jeudi 16 avril 2020

Covid-19 – La misère des EHPAD



Nous recevons des courriels de l’EHPAD où réside la belle-doche depuis début février.

Je publie ci-dessous des extraits :

lun. 16 mars à 12:03

« Suite à de nouvelles consignes de l’ARS, en plus des visites suspendues aux résidents depuis le 10/03/2020, les sorties des résidents sont également suspendues afin de limiter les déplacements et ainsi la propagation du virus. »

ven. 20 mars à 10:21

« Par contre nous n'avons pas encore reçu de l'ARS les masques chirurgicaux qui seraient nécessaires si un cas de Covid-19 venait à se déclarer au sein de notre structure. Nous avons un petit stock que nous utilisons dans des cas particuliers mais cela n'est pas suffisant. Si vous connaissez quelqu'un qui serait en mesure de nous en fournir, nous sommes preneurs car nos différents fournisseurs n'en ont plus en stock. Plusieurs demandes ont été faites à l'ARS et nous devrions être approvisionné, mais quand?!?! 

Notre Médecin Coordonnateur, le Dr Versmée, est toujours joignable par téléphone et internet en cas de besoin, étant lui même une personne à risque (plus de 70 ans, il faut l'avouer!) il reste à son domicile mais nous soutient et apporte son concours par le télétravail. »

jeu. 2 avr. à 12:46

« Par ailleurs nous manquons de matériel qui est nécessaire en cas de prise en charge d’un résident malade du covid comme les surblouses, lunettes, masques FFP2, charlottes. Le département, l’ARS, le sénateur, la député, la préfecture connaissent cette difficulté qui est partagée par beaucoup d’EHPAD mais nos commandes réalisées il y a plusieurs semaines ne sont pas encore honorées et nous ne sommes pas « ravitaillés » par l’ARS. Heureusement que nous avons du savon, gel hydroalcoolique et masques chirurgicaux. »

mer. 15 avr. à 14:26

« Un déconfinement progressif aura lieu à partir du 11 mai MAIS le confinement sera bien prolongé pour les EHPAD qui accueillent les personnes les plus vulnérables. Aucune date n'est annoncée pour la sortie du confinement pour les maison de retraite.

Nous avons aussi reçu des dons de masques tissus, et autre matériel médical. Actuellement nous avons réussi à nous procurer du gel hydroalcoolique, charlotte, visières, et lunettes, mais nous n'avons pas de surblouses ni de masques FFP2. Par ailleurs si un cas de Covid-19 s'avérait, l'ARS ayant réquisitionné le matériel médical serait, normalement,  en mesure de nous en fournir.

Par contre notre 2ème thermomètre frontal qui nous sert à prendre la température des résidentes et du personnel est en panne donc si vous en avez un ou si vous connaissez quelqu'un pour nous en fournir, nous sommes très intéressé car nos fournisseurs, les pharmacies n'en ont plus.

Concernant les tests de dépistage du covid, la doctrine actuelle appliquée dans les EHPAD est qu'ils doivent être réalisés uniquement à partir de l'apparition d'un cas confirmé, résident ou personnel de  covid-19 dans un établissement où aucun cas n'avait été jusqu'alors recensé. Dans les EHPAD avec des cas connus covid-19, seuls les personnels symptomatiques seront testés et le dépistage des résidents symptomatiques se limite aux trois premiers cas et peut éventuellement être élargi. Ainsi le test systématique des résidents et personnels dans tous les EHPAD n'est pas à l'ordre du jour. »

Note de Zalandeau : Sont-ce des conditions de moyens dignes d’un pays comme la France, alors même que chaque résident paye plus de 1900 € mensuels ???
  

dimanche 12 avril 2020

Le Maire de TOMBLAINE



Mémoires et radotages (283) – Covid-19 – Confinement / Déconfinement


Écrit le vendredi 10 avril 2020



Aujourd’hui je suis sorti acheter à bouffer. Cela faisait une éternité (quand on est confiné le temps parait très long), disons une éternité de 4 ou 5 jours, que je n’étais pas sorti faire les courses…

Leclerc était davantage rempli que les dernières fois, mais c’était limite. J’ai mis mon masque en tissu bricolé précédemment. En revenant, je suis passé devant Intermarché, le parking était plein à craquer comme les veilles de fêtes… Aberrant !

J’en profitais donc pour faire un tour le la ville. Bricomarché avait rouvert mais limitait l’entrée des clients au compte goutte, lesquels formaient une longue queue devant le magasin en respectant la « distanciation sociale »… Je me suis demandé pourquoi Intermarché ne pratiquait pas pareil, car dedans ce devait être plein à craquer… Bonjour les « mesures barrières » ! N’importe quoi !

Plusieurs garages de réparations de véhicules ainsi que le contrôle technique avaient repris le boulot. Je trouve que c’est bien. Après tout, pourquoi s’arrêter, quand on à du travail, qu’on a les ressources pour le faire et que la promiscuité peut être évitée ? Le confinement de précaution, ça coûte très cher, alors qu’on est pas sur la liste des commerces à fermer…



Il faisait beau et je me sentais comme Bayard sur son fidèle destrier. Qu’il est bon de rouler, puisqu’on ne peut même pas se balader pédibus ! Après tout, j'étais confiné dans ma voiture !



J’aurais pu faire les quatre magasins d’alimentation, comme je le faisais avant, mais cela ne servant à rien, je me suis abstenu et je suis simplement passé devant en bagnole, afin de constater l’affluence sur les parkings… Lidl et Aldi : No problemo ! Finalement c’est Intermarché qui, aujourd’hui, a la plus mauvaise note : Zéro pointé !



Le coronavirus chez nous : Il y aurait… Un cas diagnostiqué et confiné chez lui… Il y aurait une dizaine de porteurs testés ! Le problème, c’est qu’on n’a pas de test dans notre région… Je crois que les menteurs ne sont pas qu’à Élysée et Matignon…

Notre hôpital, suivant sa déclaration, a « armé » six lits de surveillance continue pour accueillir des patients en suspicion de Covid-19. Ils sont vides et le personnel hospitalier joue à la belotte en attendant le malade qui ne vient pas, fort heureusement…

 

samedi 11 avril 2020

Sans commentaire


Mémoires et radotages (282) – Covid-19 versus mondialisation (7) – Reprise économique - Économistes


Écrit le 08 avril 2020

Le sujet étant inépuisable, je terminerai sur ces problèmes catastrophiques de reprise d’une économie à l’arrêt, en disant qu’étant donné notre interdépendance avec les pays étrangers qui nous entourent, notre reprise ne pourra pas se faire sans coordination avec eux, qu’ils soient nos fournisseurs ou nos clients.
Je répète également que si la frénésie d’achat ne reprend pas, ce sera le chômage de masse.
Il est également probable que ces dysfonctionnements internationaux entraînent un repli hexagonal de certaines de nos activités (comme le feront certains autres de nos partenaires... Cela va cafouiller sec !

J’ai entendu Bruno Lemaire, tout catastrophé, parler d’une perte de PIB annuel de 2,2 % . J’estime personnellement qu’au bout d’un seul mois de confinement ce sera plutôt une perte de 4% du PIB annuel à entériner…

J’ai aussi entendu Édouard Philippe parler du déconfinement qu’il étudiait. Aussitôt, c’est le haro sur des propos qui ne seraient pas « à propos »… C’est n’importe quoi ! On ne peut pas reprocher à la fois, à la gente politique de ne pas avoir prévu ce qui s’est passé et en même temps lui reprocher de commencer à prévoir ce qui se passera !

J’ai énuméré les mesures qu’une économie de guerre devrait prendre… Je vois les chiffres et les imputations annoncées et je vois très bien que le compte n’y sera pas… Car dans une guerre classique, une grosse partie des hommes sont enrôlés dans l’armée et pris en charge par le système, alors que là, des millions de petits artisans, commerçants, ouvriers précaires ne seront pas pris en charge par le système… Dont acte !

Hier, j’ai été content d’écouter l'économiste Elie Cohen dans « C dans l’air ». En effet tous ses propos corroborent ceux que j’avais énoncés dans mon blog quelques jours auparavant…

Cela me prouve que mon raisonnement n’est pas encore totalement foutu… Il y a deux économistes que j’apprécie plus particulièrement, précisément parce qu’ils portent le même jugement et le même regard sur le monde économique que moi : Elie Cohen et Christian Saint-Etienne ! Et cela me renforce et me rassure quand des sommités valident mes propos, sans savoir que je les ai tenus, mais qu’importe !

Je me souviens dans mon dernier emploi avoir participé à trois appels d’offres de maîtrise d’œuvre ou d’assistance à maître d’ouvrage accompagné par un coordinateur et un planificateur. Par trois fois, j’ai annoncé l’estimation de l’enveloppe du projet immobilier exactement au montant que le maître d’ouvrage avait fait calculer de son coté par les cabinets d’économistes les plus réputés. Hélas, nous n’avons remportés que deux fois l’adjudication, parce que pour l’une d’entre elles, le représentant de ma société qui devait défendre la coordination n’avait pas donné bonne impression, bafouillant et disant des grosses conneries (il remplaçait celui, indisponible, que le patron aurait du déléguer)…

J’avais au fil des années, calculé des ratios intégrants les parties verticales des superstructures, suivant leur nature, dans les mètres carrés habitables ou dans les mètres carrés de bureau. J’avais fait de même pour les infrastructures et il me suffisait d’intégrer au prorata, les parkings souterrains dans les mètres carrés commercialisables.

J’ai ainsi estimé exactement, le Partitio à Ivry, Siemens Arc Pleyel à Saint Denis et l’autre affaire qu’on a pas eu dont je ne me souviens plus et dont j’ai jeté le dossier… J’avais également exactement estimé Radisson SAS Hôtel à Nice, mais j’avais fait la fine bouche pour aller y séjourner le temps du chantier, lequel nous est passé sous le nez.
Et même concernant EOS Generali à Issy les Moulineaux, où mon employeur avait été pris en dépannage, lors d’une réunion avec le Maître d’Ouvrage délégué, j’ai fait écarquiller les yeux et béer les bouches, quand ,suite à leur question vicelarde, j’ai répondu « 650 millions ». Hé non, ce n’était pas de la divination, c’était seulement une excellente estimation.
Cela fait foutrement plaisir, de voir une assistance esbaudie comme devant un tour de prestidigitateur…

Souvenirs, souvenir… Quand je dis que j’aimais mon boulot… C’était vrai… Même si au quotidien, le nombre de cons auxquels on s’accroche est le plus important des fardeaux…

Hélas, comme beaucoup d’autres choses que j’ai appréhendées dans ma vie, tous ces chiffres et ces calculs, je ne les avais que dans la tête… Ainsi, quand j’ai eu mon problème neurologique en 2007, tout ceci s’est évaporé, entraînant dans son vortex, les raisonnements et les facultés de calcul mental.


Addendum du 09 avril 2020 :


La presse à sensation titre " 6% de récession du PIB au 1er trimestre ". Les medias veulent dire que le PIB attendu au 1er trimestre a chuté de 6%. Ce qui donne en terme de PIB Annuel, une chute de 1,5%, uniquement due à une quinzaine de confinement.
Si à ce chiffre on ajoute la première quinzaine d'avril, où l'activité s'est encore rétractée (je l'estime à 2,5%), nous parvenons à mon chiffre cité plus haut, de 4% de PIB annuel en moins pour ce premier mois de confinement du 6 mars au 15 avril...

 

vendredi 10 avril 2020

Il faut savoir vivre, mais lui, il ne savait plus



Profitant d’une rémission passagère, il recommençait depuis quelque temps, à mordre la vie à pleines dents, comme il l’avait fait toute sa vie, avec ardeur et pugnacité. Mais ces jours-ci, sa vie le rattrapait, avec son cortège de maux aux futurs funèbres du quatrième signe du zodiaque !

Au départ, il n’en avait cure, mais physiquement, il était très atteint et comprenait qu’il n’avait plus le pouvoir d’agir selon son éthique et selon ce qu’il croyait être. Suivant le dicton, « il ne pouvait plus être et avoir été », ce qui l’agaçait prodigieusement et lui pesait davantage sur le moral, que la perspective de sa finitude annoncée…

Renoncer à l’application de ses principes, à son caractère, au courage, à l’honneur, était autant de honte qui le rongeait insidieusement.
Il en vint à appeler cette fin qui tardait à venir et qui mettrait un point final à tous ses renoncements, à toutes ses défaites, d’un présent haïssable.

Vivre sans être, n’est plus vivre. Il ne pouvait s’y résigner. Il était un autre, un individu dans lequel il ne se reconnaissait pas. Pourquoi le destin l’avait-il privé de sa raison d’être ? Pourquoi ne pouvait-il plus être lui-même, avec le cortège de petites fiertés qui emplissaient sa vie ?

Il aurait souhaité à cet instant perdre toute lucidité, afin de ne pas percevoir « des ans l’irréparable outrage ». Mais hélas, il ne pouvait que constater les méfaits du temps sans pouvoir porter un quelconque remède aux volontés du destin.

Il faut savoir admettre les effets de la vieillesse, mais il ne savait pas et comme son père, il ne parvenait pas à s’y résoudre.
Son père avait caché sa honte en vivant jusqu'à sa mort à l’écart de la société dont il ne voulait plus affronter le regard.
Il résolu de pratiquer de même, tant sa décrépitude lui semblait méprisable et tant sa fierté était restée la même, seul trait de caractère qu’il pouvait encore exercer, même si ce n’était plus à bon escient…
Il adjura le ciel d’en finir promptement, il ne voulait pas vivre la suite d’une histoire sans saveur, d’un futur sans avenir…

Il faut savoir vivre, mais lui, il ne savait plus…
 

jeudi 9 avril 2020

Mémoires et radotages (281) – Covid-19 - Chronique du confinement


Écrit le 07 avril 2020

Lorsque Macron a dit (6 fois) "nous sommes en guerre", il n'avait pas tort, sur au moins un point : Le comportement des Français ressort au-delà de leur traditionnelle réserve qui camoufle leur véritable personnalité... On voit surgir des généreux, des résistants, des téméraires, des inconscients, mais aussi hélas, des égoïstes, des ordures, des salauds, des dénonciateurs, des profiteurs... Comme en temps de guerre...

La différence c’est qu’on ne descendra pas les salauds, ni même les traîtres qui ont pactisé avec le virus et contaminé les autres avec une suffisance assassine…

Mettons tout ceci sur l’insoutenable légèreté de l’être, ce qui est un euphémisme un tantinet laxiste… Mais que faire avec des idiots, si ce n’est que les ignorer et surtout s’en méfier…

J’ai dit bien des choses et j’en ai encore beaucoup à dire sur la catastrophe économico financière post covid qui s’annonce… Mais quand on dit les choses avant, on a toujours tort… « On verra après »… « Avant l’heure, c’est pas l’heure » affirme la sagesse populaire…Ils verront bien de toute façon…

Pour ma part, qu’est-ce qui a changé dans ma vie ?

-Économiquement :
Je dépense 10 euros de plus en bouffe par semaine (comme quand Nono est en vacances, puisqu’il ne mange plus à son boulot le midi.
Également, j’ai dépensé 10 euros de plus la première semaine de confinement pour faire des réserves : 1 paquets de 12 rouleaux de PQ, 1 packs de cristalline, 1 paquet de riz de 500gr, 1 paquets de 500 gr de spaghettis bon marché.
Ah oui, je sais, cela n’a rien à voir avec les familles, dont chaque membre se suivait avec des caddies remplis à hauteur d’homme et qui ont entassés à bouffer pour au moins 8 mois d’avance !
Je fais des économies sur le carburant, environ 6 euros par mois. Je dépense davantage sur le téléphone (je ne connais pas encore combien)… Finalement je continue à dépenser à peu près autant, ce qui est bien pour l’économie du pays…

-Dans ma vie, qu’y a-t-il de changé ?
Je dors davantage, je glande davantage, mais il faut bien dire que ma feignasse de bonne femme n’en foutant pas une ramée, je fais les courses, au péril de ma vie (je rigole…), je fais les repas, je vais aux containers, je fais la vaisselle, je fais la lessive…

Après avoir longtemps reculé, hier, j’ai sorti un patron de sur le web et j’ai fabriqué un masque… Ce n’est pas la réussite, d’autant que les matériaux ne sont pas forcément adaptés… Et alors en plus, qu’est-ce qu’il est mal foutu !... J’ai suivi scrupuleusement le mode d’emploi… Et bien franchement, la gonzesse qui a écrit ce mode d’emploi n’a jamais du en fabriquer un seul de masque !
Après avoir essuyé les plâtres, je suis en mesure de corriger les 3 erreurs de ce tutoriel : Une erreur de conception et deux erreurs de dimensionnement…

Alors vais-je en refaire d’autres, maintenant que je sais, oui, je sais (Jean Gabin) ?...

Ma femme haineuse comme pas d’autres, m’a dit qu’elle ne le porterait pas parce que l’élastique doit être autour de ses oreilles et non autour de la tête et du cou ! Bien sur que j’aurais fait autour des oreilles si j’avais pu ! Mes raisons techniques de manque de moyens pour avoir fait cela ; elle s’en beurre le cul. D’ailleurs elle est partie se coucher sans manger. Elle se punit elle-même, comme souvent ! Ambiance, ambiance… La promiscuité pèse beaucoup dans le confinement… Quant à mon Nono, c’est un d’jeun… Mettre un masque ça fait vieux, c’est ridicule… Enfin bref, malgré mes explications, il n’a rien compris au but du jeu : Protéger les autres, empêcher la transmission…

- Là aussi ça a changé avec le covid : Hé oui, maintenant, même chez moi, il y a des cons !
 

mercredi 8 avril 2020

Mémoires et radotages (280) – Pendant la pandémie, les attentats terroristes continuent !


Écrit le 06 avril 2020

Deux semaines avant l’attaque au couteau de Romans-sur-Isère qui a fait deux morts et cinq blessés, l’État islamique avait appelé à poursuivre le djihad à un moment « où la sécurité et les institutions médicales ont atteint les limites de leurs capacités ».

Ces derniers jours, des membres des services de renseignement ne cachaient pas leur inquiétude concernant un hypothétique attentat en pleine période de confinement. L’hypothèse est devenue réalité samedi 04 avril dernier.

Nous avons affaire à des réfugiés soudanais demandeurs d’asile de surcroît !

Quand donc les autorités Françaises muselleront-t-elles les associations pro-migrants ainsi que les politiciens traîtres qui feignent d’ignorer que toute immigration non sérieusement contrôlée est pourvoyeuse de sa part de terroristes et que donc il est nécessaire de réduire le nombre de gens admis sur notre sol en fonction de leur contrôle le plus strict ?

Deux morts et 5 blessés… Mais aucun parmi les terroristes coupables ou complices en cours d’interrogatoire… Encore des gens qui après un cours séjour en taule ou bien en hôpital psychiatrique (c’est bien commode), pourront recommencer leur œuvre de mort avec la bénédiction laxiste d’un état, qui n’est décidément ni bon dans l’exercice sanitaire, ni efficace dans la répression qu’elle soit islamo-terroriste ou bien criminelle !
 

mardi 7 avril 2020

Mémoires et radotages (279) – Covid-19 versus mondialisation (6) – Déconfinement et reprise économique


Écrit le 05 avril 2020 

Au fil des jours le confinement, qui prive l’activité mondiale de ses bras, se transforme également en un étouffement de la production dans les domaines vitaux : Les médicaments et la nourriture… La situation pourrait devenir critique au point que le mécontentement et la disette jettent les gens dans les rues, ce qui n’est pas vraiment nécessaire en ces temps de précaution, ni le but recherché…

Alors le déconfinement ? 

Il n’échappera à personne que les Français ont intuitivement compris au fil des jours et en s’appuyant sur les actualités internationales comparées, que les masques de protection étaient un « plus » incontestable, aussi bien en terme de barrière qu’en terme de rassurement psychologique…

Donc le déconfinement ne pourra bien évidemment se faire :
-qu’en respectant les mesures barrières déjà établies par nos branquignols politiques (distanciation, gel hydroalcoolique),
-qu’en portant des masques de protection, pour les raisons énoncées précédemment,
-qu’en pratiquant à large échelle les tests afin de déterminer qui est porteur, qui ne l’est pas,
-qu’en gardant en confinement ceux qui ne n’ont pas encore attrapé le virus et qui font partie des cas les plus vulnérables face au virus,
-qu’en mettant ou maintenant en quarantaine ceux qui sont porteurs, malades ou non…

Ceci constitue un nombre de conditions que notre pays, de par l’incurie de nos gouvernants, est incapable de réunir d’ici longtemps, voire jamais…

D’autant plus, que, la mise en place des tests de dépistage, nécessitant un protocole et une simultanéité avérée, ne pourrait se faire dans de bonnes conditions pour la sécurité de tous, à cause de notre quasi-absence de culture organisationnelle. Il faut ajouter à cela une confusion totale entre les tests qui traquent imparfaitement la présence du virus et ceux qui traquent la présence des anticorps. D’autant que la recette parfaite à 100% n’existe pas encore…

Il est pourtant indispensable, ce déconfinement partiel, je l’ai déjà expliqué.
Il est, je le répète, indispensable de ne pas rouvrir tous les lieux de spectacles, réunions, stades, voyages d’agrément groupés, tant que le corona rode et qu’il n’est pas maîtrisé, soit par vaccination, soit par immunisation collective…

Que faut-il rouvrir ? les autres activités… En privilégiant celles du travail unitaire, celles du travail en série et en étant extrêmement vigilant sur le travail à la chaîne, ainsi que sur le travail en chantier type BTP ou Airbus ou construction navale… dont il faudra au préalable valider la faisabilité d’une distanciation sanitaire totale.



Il conviendra avec les mêmes précautions évoquées précédemment, de laisser rouvrir les commerces non alimentaires : Librairies, pressings, drogueries, marchés couverts, qui nécessiteront une régulation du nombre de clients.

Concrètement, hormis les problèmes que j’ai évoqué concernant la trésorerie des entreprises et leur vulnérabilité, il est à considérer que s’il était très facile d’arrêter l’activité, il sera beaucoup plus difficile de la relancer !
En effet, la demande n’étant pas immédiatement disponible, nous avons un autre handicap ! Les entreprises Françaises ont eu pour beaucoup d’entre elles la bêtise de remplir les stocks de produits finis et ne disposent plus des stocks de matières premières.

Pourquoi relancer une production, quand on a des stocks d’invendus ?
Comment relancer la production, sans matières premières ?
Cela n’a l’air de rien, mais ce simple énoncé traduit une déconnexion totale entre les fournisseurs et les transformateurs qui remettra assez longtemps à se re-synchroniser…
Et ce problème est rendu d’autant plus ardu, que beaucoup d’ingrédients proviennent de pays étrangers, où la problématique sanitaire peut être décalée, par rapport à nous…

Vous auriez bien besoin de coordinateurs et de planificateurs, messieurs les patrons… Enfin, ceux qui existeront encore…
 

lundi 6 avril 2020

Mémoires et radotages (278) – Covid-19 versus mondialisation (5) – Déconfinement et reprise économique


Écrit le 02 avril 2020

Comment allons-nous sortir de cette crise ?

La seule solution qui remettrait les choses dans l’ordre, c’est le vaccin… Ou bien un médicament préventif empêchant les conséquences funestes de ce mal covidéen…

Mais sinon, cela va être très difficile.
La solution vers laquelle on s’achemine, c’est un étalement de la mort dans le temps car le corps médical demande « laissez-nous le temps de tenter de vous sauver la vie, alors soyez malades, mais plus tard, parce que sinon, nous serons débordés »… Alors chaque vague emportera son lot de cadavres… « Alors tu vas bien ? – Oui, ce mois–ci c’était pas mon tour, mais le mois prochain, peut-être ! – Mais t’as une excellente assurance décès ? – Tu rigoles, ils m’ont prévenu qu’ils n’assuraient plus les décès covidéen… »

Il faudra remettre en route l’économie, donc l’activité, car sinon, on va finir par mourir de faim : Pas de main-d’œuvre = pas de récolte !

Mais le problème c’est que la demande et l’offre sont intimement liées. Comment faire repartir l’économie sans libérer la demande, car une clientèle confinée, c’est une clientèle qui consomme à minima. Déconfiner, c’est à dire exposer les survivants non immunisés à un danger toujours présent, refera-t-il repartir la consommation aux niveaux antérieurs ? Rien n’est moins certain… Bien sûr il ne faut rouvrir aucun des lieux de rassemblement (Cinémas, théâtres, restaurants, campings, stations de vacances, stades, aéroports, réunions en tous genre)… Cela aura nécessairement un impact négatif sur notre consommation.

Ceux qui avaient le projet d’acheter voiture, appartement, ou autres équipements le feront-ils, où bien repousseront-ils leurs achats à plus tard ?

Et les entreprises, qui seront pour certaines exsangues du coté de la trésorerie, pourront-elles repartir, si la demande n’est pas là, alors qu’elles auront soit, payés du chômage partiel que l’état ne remboursera que 4 mois après comme c’est son habitude, soit, licencié et n’auront plus de capacité de production et seront acculées au dépôt de bilan… Parce qu’il faut bien préciser que les entreprises dont les clients sont d’autres entreprises, ont à craindre en plus de ne pas être payées par ces dernières (par prudence ou par machiavélisme)…
Alors imaginons : Une entreprise à qui on doit 2 mois de chiffre d’affaire au moment ou débute l’arrêt-confinement, qui sans chiffre d'affaire cette fois, paye des indemnités pendant 1 mois (voire plus) à des salariés ne rapportant rien, qui a des traites à payer se transformant en dettes même étalées et qui va retravailler pendant deux autres mois en finançant de sa poche, avant de commencer à voir entrer une partie de ses anciennes créances… Tenir donc pendant cinq mois sans recette… C’est pratiquement impossible pour bon nombre de boîtes… Avec également l’incertitude d’un carnet de commande totalement remis à zéro dans certaines activités… Un « redébut » d’activité poussif qui risque en plus de n’être pas rentable…

Bien évidemment les plus grosses entreprises seront sauvées en premier… Mais il me semble que toutes ces boites, dont la valeur en bourse est très basse, risquent d’être des proies faciles pour la finance internationale. Nous risquons donc de voir nos quelques fleurons industriels restants, nous filer entre les doigts… Un état intelligent rachèterait ces boites à vil prix ou bien les nationaliserait et les revendrait (ou re-privatiserait) quand leurs cours auraient remonté… Ce qui ferait un bon pactole bénéficiaire pour un état plutôt habitué à piocher dans les poches du peuple… Et empêcherait de laisser s'envoler nos derniers emplois avec nos brevets et notre savoir-faire...

Nous pouvons voir que rien de cela n’est fait et que les mesures financières prévues sont bien en dessous de ce qu’il faudrait pour sauver notre économie et nos entreprises…

Et pourquoi sauver notre économie et nos entreprises ?

Pour sauver nos emplois, tout simplement ! Pour sauver nos revenus ! Et accessoirement tout notre système social qui sera impacté, faute d’argent à une crise sans précédent…

Alors, risque variable de mourir du covid en travaillant, ou risque de mourir de faim en confinement ? Cruel dilemme…
 

vendredi 3 avril 2020

Le Laboureur et ses Enfants


Le Laboureur et ses Enfants

Jean de La Fontaine

Travaillez, prenez de la peine :
C’est le fonds qui manque le moins.
Un riche Laboureur, sentant sa mort prochaine,
Fit venir ses enfants, leur parla sans témoins.
Gardez-vous, leur dit-il, de vendre l’héritage
Que nous ont laissé nos parents.
Un trésor est caché dedans.
Je ne sais pas l’endroit ; mais un peu de courage
Vous le fera trouver, vous en viendrez à bout.
Remuez votre champ dès qu’on aura fait l’Oût.
Creusez, fouiller, bêchez ; ne laissez nulle place
Où la main ne passe et repasse.
Le père mort, les fils vous retournent le champ
Deçà, delà, partout ; si bien qu’au bout de l’an
Il en rapporta davantage.
D’argent, point de caché. Mais le père fut sage
De leur montrer avant sa mort
Que le travail est un trésor.

Jean de La Fontaine
  

jeudi 2 avril 2020

Les animaux malades de la peste


Les animaux malades de la peste

Un mal qui répand la terreur,
Mal que le Ciel en sa fureur
Inventa pour punir les crimes de la terre,
La Peste [puisqu'il faut l'appeler par son nom]
Capable d'enrichir en un jour l'Achéron,
Faisait aux animaux la guerre.

Ils ne mouraient pas tous, mais tous étaient frappés :
On n'en voyait point d'occupés
A chercher le soutien d'une mourante vie ;
Nul mets n'excitait leur envie ;
Ni Loups ni Renards n'épiaient
La douce et l'innocente proie.
Les Tourterelles se fuyaient :
Plus d'amour, partant plus de joie.

Le Lion tint conseil, et dit : Mes chers amis,
Je crois que le Ciel a permis
Pour nos péchés cette infortune ;
Que le plus coupable de nous
Se sacrifie aux traits du céleste courroux,
Peut-être il obtiendra la guérison commune.
L'histoire nous apprend qu'en de tels accidents
On fait de pareils dévouements :
Ne nous flattons donc point ; voyons sans indulgence
L'état de notre conscience.

Pour moi, satisfaisant mes appétits gloutons
J'ai dévoré force moutons.
Que m'avaient-ils fait ? Nulle offense :
Même il m'est arrivé quelquefois de manger
Le Berger.
Je me dévouerai donc, s'il le faut ; mais je pense
Qu'il est bon que chacun s'accuse ainsi que moi :
Car on doit souhaiter selon toute justice
Que le plus coupable périsse.

- Sire, dit le Renard, vous êtes trop bon Roi ;
Vos scrupules font voir trop de délicatesse ;
Et bien, manger moutons, canaille, sotte espèce,
Est-ce un péché ? Non, non. Vous leur fîtes Seigneur
En les croquant beaucoup d'honneur.
Et quant au Berger l'on peut dire
Qu'il était digne de tous maux,
Etant de ces gens-là qui sur les animaux
Se font un chimérique empire.
Ainsi dit le Renard, et flatteurs d'applaudir.
On n'osa trop approfondir
Du Tigre, ni de l'Ours, ni des autres puissances,
Les moins pardonnables offenses.
Tous les gens querelleurs, jusqu'aux simples mâtins,
Au dire de chacun, étaient de petits saints.

L’Âne vint à son tour et dit : J'ai souvenance
Qu'en un pré de Moines passant,
La faim, l'occasion, l'herbe tendre, et je pense
Quelque diable aussi me poussant,
Je tondis de ce pré la largeur de ma langue.
Je n'en avais nul droit, puisqu'il faut parler net.

A ces mots on cria haro sur le baudet.
Un Loup quelque peu clerc prouva par sa harangue
Qu'il fallait dévouer ce maudit animal,
Ce pelé, ce galeux, d'où venait tout leur mal.
Sa peccadille fut jugée un cas pendable.
Manger l'herbe d'autrui ! quel crime abominable !
Rien que la mort n'était capable
D'expier son forfait : on le lui fit bien voir.

Selon que vous serez puissant ou misérable,
Les jugements de cour vous rendront blanc ou noir.

Jean de La Fontaine
 

mercredi 1 avril 2020

Macron et l’inconséquence du progressisme



Macron, le coronavirus et l’inconséquence du progressisme

(Titre sur Valeurs actuelles du 19 mars 2020)
 

Macron à l'épreuve du COVID-19: le retour de la nation ?


(Titre sur l’article en ligne le 23 mars 2020)






Par le Père Danziec *



Publié le 23/03/2020 à 10:00



Depuis les débuts de la crise, les mots choisis par le président de la République sonnent à la fois fort et faux. Le chef de l'État a prévenu qu'il nous faudrait changer de modèle. Mais peine à faire tomber ses a priori, constate le Père Danziec.



Les frontières n'arrêtent pas les virus, raconte-t-on. Certes. Mais tousser dans son coude non plus. En revanche, la vérité oblige à dire que le contrôle des frontières comme l'orientation de sa toux peut en diminuer les effets. Et tout le paradoxe macronien se manifeste en ces limites extérieures si moquées et “en même temps” déjà remplacées en certains endroits par des frontières intérieures liées aux fameux clusters et autres politiques de confinement.



Le retour opportun d'une rhétorique nationale




Depuis le début de la pandémie, on ne peut que s'étonner des mesures à géométrie variable entre des pays pourtant voisins. L'Union européenne, qui n'hésite pas auprès de ses États membres à imposer ses vues en matière sociétale, a manifesté toutes ses limites pour gérer d'une façon solidaire et concertée un défi sanitaire de premier ordre. Si Emmanuel Macron, lors de son intervention télévisée, n'hésita pas à parler d'union sacrée quant à « la plus grave crise sanitaire qu'ait connue la France depuis un siècle », jamais pour autant le discours présidentiel n'évoqua l'Union européenne.



Il semble que certains mots face au péril du coronavirus pèsent davantage pour fédérer un peuple… Ainsi, l'expression totémique des “valeurs de la République” n'a pas été une seule fois prononcée. Et le mot “République” lui-même ne fut cité qu'une fois : dans la formule incantatoire finale, « Vive la République, vive la France ». À l'inverse, les mots “France” et “nation” ont été invoqués par le chef de l'État respectivement à neuf et huit reprises. Intéressant.



Et si, de manière inattendue, le coronavirus s'avérait un antidote, contraint et radical, contre la matrice progressiste qui sous-tend la conduite de la France depuis Mai 68 ?



Comme souvent cependant dans un discours, c'est la conclusion qui tient lieu d'essentiel. « Les prochaines semaines et les prochains mois nécessiteront des décisions de rupture », avertit le président. Et d'ajouter, en ce qui pourrait s'apparenter à l'ébauche d'un examen de conscience, « le modèle de développement dans lequel s'est engagé notre monde depuis des décennies […] dévoile ses failles au grand jour » . N'est-ce pas justement ceux qui critiquent depuis longtemps les failles du mondialisme qui sont traités régulièrement de prophètes de malheur ou de méchants conservateurs ? La nature même de la philosophie progressiste cherche à coller au sens de l'histoire, et qu'importe si elle va à l'encontre de la paix des âmes dans la dénaturation de la famille, de l'identité des peuples dans l'irrespect de ses racines et de la concorde civile à travers le multiculturalisme.



La fin du progressisme, mais à quel prix ?




Pour le chef de l'État, ce serait folie de « déléguer notre alimentation, notre protection, notre capacité à soigner, notre cadre de vie à d'autres. Nous devons en reprendre le contrôle, construire plus encore que nous ne le faisons déjà une nation souveraine ». Du Marine Le Pen ou du Donald Trump dans le texte. Et si, de manière inattendue, le coronavirus s'avérait un antidote, contraint et radical, contre la matrice progressiste qui sous-tend la conduite de la France depuis Mai 68 ? Un virus antidote ? Mais qui risque hélas d'être terriblement cher payé.



* Ecrivant sous pseudonyme, le père Danziec est un jeune prêtre chroniquant chaque semaine sur le club VA.