s'acheminent vers la décomposition, marquent des tendances subjectives, tandis que toutes les époques de progrès affirment des tendances objectives. Notre époque tout entière est une époque rétrograde, car elle est subjective » (Johann Wolfgang Goethe, Conversations avec Eckermann, janvier 1826).
Les éléments de la représentation : le sujet et l'objet
Croire à la réalité de ce que nous révèlent les sens est la réaction primitive et naturelle. Les premiers philosophes grecs considéraient comme un principe du monde un élément intuitif (l'eau, l'air, le feu) élevé au rang d'abstraction. (Hegel remarquait que l'eau de Thalès n'est pas l'eau empirique : c'est une idée, non pas une chose qu'on trouve dans la nature – en fait, c'est un état ou une phase de la matière.) Plus tard, on découvre la différence entre le perçu et le pensé ; de là l'attention dérive sur les prétendues erreurs des sens ; certains embrassent la conclusion que le raisonnement sur des idées ou des concepts est plus sûr que les données de l'intuition. Distinguer entre le phénomène (ce qui s'atteint par les sens) et le noumène (objet de la connaissance intellectuelle ou rationnelle) est un premier pas vers l'idéalisme. Mais celui-ci ne se constitue que quand on définit le monde ou l'univers comme la représentation d'une conscience ou d'un sujet pensant.
L'idéalisme est étranger à l'Antiquité grecque et au Moyen Âge occidental. Les métaphysiques et les religions orientales portent l'empreinte de l'idéalisme.[...]
Pour faire simple, ce que nous appelons l'idéologie, c'est l'idéalisme, qui est très souvent acquis par endoctrinement, ce qui donne des idées orientées par autrui, qui ne sont pas les idées personnelles... Mais souvent ces gens influençables n'ont que peu de force de caractère et peu d'intelligence !!!
SupprimerEnsuite, ils savent ne prendre QUE les arguments qui favorisent leur idéologie, et jamais les arguments contraires, qu'ils ignorent volontairement !!!
C'est en cela (l'endoctrinement), que idéalisme ou idéologie peuvent être dangereux !!!