Écrit le 11 août 2014
J’ai
déjà bien souvent fustigé la société Française et sa « fracture »
sociale héritée de la révolution de 1789 et de toutes celles qui ont suivies.
J’ai conclu en disant que ce qui a été commencé à la prise de la Bastille n’a
jamais été fini et que les deux camps ne se sont, non seulement jamais
réconcilié, mais sont aujourd’hui opposés plus que jamais.
A
part quelques modérés, exceptions ne parvenant guère à se faire entendre, il y
a deux visions complètement opposées entretenues savamment par des politiciens
conscients de l’impériosité de maintenir ces différences pour continuer leur
petit commerce (diviser pour régner).
Il
en va de l’idée de la justice de ce qu’il en va du reste des notions et
motivations de la société.
Il
y a le camp de ceux qui proclament le châtiment sévère de tout acte délictueux
ou criminel (droite).
Il
y a le camp de ceux qui proclament que le délinquant ou le criminel est
exclusivement le produit fabriqué par la société et qu’il n’est responsable de
rien (gauche).
Et
il y a ceux se regroupant en une caste transversale politiquement, mais se
considérant comme élite socialement, qui pensent que ces deux visions précédentes
s’appliquent uniquement aux autres et pas à eux-mêmes et qui jugent comme
normal le privilège d’échapper à toute délinquance, à tout crime.
Il
y a donc à mener, deux actions de moralisation de la vie publique en matière
judiciaire :
- Éliminer toute les failles et possibilités de contournements de lois que les puissants
exercent actuellement avec les excellents résultats (excellents pour eux mais
écœurants pour nous) d’échappatoire et d’impunité.
- Mener
une réflexion sur la part de responsabilité d’un délinquant ou d’un criminel
sur l’acte commis. Il est trop facile de déclarer la totale responsabilité de
la société sur tous les crimes et délits (gauche), ou bien la totale
responsabilité de l’individu à chaque fois (droite). Ce n’est pas tout l’un ou
tout l’autre. Parfois les responsabilités ont des circonstances atténuantes,
des causes multiples.
Mais
dans certains cas, peu nombreux, la responsabilité de l’individu peut être
totale. De même la responsabilité de la société peut être totale.
C’est
une sorte d’envie de ‘judiciairement correct’ qui corrompt la possibilité même
du jugement juste et équitable par rejet systématique de recours à la sévérité.
Le
premier problème est qu’actuellement nos instances dirigeantes et judiciaires
ont tendance à tout mélanger. L’instinct meurtrier lorsqu’il s’est concrétisé
devrait être châtié très sévèrement et les coupables mis définitivement hors de
possibilité de recommencer, sauf évolution réelle de l’instinct desdits sujets.
Le principe de précaution devrait prévaloir.
Le
second problème est que pour le même acte exécuté avec les mêmes motivations,
avec les mêmes circonstances atténuantes ou aggravantes, il est fait application
de peines différentes.
Ils
n’osent pas le dire, mais il s’agit de ‘discrimination positive’, parfait
instrument d’inégalité et d’injustice qui déclenche un sourd mouvement de
colère parmi une population dépossédée de ce sentiment d’égalité et de ses
droits de liberté et de fraternité qu’elle croyait inaliénables…
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