lundi 8 août 2022

La phytothérapie pour prévenir les maladies cardiovasculaires

 

Vidal Mis à jour : Vendredi 11 mars 2022

 

Cet article, destiné au grand public et rédigé par un rédacteur scientifique, reflète l'état des connaissances sur le sujet traité à sa date de mise à jour. L'évolution ultérieure des connaissances scientifiques peut le rendre en tout ou partie caduc. Il n'a pas vocation à se substituer aux recommandations et préconisations de votre médecin ou de votre pharmacien.

Quelles plantes pour protéger son cœur et ses vaisseaux ?

 

Peu de plantes ont montré un intérêt dans la protection du cœur et des vaisseaux. Néanmoins, certaines plantes riches en fibres pourraient contribuer à prévenir les problèmes cardiovasculaires.

L’avoine pour protéger son cœur et ses vaisseaux

Le son et le gruau d’avoine sont riches en fibres alimentaires solubles et en bêta-glucanes, qui normalisent les concentrations de cholestérol LDL dans le sang. En 2012, l'EFSA (European Food Safety Authority) a estimé que les produits à base d’avoine contribuent au maitien d’un taux normal de cholestérol sanguin à la condition que le complément alimentaire (ou l’aliment) contienne au moins 1 gramme de béta-glucanes par portion et que la personne ingère 3 grammes de béta-glucanes par jour.

De plus, ces produits peuvent réduire l’élévation du taux de glucose dans le sang après un repas à la condition que l’aliment contienne au moins 4 grammes de béta-glucanes pour chaque 30 grammes de glucides présents dans l’aliment, et que l'aliment contenant de l’avoine soit consommé au sein d’un repas.

Le psyllium (ou ispaghul) pour protéger son cœur et ses vaisseaux

Les graines de psyllium contiennent des fibres qui forment dans l’estomac un gel susceptible de fixer en partie les graisses contenues dans les aliments et de diminuer ainsi l’absorption du cholestérol. La Food and Drug Administration américaine autorise la mention suivante sur les emballages des aliments contenant plus de 1,7 g de fibres de psyllium par portion : « Lorsqu’elles sont assorties d’un régime faible en gras et en cholestérol, les fibres solubles provenant des enveloppes de graines de psyllium contenues dans ce produit peuvent réduire les risques de maladies cardiovasculaires. »

En 2012, les autorités de santé européennes (EFSA, European Food Safety Authority et la Commission européenne) se sont prononcées sur certaines allégations santé des produits contenant des graines ou du son de psyllium (ispaghul). Après examen des données scientifiques, elles ont estimé que les produits à base de psyllium ne peuvent pas prétendre contribuer à réduire les taux sanguins de cholestérol.

L’ail pour protéger son cœur et ses vaisseaux

De nombreuses études cliniques ont porté sur l’ail frais ou sur des extraits standardisés. Elles n’ont montré qu’une efficacité modeste dans le contrôle du cholestérol sanguin ou de la pression artérielle. Plusieurs analyses croisées révèlent que l’administration quotidienne d’ail ne semble réduire les taux de cholestérol LDL que de 4 à 6 %, ce qui semble insuffisant pour entraîner un bénéfice dans la prévention des maladies cardiovasculaires.

Le lin pour protéger son cœur et ses vaisseaux

L’huile de lin est particulièrement riche en acides gras polyinsaturés (acides gras oméga-3), ce qui a conduit les scientifiques à rechercher un éventuel effet de l’huile de lin dans la prévention des maladies cardiovasculaires. Mais les études portant sur les effets des graines ou de l’huile de lin sur le taux de cholestérol LDL ont donné des résultats contradictoires. En 2012, les autorités sanitaires européennes ont interdit aux aliments et aux compléments alimentaires contenant de l'huile de lin de prétendre contribuer à la santé du cœur ou des vaisseaux sanguins.

Le fenugrec et le nopal contre les maladies cardiovasculaires

Le fenugrec et le nopal sont deux plantes qui sont parfois proposées pour diminuer l’absorption des graisses par l’intestin, du fait de leur richesse en fibres. Aucune étude n’a confirmé cette allégation.

En 2016, l’EFSA (Agence européenne de sécurité des aliments) a interdit à un complément alimentaire contenant du fenugrec (Teestar) de prétendre réduire la glycémie sanguine (par exemple, dans le cadre du diabète de type 2).

Existe-t-il des risques à protéger son cœur et ses vaisseaux avec des plantes ?

La prise d’avoine, de graines de lin ou de psyllium peut diminuer l’absorption de certaines substances. Il convient généralement de respecter un délai d’au moins deux heures entre la prise de ces plantes et celle de médicaments. Les personnes qui prennent des médicaments contre l’excès de cholestérol (en particulier des statines) doivent se renseigner auprès de leur médecin avant de prendre de l’avoine. Les personnes qui prennent un traitement anticoagulant doivent s’abstenir de prendre des compléments à base d’ail.

Les personnes qui souffrent de maladie cœliaque (intolérance au gluten) devraient s’abstenir de consommer des produits contenant de l’avoine, même si, parmi plusieurs études cliniques, aucune n’a montré d’aggravation de la maladie lors d’une consommation modérée de cette céréale.

Quelles sont les bonnes habitudes à adopter ?

Mis à jour : Vendredi 11 mars 2022

 

Dans la lutte contre l’hypertension, les mesures d’hygiène de vie et de diététique jouent un rôle essentiel. Elles préviennent ses complications et permettent d’alléger le traitement médicamenteux. La pratique régulière d’une activité physique, l’arrêt du tabac et certains choix alimentaires sont importants.

Réduire la consommation de sel : sodium et hypertension

Le sodium (sel) contribue à provoquer l’hypertension, à un degré variable selon la sensibilité de chacun. Les personnes qui souffrent d’obésité ou de diabète de type 2, ainsi que les personnes âgées, sont plus sensibles aux effets négatifs d’une alimentation trop salée.

En Finlande, on a dénombré moitié moins de cas d’hypertension lorsque la consommation moyenne de sel a été réduite d’un tiers grâce à des mesures réglementaires telles que la substitution partielle du chlorure de sodium par du chlorure de potassium. En France, la consommation moyenne de sel est de 8 à 10 g par jour, bien au-dessus des 5 g recommandés. Dix à 20 % d’entre nous consomment plus de 12 g par jour, soit deux fois et demie les quantités conseillées ! Les personnes qui souffrent d’insuffisance cardiaque doivent souvent suivre un régime contre l’hypertension artérielle très pauvre en sel (de 4 à 6 g par jour, voire moins de 4 g par jour).

Le sel que nous ingérons est généralement apporté pour un tiers par le pain (une baguette parisienne contient 5 à 6 g de sel), par les charcuteries, les fromages, le sel de table, mais aussi les plats cuisinés.

  • Prenez garde aux plats cuisinés industriels et aux conserves, souvent trop salés.
  • Apprenez à lire les étiquettes et partez à la chasse aux aliments riches en sodium (sel). Sachez traduire : 400 mg (0,4 g) de sodium correspondent à 1 g de sel.
  • Salez vos plats une fois dans l’assiette ou pendant la cuisson. Pour donner du goût, utilisez des herbes aromatiques, des épices, du jus de citron, par exemple.

Manger plus équilibré

  • Mangez plus de fruits et de légumes frais. Les fruits et les légumes sont riches en potassium qui s’oppose aux effets nocifs du sodium. Privilégiez les bananes, les fruits séchés, le raisin, entre autres.
  • Limitez votre consommation de matières grasses d’origine animale.
  • Mangez des produits laitiers demi-écrémés. Ils sont riches en calcium, en magnésium et en potassium, qui diminuent les effets du sodium sur l’hypertension artérielle.
  • Buvez au moins un litre et demi d’eau chaque jour. Attention aux eaux minérales riches en sodium (plus de 200 mg/l), telles que Arcens, Arvie, Chateldon, Quézac, Vernière, Vichy Saint-Yorre ou Vichy Célestins.
  • Limitez votre consommation de caféine. Essayez de ne pas boire plus de trois boissons caféinées par jour telles que café, colas, cacao ou thé, car la caféine peut augmenter la pression artérielle.
  • Diminuez votre consommation d’alcool. Les boissons alcoolisées augmentent la pression sanguine et nuisent à l’efficacité des traitements contre l’hypertension. De plus, l’alcool est riche en calories. Consommez au maximum trois verres par jour si vous êtes un homme et deux verres par jour si vous êtes une femme.

Bouger

L'activité physique soutenue contribue à réduire la pression sanguine et aide à contrôler le stress. L’entraînement optimal pour garder la forme consiste à pratiquer trois fois par semaine une activité d’endurance pendant environ 45 minutes (marche rapide, vélo, natation, etc.). Lorsqu’on pratique une activité physique d’endurance, il existe une petite astuce pour identifier le niveau d’intensité idéal : vous devez pouvoir continuer à parler (ralentissez si vous êtes trop essoufflé pour cela), mais vous ne devez pas pouvoir chanter (accélérez si vous y parvenez). Un essoufflement exagéré, des palpitations ou une douleur inhabituelle (en particulier au niveau de la poitrine) doivent impérativement entraîner l’arrêt de l’exercice et justifient une consultation médicale.

Arrêter de fumer

Le tabac augmente la pression artérielle et endommage les vaisseaux sanguins. Lorsqu’on souffre d’hypertension artérielle, il est essentiel de cesser de fumer même si cela demande plusieurs tentatives. Votre meilleur allié pour arrêter de fumer est votre médecin.

Réduire son niveau de stress

Dormez suffisamment, pratiquez un hobby, un sport ou une activité de relaxation (yoga, tai-chi, méditation, sophrologie, etc.). Prenez le temps de vous détendre et de profiter de la vie.

Les compléments alimentaires contre les maladies cardiovasculaires

Mis à jour : Vendredi 11 mars 2022

 

Les compléments alimentaires proposés dans le cadre de la prévention des maladies cardiovasculaires sont nombreux, à l'image du vaste marché que ces maladies représentent. La plupart visent à réduire les taux sanguins de cholestérol LDL, sans effet sur l'hypertension artérielle. Si certains d'entre eux bénéficient d'une certaine reconnaissance des autorités de santé, la plupart n'ont pas fait leurs preuves.

Quels compléments alimentaires contre les maladies cardiovasculaires ?

Les substances contenues dans les compléments alimentaires destinés à protéger contre les maladies cardiovasculaires sont de plusieurs types. Elles visent :

  • soit à réduire l’absorption des graisses et du cholestérol par l’intestin ;
  • soit à abaisser les taux de cholestérol LDL dans le sang ;
  • soit à fluidifier le sang pour éviter qu’un caillot ne se forme autour d’une plaque d’athérome, bloquant ainsi la circulation sanguine.

Les acides gras oméga-3 des huiles de poisson contre les maladies cardiovasculaires

 

Les acides gras oméga-3 issus des huiles de poisson font l'objet d'une grande étude de prévention des rechutes après un infarctus ou un accident vasculaire cérébral (« attaque ») en France.

Depuis 2012, les autorités de santé européennes (EFSA, European Food Safety Authority et la Commission européenne) se sont prononcées sur certaines allégations santé des aliments et des compléments alimentaires contenant des acides gras oméga-3 des huiles de poisson (EPA et DHA).

Après examen des données scientifiques, elles ont estimé que ces produits peuvent prétendre contribuer au fonctionnement normal du cœur si et seulement si ces produits contiennent au moins 40 mg d'EPA/DHA pour 100 g et 100 kcal de produit, et s'ils apportent au moins une dose quotidienne de 250 mg d’acides gras oméga-3 des huiles de poisson (EPA et DHA).

De plus, les aliments et les compléments alimentaires contenant du DHA (ou du DHA et de l’EPA) peuvent prétendre contribuer à maintenir une pression sanguine normale chez les adultes, à condition d’apporter au moins 3 g de DHA et d’EPA par jour, sans dépasser 5 g par jour.

Par ailleurs, ces aliments ou compléments alimentaires peuvent prétendre contribuer à maintenir des taux de triglycérides normaux chez les adultes, à condition d’apporter au moins 2 g de DHA et d’EPA par jour (ou 2 g de DHA), sans dépasser 5 g par jour.

Par contre, les aliments et les compléments alimentaires contenant des acides gras oméga-3 des huiles de poisson (EPA et DHA) ne peuvent pas prétendre réduire les taux sanguins de cholestérol LDL, fluidifier le sang, améliorer la qualité du cholestérol, ni maintenir la santé du cœur.

En 2018, deux publications scientifiques ont rendu plus complexe l’analyse de l’efficacité des acides gras oméga-3 des huiles de poisson sur la prévention cardiovasculaire.

Les acides gras oméga-3 des huiles végétales contre les maladies cardiovasculaires

Les acides gras oméga-3 des huiles végétales ont fait l’objet de peu d’études et les données manquent pour déterminer leur rôle dans le cadre de la prévention des maladies cardiovasculaires. Depuis 2012, les autorités de santé européennes se sont prononcées sur certaines allégations santé des aliments et des compléments alimentaires contenant des acides gras oméga-3 des huiles végétales.

Après examen des données scientifiques, elles ont estimé que ces produits peuvent prétendre contribuer au maintien de taux sanguins de cholestérol normaux si et seulement si ces produits contiennent au moins 0,3 g d'acide alpha-linolénique pour 100 g et 100 kcal de produit, et s'il apportent au moins une dose quotidienne de 2 grammes d’acide alpha-linolénique (ALA).

Par contre, les aliments et les compléments alimentaires contenant de l’acide alpha-linolénique (ALA) ne peuvent pas prétendre être important pour la santé du cœur et des vaisseaux sanguins, ni contribuer à maintenir une pression artérielle normale.

En 2018, une méta-analyse de l’Institut Cochrane a évalué les bénéfices d’une supplémentation en acides gras oméga-3 des huiles végétales (ALA) en terme de prévention cardiovasculaire.

Les acides gras oméga-6 contre les maladies cardiovasculaires

Depuis 2012, les autorités de santé européennes se sont prononcées sur certaines allégations santé des aliments et des compléments alimentaires contenant des acides gras oméga-6.

Après examen des données scientifiques, elles ont estimé que les produits qui contiennent de l’acide linoléique peuvent prétendre contribuer au maintien de taux sanguins de cholestérol normaux si et seulement si ces produits apportent au moins 1,5 grammes d’acide linoléique pour 100 grammes et 100 kcal d’aliment, et si la personne ingère au moins 10 grammes d’acide linoléique par jour.

Par contre, les aliments et les compléments alimentaires contenant de l’acide linoléique ne peuvent pas prétendre être important pour la santé des vaisseaux sanguins. De plus, les aliments et les compléments alimentaires contenant de l’acide gamma-linolénique (GLA) ne peuvent pas prétendre maintenir des taux sanguins de cholestérol normaux, contribuer à la santé cardiovasculaire ou normaliser la pression artérielle.

Les acides gras oméga-9 contre les maladies cardiovasculaires

Les acides gras oméga-9 proviennent de certaines huiles végétales, et particulièrement de l’huile d’olive. Depuis 2012, les autorités de santé européennes se sont prononcées sur certaines allégations santé des aliments et des compléments alimentaires contenant des acides gras oméga-9.

Après examen des données scientifiques, elles ont estimé que les aliments qui contiennent de l’acide oléique peuvent prétendre contribuer à remplacer les graisses saturées par des graisses insaturées (dans le but de maintenir un taux normal de cholestérol sanguin, mais sans effet sur le taux de triglycérides) si et seulement si au moins 70 % de leurs matières grasses sont insaturées et si celles-ci représentent au moins 20 % de la quantité totale de calories contenue dans l’aliment.

Par contre, les aliments et les compléments alimentaires contenant de l’huile d’olive ne peuvent pas prétendre contribuer à la santé du cœur et des vaisseaux sanguins, ni participer au maintien de taux sanguins normaux de triglycérides ou de cholestérol.

Les phytostérols et les phytostanols contre les maladies cardiovasculaires

Les phytostérols et les phytostanols sont des substances végétales proches du cholestérol. Ils agissent en bloquant l’absorption par l’intestin d’une partie du cholestérol contenu dans les aliments.

En 2014, les autorités de santé européennes ont établi que les produits enrichis en ces substances contribuent à diminuer le cholestérol dans le sang. Pour ces autorités, le consommateur doit être informé que l'effet bénéfique est obtenu par la consommation journalière de 1,5 à 3 g de stanols/stérols végétaux. Associés à un régime adapté, ils peuvent entraîner une baisse de 7 à 12,5 % du taux sanguin de cholestérol LDL.

L'ampleur de l'effet peut être mentionnée uniquement pour les denrées alimentaires des catégories suivantes: les matières grasses à tartiner, les produits laitiers, la mayonnaise et les sauces pour salades. Lorsqu'il est fait référence à l'ampleur de l'effet, la fourchette « de 7 à 10 % », pour les denrées alimentaires garantissant une consommation journalière de 1,5 à 2,4 g de stanols/stérols végétaux, ou la fourchette « de 10 à 12,5 % », pour celles garantissant une consommation journalière de 2,5 à 3 g, ainsi que la durée nécessaire pour obtenir l'effet (« en 2 à 3 semaines ») doivent être communiquées au consommateur.

Cependant, les produits contenant des phytostérols ou des phytostanols ne peuvent pas affirmer, sur leur emballage, que ces produits contribuent directement à la prévention des maladies cardiovasculaires, en l'état des données disponibles (recommandation ANSES 06/2014).

Les phytostérols et les phytostanols sont le plus souvent ajoutés à des produits laitiers et des matières grasses, tels que les yaourts ou les margarines. On les trouve parfois en capsules ou en gélules qui doivent être prises pendant les repas.

Les policosanols contre les maladies cardiovasculaires

Les policosanols revendiquent les mêmes propriétés que les phytostérols sur l’absorption des graisses par l’intestin. Ils sont utilisés comme médicament contre l’excès de cholestérol LDL dans plusieurs pays d’Amérique centrale et du Sud. Néanmoins, les études cliniques ne sont pas suffisamment nombreuses pour préciser leurs conditions d’utilisation.

Les pectines contre les maladies cardiovasculaires

Depuis 2012, les autorités de santé européennes (EFSA, European Food Safety Authority et la Commission européenne) se sont prononcées sur certaines allégations santé des compléments alimentaires contenant des pectines. Après examen des données scientifiques, elles ont estimé que ces produits peuvent prétendre contribuer au maintien de taux sanguins de cholestérol normaux, à condition d’apporter 6 grammes de pectines par jour, à prendre pendant les repas.

Le potassium contre les maladies cardiovasculaires

Depuis 2012, les autorités de santé européennes (EFSA, European Food Safety Authority et la Commission européenne) se sont prononcées sur certaines allégations santé des aliments et des compléments alimentaires contenant du potassium. Après examen des données scientifiques, elles ont estimé que ces produits peuvent prétendre contribuer au maintien d’une pression artérielle normale si et seulement si ces produits contiennent au moins 300 mg de potassium pour 100 g, 100 ml ou par emballage si le produit ne contient qu’une portion.

La levure de riz rouge contre les maladies cardiovasculaires

La levure de riz rouge est un champignon microscopique. Selon son origine, elle contient des quantités variables de monacoline K, connue dans le monde médical sous le nom de lovastatine. Cette statine est utilisée comme médicament dans certains pays, excepté en France.

Les études cliniques ont montré que les compléments alimentaires à base de levure de riz rouge possédaient, de ce fait, une certaine efficacité pour réduire les taux sanguins de cholestérol LDL.

Depuis 2012, les autorités de santé européennes (EFSA, European Food Safety Authority et la Commission européenne) se sont prononcées sur certaines allégations santé des compléments alimentaires contenant de la levure de riz rouge. Après examen des données scientifiques, elles ont estimé que ces produits peuvent prétendre contribuer à maintenir un taux normal de cholestérol LDL à condition d’apporter une dose quotidienne de monacoline K (lovastatine) égale à 10 mg.

Les protéines de soja contre les maladies cardiovasculaires

Les protéines de soja sont extraites des graines de soja, riches en protéines et en isoflavones. Des études ont confirmé l’efficacité des protéines de soja, à la dose minimale de 25 g par jour et associées à un régime adapté, pour contrôler les taux sanguins de cholestérol LDL et prévenir les maladies cardiovasculaires. Cette propriété est reconnue par les autorités de santé américaines qui autorisent les fabricants à revendiquer cette propriété sur les emballages.

Néanmoins, en 2012, faute de preuves d'efficacité convaincantes, les autorités sanitaires européennes ont interdit aux compléments alimentaires contenant des protéines de soja de prétendre contribuer à maintenir des taux sanguins de cholestérol normaux.

La vitamine B3 (acide nicotinique) contre les maladies cardiovasculaires

L’acide nicotinique, l’un des deux composés que l’on regroupe sous le nom de vitamine B3, a montré une certaine capacité à augmenter le taux de cholestérol HDL et à diminuer les taux de cholestérol LDL et de triglycérides. Néanmoins, ces effets ont été observés à des dosages potentiellement toxiques et l’usage de vitamine B3 dans cette indication est fortement déconseillé.

Le chitosanes contre les maladies cardiovasculaire

Le chitosane est une substance dérivée de la chitine, composant principal de la carapace des insectes et des crustacés. Il est proposé comme complément alimentaire pour diminuer l’absorption des graisses et du cholestérol par l’intestin. Mais si des résultats positifs ont été obtenus chez des animaux de laboratoire, ils n’ont jamais été étendus à l’homme.

Les flavonoïdes contre les maladies cardiovasculaires

Les flavonoïdes sont des substances présentes dans les plantes. Les allégations dont ils font l’objet dans le domaine de la prévention des maladies cardiovasculaires n’ont jamais été vérifiées par des essais cliniques.

Depuis 2012, faute de preuves d'efficacité convaincantes, les autorités sanitaires européennes ont interdit aux compléments alimentaires contenant des flavonoïdes (par exemple, la rutine, la diosmine ou les catéchines du thé vert) de prétendre contribuer à maintenir des taux sanguins de cholestérol normaux, ou de contribuer à la santé du cœur et des vaisseaux sanguins.

La coenzyme Q10 contre les maladies cardiovasculaires

La coenzyme Q10 fait partie des substances nécessaires à la production d’énergie dans les cellules. Au Japon et en Israël notamment, la coenzyme Q10 est un médicament destiné aux personnes souffrant d’insuffisance cardiaque chronique.

Plusieurs études semblent indiquer que, lors de traitement contre l'excès de cholestérol par des statines, l'administration simultanée de coenzyme Q10 pourrait améliorer l'efficacité du traitement en termes de baisse du cholestérol LDL. Il est prescrit à cet effet dans les pays où il est disponible comme médicament.

Néanmoins, en 2012, faute de preuves d'efficacité convaincantes, les autorités sanitaires européennes ont interdit aux compléments alimentaires contenant du coenzyme Q10 de prétendre contribuer à maintenir des taux sanguins de cholestérol normaux, de normaliser la pression sanguin ou de contribuer à la santé du cœur et des vaisseaux sanguins.

Le germe de blé contre les maladies cardiovasculaires

Le germe de blé renferme des phytostérols. En 2012, les autorités de santé européennes (EFSA, European Food Safety Authority et la Commission européenne) se sont prononcées sur certaines allégations santé des produits contenant de l’huile de germe de blé. Après examen des données scientifiques, elles ont estimé que les compléments alimentaires contenant de l’huile de germe de blé ne peuvent pas prétendre améliorer la santé du système cardiovasculaire en favorisant l’élasticité des vaisseaux sanguins ou en normalisant la pression sanguine.

Les autres compléments alimentaires proposés contre le risque cardiovasculaire

De très nombreux ingrédients de compléments alimentaires ont, par le passé, fait l'objet d'allégations de santé relatives au maintien de taux de cholestérol normaux, d'une pression sanguine normale ou de la santé du cœur et des vaisseaux sanguins.

Depuis 2012, les autorités de santé européennes (EFSA, European Food Safety Authority et la Commission européenne) se sont prononcées sur ces allégations. Elles en ont interdites un très grand nombre (voir tableau ci-dessous).

Des ingrédients des compléments alimentaires qui n’ont PAS le droit de revendiquer des effets sur le risque cardiovasculaire

Effet sur les taux de cholestérol sanguins

Effet sur la pression artérielle

Effet sur la santé du cœur et des vaisseaux sanguins

Acide alpha-lipoïque
Acide gamma-linolénique
Acide nicotinique (vitamine B3)
Astaxanthine
Coquilles d’œuf ou d’huître
Carnitine et acétyl-L-carnitine
Coenzyme Q10
Cuivre
Flavonoïdes
Fructo-oligosaccharides (FOS)
Gelée royale
Huile d’olive
Inulines
Isoflavones
Lycopène
Magnésium
Méthionine
Oméga-3 des huiles de poisson
Phosphatidylcholine (lécithine)
Protéines de soja
Vitamine B3 (acide nicotinique)

Arginine
Calcium
Coenzyme Q10
Acide alpha-linolénique
Acide gamma-linolénique
Huile de germe de blé
Magnésium
Probiotiques

Arginine
Calcium
Coenzyme Q10
Acide alpha-linolénique
Acide gamma-linolénique
Acide linoléique
Flavonoïdes
Gelée royale
Glucosamine
Huile de germe de blé
Huile de lin
Huile d’olive
Levure de bière
Lycopène
Oméga-3 des huiles de poisson
Phosphatidylcholine (lécithine)
Sélénium
Vitamines B9, D, E et K
Zinc

Existe-t-il des risques avec les compléments alimentaires pour protéger les artères ?

La prise de potassium, en plus de celui contenu dans les aliments et les compléments multivitaminiques, est fortement déconseillée sans contrôle médical. Un excès de potassium provoque des troubles du rythme cardiaque pouvant entraîner la mort. De plus, le potassium en excès peut interagir avec de nombreux médicaments.

Les femmes enceintes ou celles qui allaitent, ainsi que les personnes qui souffrent de diabète, de maladies du cœur et des vaisseaux, de constipation ou de diarrhée, ou qui prennent un traitement contre l'hypertension artérielle, doivent particulièrement veiller à ne pas prendre de compléments riches en potassium sans en référer d'abord à leur médecin traitant.

Les pectines diminuent l’absorption de nombreuses autres substances présentes dans les aliments : bêta-carotène, lutéine, lycopène, sels minéraux tels que zinc, calcium, magnésium ou fer. De ce fait, les pectines ne devraient pas être ingérées plus de quelques jours d’affilée.

De plus, les pectines doivent être ingérées avec une grande quantité d'eau, suffisamment pour qu'elles parviennent rapidement à l'estomac. Cette précaution d'emploi est destinée à éviter les étouffements qui pourraient survenir si les pectines étaient ingérées en solution trop épaisse. Les personnes qui ont du mal à déglutir doivent particulièrement veiller à fortement diluer les pectines qu'elles prennent.

Le chitosane est déconseillé aux personnes allergiques aux crustacés. En outre, il perturberait l’absorption de nombreuses substances dont certains médicaments. Ses effets indésirables possibles sont des nausées et des diarrhées.

Les personnes qui prennent des médicaments contre l’excès de cholestérol (en particulier des statines) doivent se renseigner auprès de leur médecin avant de consommer des aliments enrichis en phytostérols ou en phytostanols, ou des compléments contenant des policosanols ou de la coenzyme Q10.

Les personnes qui souffrent d'allergie au gluten ne doivent pas consommer de produits contenant du germe de blé.

La levure de riz rouge doit être utilisée avec les mêmes précautions qu’un médicament et un suivi médical est indispensable. Si des crampes, des douleurs musculaires, une sensibilité ou une faiblesse musculaire apparaissent, une consultation médicale immédiate s’impose. En outre, la levure de riz rouge peut avoir des interactions avec de nombreux médicaments, en particulier ceux destinés à lutter contre l’excès de cholestérol LDL.

Les produits à base de protéines de soja sont contre-indiqués chez les femmes ayant des antécédents personnels ou familiaux de cancer du sein, de l’utérus, des ovaires ainsi que chez les hommes présentant des troubles de la prostate. Les protéines de soja peuvent interagir avec de nombreux médicaments comme les anticoagulants, les hormones thyroïdiennes ou les traitements de l’ostéoporose.

Compte tenu des nombreux risques liés à son utilisation, la vitamine B3 ne doit jamais être utilisée à des fins thérapeutiques.

Les personnes qui prennent des médicaments anticoagulants doivent s’abstenir de prendre des policosanols, de la coenzyme Q10, des flavonoïdes ou des compléments à base d’ail, d’acides gras oméga-3 ou oméga-9.

En 2014, une étude australienne a mis en garde les personnes souffrant d'hypertension artérielle contre la prise simultanée de vitamine C et de flavonoïdes (polyphénols). Si la prise de 500 mg/jour de vitamine C semble réduire la pression artérielle des personnes hypertendues, et la prise de 1000 mg/jour de polyphénols extraits des pépins de raisin être sans effet sur leur tension artérielle, la prise concomitante de ces deux substances a provoqué une augmentation significative de la tension artérielle de ces patients hypertendus. Un phénomène identique a été observée lors de la prise de 500 mg/jour de vitamine E (tocophérols). La prudence est donc de mise.

Enfin, les personnes qui souffrent de diabète doivent se faire conseiller avant de prendre de la coenzyme Q10.

 

vendredi 5 août 2022

Hypotension artérielle : symptômes, causes, traitement

 

Publié le 06/01/2021 à 15h04 , mis à jour le 06/01/2021 à 15h04

en collaboration avec Dr Stéphane Manzo-Silberman (cardiologue interventionnelle, département de Cardiologie Hôpital Lariboisière APHP)

L’hypotension artérielle correspond à une chute de la pression du sang dans les artères. Les causes sont multiples et plus ou moins sérieuses. Il convient de consulter au moindre malaise afin d’en déterminer l’étiologie. Éclairage avec la docteure Stéphane Manzo-Silberman, cardiologue.

Hypotension artérielle : qu’est-ce que c’est ?

La tension artérielle correspond à la pression du sang dans les artères. Mesurée à l’aide d’un tensiomètre et indiquée par deux valeurs (la pression systolique et la pression diastolique), elle est exprimée en millimètres de mercure (mmHg). Alors que l’hypertension artérielle est "liée à une pression anormalement élevée du sang dans les vaisseaux sanguins"1, l’hypotension artérielle correspond à une baisse brutale de la tension artérielle

On parle d’hypotension artérielle lorsque la tension est "en-dessous de la normale, explique la docteure Stéphane Manzo-Silberman, cardiologue, et on considère que la valeur normale est 120/80 mmHg. Mais pour que l’hypotension soit significative, il faut que la tension descende bien en-deçà de cette norme, c’est-à-dire qu’il faut qu’elle soit inférieure à 90/60 mmHg".

Quelles en sont les causes ?

Il existe différentes formes d’hypotension artérielle :

  • L’hypotension orthostatique, "qui survient lorsque l'on passe de la position allongée ou assise à debout" ;
  • L’hypotension postprandiale, qui survient après le repas ;
  • L’hypotension intracrânienne, qui correspond à une chute de pression dans la boîte crânienne et qui est "spécifique à la pathologie neurologique". 

Les causes d’une tension basse sont variées et peuvent être les suivantes :

  • Un trouble cardiaque : "Le cœur dans sa fonction de pompe est défaillant et cette baisse de tension va être le premier signe de cette défaillance, précise la Dre Manzo-Silberman. Elle va être associée à des signes d'atteinte des autres organes, comme par exemple le cerveau qui ne reçoit plus suffisamment de sang et donc d’oxygène, les reins, etc." ;
  • Des traitements médicamenteux (antihypertenseurs dont diurétiques, antidépresseurs et anxiolytiques notamment) “qui coupent les mécanismes habituels de régulation” ;  
  • Des pathologies neurologiques comme la maladie de Parkinson ou les formes évoluées de neuropathie diabétique : "il y a une atteinte au niveau de la régulation du tonus des artères, une dysautonomie" ;
  • Une hypovolémie après une hémorragie ;
  • Un traumatisme crânien ;
  • Un choc anaphylactique ;
  • Une maladie infectieuse ;
  • Une grande consommation d’alcool ;
  • Une déshydratation importante.

Hypotension artérielle : quels symptômes ?

Une hypotension artérielle peut se traduire par une lipothymie, c’est-à-dire une sensation de malaise sans perte de connaissance entraînant plusieurs symptômes : faiblesse, grande fatigue, palpitations, vertiges, sueurs, etc. 

Parfois, il peut y avoir perte de connaissance (syncope) : "Si la baisse de tension est trop importante, le cerveau ne va pas recevoir assez d'oxygène, détaille la cardiologue. C’est le risque principal de l’hypotension artérielle".

Quand doit-on consulter ?

La Dre Manzo-Silberman est claire : "Tout malaise doit faire l'objet d'une consultation chez son médecin. Il ne faut pas minimiser, a fortiori si l’on est sous traitement antihypertenseur ou porteur.se d'une pathologie qui peut se compliquer - diabète, maladie de Parkinson, etc. La consultation médicale est essentielle pour pouvoir juger de la gravité de l’hypotension et en déterminer l’étiologie. Car une hypoperfusion du cerveau [baisse du débit sanguin cérébral, NDLR] peut également avoir des conséquences sur les autres organes et entraîner une insuffisance rénale, une atteinte hépatique…"

Hypotension artérielle : quel traitement ?

En cas de malaise

"En cas de malaise, il ne faut pas rester debout : il faut s’asseoir immédiatement et lever ses jambes pour essayer d’augmenter le flux sanguin vers les organes principaux, notamment le cerveau, explique la cardiologue. Cela permet d’éviter la syncope et la chute potentiellement traumatisante".

Sur le long terme

Le traitement va dépendre de la cause et donc de l’éventuelle maladie sous-jacente : prise de médicaments et adaptation de son hygiène de vie en cas d’insuffisance cardiaque, modification des traitements médicamenteux, chirurgie en cas de traumatisme crânien… 

Conseils de prévention : comment éviter les malaises ?

La Dre Manzo-Silberman conseille d’éviter le plus possible "les situations qui peuvent favoriser la station debout prolongée, d’être à jeun et de se lever brusquement, surtout si l’on est sous traitement ou porteur.se d'une pathologie qui peut exposer à ce risque. Ces personnes doivent par ailleurs bien respecter les prises médicamenteuses et contrôler leur tension. En cas d’insuffisance veineuse, il est recommandé de porter des bas de contention". Une bonne hydratation est également préconisée.

      

jeudi 4 août 2022

Mémoires et radotages (433) – Amitié versus Parkinson

 

Écrit le 03 août 2022

Hier, c’était le 2 août… Je suis parti le voir, comme je le lui avais promis… Il ne s’en souvenait pas d’ailleurs, parce qu’il m’avait appelé lundi soir pour savoir si je venais en août…

Comme je l’avais prévu, en ce qui concerne cette foutue région Parisienne qui m’a nourri pendant 34 ans, la circulation était très fluide… Les Parigots et même les Franciliens, n’ont guère changé leurs habitudes : Toujours majoritairement des aoûtiens !

Donc ça roulait bien ! Par exemple : Au niveau de trappe où d’habitude on roule au pas entre deux arrêts de cinq minutes et ce, pendant une demi-heure et bien hier le « bouchon » s’est négocié à 94 kilomètres/heure… C’est important, parce que je n’ai pas besoin de rajouter le stress de l’embouteillage à celui de ma visite chez mon ami Michel B.

Ce fut effectivement le choc, arrivé à son appartement ! L’année dernière, il faisait encore des pas de 15 cm, accroché à son déambulateur… Cette année, les pas étaient de moins de dix cm en ligne droite et de 3 cm dans les virages. Cette année, pour la première fois, j’ai été obligé d’aller chercher tout ce qu’il fallait à sa place… Une grande émotion m’a étreint… Il est maintenant tout maigre, tout vouté et son débit verbal faible et parfois désordonné…

Et malgré tout cela, ce gars d’un grand courage, faisait encore des mots d’esprit, des plaisanteries (pas forcément très fines), mais prouvaient sa volonté de ne pas montrer de découragement devant sa maladie… Parkinson…

Il ne savait même plus comment s’appelait sa boite émail, (que j’ai fini par lui retrouver), ni son mot de passe… Les courriels que je lui adressais, il ne les a donc pas lus, depuis un certain temps…

Il serait de mauvais aloi d’énumérer toutes les pertes de savoir, de savoir faire et de mémoire que j’ai constatés chez Michel B, au cours de ce mardi 2 août…

Oui, je me suis retenu, pour ne pas pleurer… Surtout quand il me demandait de rester… Il fallait bien que je rentre chez moi… Quand je l’ai embrassé, il a eu peur de tomber, puis je suis parti tard, la gorge serrée, avec beaucoup de poids sur mes épaules… Le poids de la mauvaise conscience…

Reverrais-je mon ami, cet ami fidèle depuis 40 ans ? Me reconnaitra-t-il la prochaine fois ? Sera-t-il grabataire ? Sera-t-il en EHPAD ?

Oui, j’étais content à mon retour, de dire bonjour à mon petit Nono, hier soir… Mais malgré tout j’avais un goût amer dans l’âme…

     

mercredi 3 août 2022

Comprendre l’hypertension artérielle (HTA)

 

Institut Amelis 16 Mai 2019

L’hypertension artérielle est la maladie chronique la plus répandue en France. Quand elle n’est pas traitée et que le patient n’a pas une bonne hygiène de vie, elle conduit entre autres à des infarctus du myocarde, des AVC, et joue même un rôle dans le développement de la maladie d’Alzheimer. Si un traitement médical, une diététique et une activité physique adaptés permettent généralement de la contrôler, certains patients sont résistants aux traitements.
Comment combattre efficacement cette maladie cardiovasculaire ?

Qu’est-ce que l’hypertension artérielle ?

L’hypertension artérielle résulte d’une trop grande pression du sang dans les artères, engendrée par le flux sanguin provenant du cœur dans le système vasculaire.

En vieillissant, les artères perdent de leur élasticité: elles sont plus épaisses et se rigidifient. Des plaques d’athérome (dépôt dans la paroi interne de l’artère) apparaissent sur certaines artères importantes et les bouchent progressivement. Le sang y circulant plus difficilement, la tension artérielle augmente mécaniquement.

Dans le cerveau, ce phénomène bouche les vaisseaux, conduisant à la dégénérescence puis la mort des neurones.

En chiffres, l’hypertension artérielle représente:

  • 10 à 15 millions de personnes concernées en France et 1 adulte sur 3 est touché
  • 20% des personnes atteintes ne suivent aucun traitement et 50% n’ont pas conscience d’être malades
  • 11% de la population adulte est traitée et dans 50% des cas, le traitement est insuffisant à réellement faire baisser l’hypertension artérielle
  • Si l’âge n’est pas le seul facteur déclencheur, son incidence augmente proportionnellement: 40% des plus de 65 ans et 90% des plus de 85 ans en sont atteints

Caractéristiques et diagnostic

Si la tension artérielle varie normalement chez tout individu au cours de la journée et de la nuit en fonction des activités physiques et de l’exposition au stress, l’hypertension artérielle se manifeste avec persistance dans le temps, elle n’est pas temporaire.

Pour la diagnostiquer, il convient de calculer chez un patient au repos deux valeurs mesurant:

  • la pression diastolique (valeur basse ou pression minimale) : le cœur est relâché, il se remplit de sang qui parvient dans ses oreillettes depuis les artères pulmonaires et les veines caves. Valeur normale : 90 mmHg (mm de mercure)
  • la pression systolique (valeur haute ou pression maximale) : le cœur est contracté et propulse le sang depuis l’aorte vers les artères périphériques. Valeur normale : 140 mmHg

Concrètement, la mesure des deux valeurs est faite 2 fois sur une période de 3 à 6 mois, la seconde fois étant réalisée soit en environnement hospitalier, soit par le patient lui-même à son domicile.

Si les mesures du patient sont supérieures ou égales à ces valeurs, le diagnostic d’hypertension artérielle est posé.

On considère que l’augmentation de 2 points de la pression artérielle habituelle double le risque d’AVC et d’infarctus du myocarde.

Symptômes, causes et complications de l’hypertension artérielle

Maladie invisible et asymptomatique, la vigilance est de mise dès que ces signes éventuels d’une hypertension artérielle apparaissent :

  • somnolence et fatigue
  • malaises
  • suées
  • maux de tête (localisés dans la nuque et récurrents le matin)
  • palpitations
  • vertiges
  • bourdonnements d’oreille
  • engourdissements
  • nausées et vomissements
  • troubles de la vue
  • saignements de nez

La récurrence de ces troubles nécessite la consultation d’un médecin.

Si la cause exacte de l’hypertension artérielle n’est pas connue, des facteurs liés à une mauvaise hygiène de vie la favorisent :

  • surpoids
  • excès de « mauvais » cholestérol et « bon » cholestérol peu élevé
  • manque d’activité physique adapté
  • tabagisme (rétrécissant les artères)
  • consommation d’alcool et de sel trop élevée
  • stress

Certaines maladies augmentent le risque de souffrir d’hypertension artérielle comme l’hypercholestérolémie, le diabète et l’apnée du sommeil.

Plus rarement certaines maladies rénales, endocriniennes et des glandes surrénales peuvent aussi la causer.

En l’absence de traitement antihypertenseur spécifique, elle entraîne une dégradation de certains organes, comme le rein et le cœur (insuffisances rénale et cardiaque, angines de poitrine), l’œil (rétinopathie) et bien sûr les artères elles-mêmes (artériosclérose et artériopathie des membres inférieurs). Les AVC et maladies d’Alzheimer et apparentées font partie des complications liées à l’hypertension artérielle.

Plus rarement, certains traitements médicamenteux (corticoïdes, antidépresseurs, certains anti-inflammatoires…) et les antécédents familiaux peuvent aussi la favoriser ou l’aggraver, mais elle est exceptionnellement d’origine génétique.

Prévention et traitement

Des mesures favorisant une meilleure hygiène de vie aident à réduire, voire éviter, l’hypertension artérielle légère et sont à adopter dans tous les cas.

Toutefois, elles ne suffisent pas au bout de quelques mois dans les cas avancés: un traitement antihypertenseur doit alors être prescrit par ordonnance. Il peut consister en un seul médicament ou en associer plusieurs.

Il existe 8 familles de médicaments pour lutter contre cette maladie, qui interviennent à différents niveaux :

  • élimination ou régulation du sel (sodium) et de l’eau dans l’organisme (diurétiques)
  • vasodilatation (dilatation des vaisseaux pour aider le passage du flux sanguin)
  • diminution de l’activité du système nerveux et de la fréquence du rythme cardiaque (bêta-bloquants)
  • lutte contre l’insuffisance cardiaque
  • contrôle cérébral de la tension artérielle
  • assouplissement des artères

Le traitement médicamenteux consiste en la prise d’un ou plusieurs médicaments. L’action de différents médicaments combinés peut agir simultanément sur ces facteurs, en fonction de la condition du patient.

Ce traitement et le respect d’une bonne hygiène de vie nécessitent la responsabilisation du patient hypertendu: il doit accepter les contraintes découlant de sa condition. Elle implique la prise rigoureuse du traitement, un contrôle médical régulier pour en vérifier l’efficacité et son ajustement éventuel, ainsi que le contrôle hebdomadaire ou plus fréquent de sa tension par le patient.

Cela implique également d’indiquer à son médecin traitant que son traitement lui convient au quotidien pour préserver sa santé.

Cependant, 10 à 30% des malades hypertendus sont résistants à ces traitements. La recherche médicale explore actuellement d’autres voies pour combattre efficacement cette résistance. Enfin, si ces traitements luttent contre l’hypertension artérielle et ses conséquences hautement néfastes sur l’ensemble de l’organisme, ils ne permettent pas de la vaincre définitivement.

       

mardi 26 juillet 2022

Mémoires et radotages (432) – Ce qui était juste est devenu faux

 

Écrit le 25 juillet 2022

On écrit sa vie… On relit sa vie… Ce qu’on lit est étrange… A-t-on menti à l’époque ?... Tout semble faux, tout semble mensonger… Et pourtant quand nous avions écrit ces pensées, ces faits, leurs conséquences et la morale que l’on pouvait en tirer, nous étions sincères, complètement sincères… Et maintenant, tout nous semble faux… Non pas les faits, mais leur interprétation. Et si le sort de la vie avait été juste envers nous ? Et si on avait été si mauvais, que les coups de la vie n’étaient que justice ? Et si notre innocence n’était que culpabilité ?

Victime ? De quoi ? Des prédateurs, ou bien de notre propre incurie ?

Pourquoi se vanter d’avoir les meilleurs enfants du monde, alors que nous avons eu la folie criminelle de contribuer à les faire venir au monde dans un enfer, qu’ils n’ont pas voulu et surtout, pas mérité ! Serait-on des criminels par inadvertance ?

Quand on pense avoir été utile sur terre et que la façon dont nous avons été traités en retour est une punition, n’est-ce pas la preuve, que nous étions, non pas des héros maltraités, mais plutôt des bons à rien qu’il fallait châtier, des inutiles qui empêchaient le monde de tourner rond !

C’est maintenant, cette seule et unique idée qui emplit et emplira le reste de mes jours. Les prédateurs sont les justiciers et les résistants sont des terroristes, et non pas l’inverse, comme je l’ai toujours cru…

C’est pourquoi, ces textes que je relis, ne sont plus ma vérité, mais plutôt un univers qui était le mien et seulement le mien…

Qu’est-ce que l’amour, quand on parle de couple ? Une vaste fumisterie ! Une simple attirance sexuelle, une pulsion irrationnelle… Et quand elle s’éteint, on s’aperçoit que ce n’était pas de l’amour, mais une simple illusion…

Il me revient cette phrase de mon chef de secteur et du directeur d’agence de la Spapa de Gennevilliers (tous deux d’excellents Gaullistes, selon leurs tonitruantes déclarations), cette phrase donc, selon laquelle « Un homme n’en vaudra jamais deux »… Cette phrase qui est le bon sens même, quand il s’agit de l’égalité devant la loi et la république, j’en contestais bêtement, l’application au sujet des salaires des ouvriers, prétextant que certains travaillaient comme deux, voire comme trois et que, partant, il était juste de calculer les primes en conséquence, d’autant que l’entreprise gagnait bien davantage par cet intéressement des exécutants. Ce que je fis en me heurtant à cette hiérarchie rétive… En en étant fier, à l’époque… Et bien, c’est moi, qui aie été viré ! Quel con je fus… Un homme n’en vaut pas deux, c’est comme ça ! Le libéralisme n’est pas comme je l’avais cru, un moyen pour tous (ouvriers et patrons) de gagner plus. Non, j’avais tort ! Le libéralisme, c’est faire la séparation entre les possédants et les exécutants, entre les seigneurs et les manants ! Et j’en ai été bien puni ! L’injustice, ce n’est pas celle dont j’ai cru être la victime… C’est celle que j’avais eu l’impudence de créer en intéressant les ouvriers à leur tâche, en instaurant une ambiance dynamique et chaleureuse, en faisant que mes chantiers soient les plus rentables au grand dam des autres services qui appliquaient la doctrine de la société…

Bien d’autres épisodes me reviennent et tous ont la même conclusion : J’avais cru avoir raison mais en fait j’ai eu tort et je l’ai payé cher ! Mais je l’ai bien mérité : On ne passe pas impunément les règles de la société, même si ce sont des règles implicites non écrites !

Et il m’a fallu plus de 7 décennies pour le comprendre !

       

samedi 23 juillet 2022

Qu'est-ce que le temps lourd ? (complété)

 



Cette expression qualifie cette sensation inconfortable d'oppression provoquée par certains états de l' atmosphère, comme il arrive souvent à l'approche de l' orage, par exemple. Ces états, que l'on qualifie justement de temps lourd, sont principalement dus à l'occurrence simultanée d'une température et d'une humidité élevées, fréquemment renforcée par une absence de vent et une importante nébulosité.

Dans de nombreux cas, il apparaît qu'une prédominance trop nette des ions positifs par rapport aux ions négatifs dans l'environnement atmosphérique immédiat du corps humain renforce et même suscite l'impression de temps lourd, qui peut donc être ressentie également en air confiné ; parmi les facteurs susceptibles d'expliquer ce phénomène figure l'amoindrissement du rôle favorable joué par les électrons ambiants dans l'activité des cellules corporelles et dans la neutralisation et la précipitation d' aérosols nocifs qui sont chargés positivement
 
Pourtant, l’air ne pèse pas davantage : les molécules d’eau sont plus légères que les molécules d’azote et d’oxygène composant l’atmosphère – la masse volumique de l’air humide au niveau de la mer est de 1,2 kg/m3, celle de l’air sec est de 1,225 kg/m3.

La sueur s’évapore moins vite

« Cette sensation de pesanteur correspond à l’inconfort que l’on éprouve quand notre corps a du mal à se refroidir », décrypte Olivier Proust, prévisionniste à Météo France. En temps normal, la sudation nous permet d’évacuer l’excès de chaleur. En temps normal, l’oxygène de l'air chargé négativement, attire les atomes d'hydrogène chargés positivement, facilitant ainsi la sudation sous forme de gaz. Mais plus l’air est humide, moins la sueur s’évapore facilement. L'air ambiant étant davantage chargé d'ions positifs (H+), empêche l'eau de la transpiration de se dissocier en O-- et H+. L'évacuation de la sueur, davantage sous forme liquide, est peu efficace pour réguler la température du corps. L’indice humidex tient compte de la température et de l’humidité pour mesurer la chaleur ressentie.

En été, la chaleur est plus ou moins supportable selon la masse d'air qui nous concerne. Si le taux d'humidité de l'air est faible, la chaleur est tout à fait supportable et le ressenti agréable ; en revanche lorsque la masse d'air a un taux d'humidité élevé, on parle de temps lourd provoquant une sensation d'inconfort.

Par temps chaud, notre corps doit maintenir sa température interne à 37°C. Pour cela, notre organisme produit de la sueur à partir de glandes sudoripares situées sous notre peau. Cette production de sueur s'accompagne d'une évaporation à la surface de la peau conduisant à un rafraichissement.

Lorsqu'il y a beaucoup d'humidité dans l'air, la sueur ne s'évapore pas aussi rapidement. L'évaporation s'arrête même complètement lorsque l'humidité relative atteint 90%. Dans ce cas, la température du corps augmente et entraine une sensation d'inconfort.

L'humidex pour mesurer la sensation d'inconfort

La différence entre la température réelle et la température perçue a été théorisée par les météorologues canadiens J.M Masterton et F.A Richardson en 1979 avec la création de l'Humidex. C'es un indice et non une quantité physique mesurable. Il combine la température de l'air ambiant et l'humidité relative en une seule valeur pour reflèter la température perçue. Si l'on prend l'exemple d'une température de 30°C avec un taux d'humidité de 80%, l'humidex est de 43, soit une température ressentie de l'ordre de 43°C et une sensation d'inconfort importante.

Avec un Humidex < 29 : aucun inconfort,

Humidex entre 30 et 39 : un certain inconfort, efforts physiques déconseillés

Humidex entre 40 et 45 : beaucoup d'inconfort, efforts physiques à proscrire

Humidex entre 45 et 53 : danger, sorties déconseillées

Humidex > 54 : probabilité de coup de chaud imminant, sorties à éviter.

Voici quelques conseils pour éviter de transpirer en cas de chaleur :

- évitez de boire trop chaud ou trop froid, buvez des boissons à température ambiante.

- compensez avec un ventilateur ou un éventail.

- portez des vêtements amples et en fibre naturelle.

- portez des chaussures ouvertes.

- prenez plusieurs douches froides par jour.

       

dimanche 17 juillet 2022

La Cumparsita


 

Mais, la meilleure interprétation orchestrale, pour moi, c'est celle de Luis Tuebols :

 


     

samedi 16 juillet 2022

Si j’avais été toi, un jour je t’aurais dit

 

Écrit le 23 mai 2008

Si j’avais été toi, un jour je t’aurais dit :
 « Sais-tu ma très gentille et plus fidèle amie,
Que je viens de connaître, une femme qui en mon cœur,
Allume une chaude et tendre flamme de bonheur ? ».

 « Toi qui es mon amie, je voulais t’avertir
Afin de te faire partager mon bonheur
Certain de la joie que tu saches que je vais enfin être heureux
Je voulais ne le dire qu’à toi, car je sais que mon bonheur compte pour toi… »

Mais tu n’es pas moi.
Toi, tu as préféré me tourner le dos, au lieu de me faire connaître tes joies. Je n'étais pas ton ami, mais ne le savais pas.

Je sais maintenant, que tu es frivole, que l’amitié pour toi, n’est qu’un mot sans parole.
Que les mots que tu dis ne sont que pièges, que tu tends aux autres, que tu tends à toi-même et que certains t’empruntent et retournent contre toi.

Tu prends et tu jettes, ignorant la souffrance que tu fais subir. Car tu n’as que des droits concernant ta personne. Les devoirs tu les ignores et tu risques d’en souffrir, le jour où ton miroir se brisera et qu’en face de toi, il n’y aura plus personne…

Tu n'es pas moi... et je ne serais jamais, non jamais, toi !
           

jeudi 14 juillet 2022

mercredi 13 juillet 2022

C'est vrai ? Y'a des gnognos kiki ?

 


 J'adore les 4 premières secondes... Hélas, ce ne sont que 4 secondes... C'est trop mignon !

mardi 12 juillet 2022

Mémoires et radotages (431) – Retraites Peaux de Chagrin

 

Écrit le 12 juillet 2022

 

Indice des Prix à la consommation :

 

 

 



Il apparaît qu’entre le début de ma retraite en juin 2010 et mai 2022, l’inflation des prix est de 17,78% !

Dans la même période, mes pensions ont augmenté de 5,67%... Cherchez l’erreur !

Pour rattraper le pouvoir d’achat perdu il faudrait multiplier mes pensions par : 1,1778 / 1,0567 = 1,1145… C'est-à-dire qu’il faudrait les augmenter de 11,45% valeur mai 2022 (dont 5% sont dus à l’inflation de la dernière année Juin 2021-Mai 2022) !

Voilà comment de Sarkozy à Macron, « Ils » ont diminué nos retraites ! Et ça ne leur suffit pas : Ils veulent nous faire travailler plus longtemps et ne plus nous soigner (ils ont pourri le système sanitaire) pour qu’on crève plus vite… Qu’on crève au travail serait nettement plus bénéfique au libéralisme dominant !

Il serait temps que les Français se lèvent et aillent manifester contre ces malfaisants qui nous gouvernent !

       

 

lundi 11 juillet 2022

Mémoires et radotages (430) – Estimations et paupérisation

 

Écrit le 11 juillet 2022

J’écris de moins en moins, parce que j’oublie de plus en plus… Le temps d’ouvrir Word… et les idées sont parties en fumée…

Depuis que j’ai cessé mes occupations professionnelles, j’ai gardé un certain nombre de réflexes datant de cette époque… Certes je ne saurais plus annoncer l’estimation d’un projet immobilier à un client potentiel et l’impressionner pour remporter le marché de Maitrise d’œuvre ou de coordination… parce que j’ai totalement oublié les formules de calcul que j’avais dans la tête et qui tenaient compte du nombre de sous sols, de la nature des façades et du nombre d’étages en élévation. Pourquoi ne les ai-je jamais écrites quelque part. j’avais une confiance totale dans mon cerveau à cette époque… De toute façon, si j’avais consigné ces formules noir sur blanc, la valeur des paramètres (matériaux, main d’œuvre, marge) a bien changé… Donc mes formules seraient obsolètes… Mes estimations de l’époque n’étaient précises que parce que je baignais complètement dans la valeur de tous les ingrédients des métiers du bâtiment… J’étais assez fier de ce pouvoir d’analyse et de synthèse… En tous cas, je me dis que maintenant, ces connaissances ne me serviraient à rien, il n’y a donc rien à regretter…

J’ai donc gardé un peu de ces habitudes dans le domaine de l’alimentation, puisque c’est moi qui fais les courses chaque jour…

Ainsi, quand je me présente à la caisse de Leclerc j’estime le contenu de mon caddie ou de mon sac et j’annonce mentalement, par exemple 28 euros… la facture est très peu différente de ce montant… Si je suis chez Intermarché, pour le même contenu, j’annonce 31 euros et si je suis chez Aldi, j’annonce 25 euros… Il est rare que j’aie beaucoup de différence… Sauf bien entendu, quand j’achète des ingrédients qui sortent totalement de l’ordinaire… Cela me conforte dans l’illusion de maitriser encore quelque peu mon pouvoir d’estimation…

Il faut bien se faire plaisir…

Mais ce qui ne fait pas plaisir, comme c’est le cas actuellement, c’est quand les prix flambent tellement vite, que le montant annoncé à la caisse est beaucoup plus important que mon estimation… Et là, je me rends compte de mon pouvoir d’achat très substantiellement rogné par la spéculation et par ces sanctions, qu’en fait, nos dirigeants génèrent indirectement contre leur propre peuple !

Macron, puisque tu sais si bien nous piquer notre oseille avec tes sanctions contre Poutine, et bien augmente donc nos retraites, espèce de salopard ! J’en ai marre de tes vacheries pour nous paupériser ! C’est ta façon pour faire baisser les retraites puisque tu as échoué avec ta « retraite à points » qui avait cet objectif !

       

lundi 4 juillet 2022

Mémoires et radotages (429) – Justice et équité, ne sont-ce que des mots ?

 

Écrit le 03 juillet 2022

La justice… L’équité…

Ce sont les valeurs auxquelles j’ai toujours imperturbablement accordé le plus d’importance. Et même si en vieillissant, mon caractère change, en même temps que mes priorités et mes préoccupations… Cette soif de justice ne m’a jamais quitté…

Je me souviens dans un entretien pour un emploi, chez un de ces connards de chasseurs de têtes… J’avais parlé de justice, à propos des rémunérations de ceux dont j’ai eu la responsabilité… Oh, que n’avais-je pas dit là ! Le pauvre naze que j’étais ! Même pas bon à employer les bons mots, ceux de la bonne société… Non, et puisque j’employais un vocabulaire de naze, j’ai été écarté du poste ! Bien fait ça m’apprendra !

Il aurait fallu que je dise « équité »… Et oui, bien entendu… C’est une question de mot… L’importance que je sois juste ou bien équitable n’entre pas en ligne de compte dans le choix d’un candidat qui aura la fonction d’être la pire des peaux de vache, le plus injuste possible et le plus inéquitable… J’étais vraiment à coté de la plaque !!!

Bon ! C’était un aparté… Encore un souvenir cuisant, un de plus ! Le sujet n’était pas là…

Mon sujet de ce jour de vieillerie… C’était, comme toujours mes gamins… Enfin, disons mes grands enfants, tous trentenaires pour une durée d’une année…

Je fais le point, et ce n’est pas facile ! Depuis un an ai-je été juste avec mes enfants ? Zut je devais dire « équitable »… Faut-il aider autant tous ses enfants ? Dans l’absolu, ce serait l’idéal… mais cela est davantage possible pour les familles fortunées qui peuvent faire des donations de même valeur à chacun de leurs moutards qui eux-mêmes pètent dans la soie ! Mais quand nous sommes dans la modestie des familles modestes, avec des situations professionnelles chaotiques différentes, peut-on aider plus l’un que l’autre ? Fatalement, sur la dernière année, j’ai davantage aidé le Kikson… qui était dans la merde et qui n’avait pas les moyens de se payer un ordinateur alors qu’il était en formation pour décrocher son diplôme de … ça y est, ça m’échappe encore… disons un diplôme en informatique pour travailler sur le web… Un ordi qui fonctionne bien, c’est comme une épée pour un chevalier : un outil indispensable !

Ensuite j’ai aidé le toto, mais seulement partiellement pour son ordi… Mais depuis hier, j’ai rétabli une sorte d’égalité avec Nono en aidant ce dernier pour son nouvel ordi à la même hauteur que Toto… Considérant que Toto et Nono, sont au même niveau de revenus résiduels mensuels…

Bien évidemment cet écart entre le Kikson et ses deux frères me préoccupe… Mais je me dis que le Kikson était bien plus nécessiteux que ses frères et que j’ai bien fait, finalement de l’aider beaucoup plus…

Tout à coup… Je me rends compte de l’insignifiance de mon texte, par rapport à des gens qui brassent tant d’argent que mes financements doivent leur paraître bien ridicules ! De ces gens qui mettent mille euros par personne et par semaine pour des vacances d’été par exemple… De ces gens fort nombreux qui ont le dernier SUV qui va bien, etc…

Ils n’ont qu’à pas me lire, ces bobos dédaigneux, après tout ! Je les emmerde, à pied, à cheval et en voiture ! Point barre !