jeudi 22 septembre 2016

Manipulation de masse

Un cours largement enseigné à l’ENA et dont les anciens élèves tirent le plus grand profit.

Les dix stratégies de manipulation de masses
Le philosophe nord-américain Noam Chomsky, activiste et penseur politique, professeur de linguistique au Massachusetts Institute of Technology où il a enseigné toute sa carrière, a fondé la linguistique générative. Il s'est fait connaître du grand public, à la fois dans son pays et à l'étranger, par son parcours d'intellectuel engagé. Il a élaboré une liste des « Dix Stratégies de Manipulation » à travers les médias. Elle détaille l’éventail, depuis la stratégie de la distraction, en passant par la stratégie de la dégradation jusqu’à maintenir le public dans l’ignorance et la médiocrité.

1. La stratégie de la distraction
Élément primordial du contrôle social, la stratégie de la diversion consiste à détourner l’attention du public des problèmes importants et des mutations décidées par les élites politiques et économiques, grâce à un déluge continuel de distractions et d’informations insignifiantes. La stratégie de la diversion est également indispensable pour empêcher le public de s’intéresser aux connaissances essentielles, dans les domaines de la science, de l’économie, de la psychologie, de la neurobiologie, et de la cybernétique. « Garder l’attention du public distraite, loin des véritables problèmes sociaux, captivée par des sujets sans importance réelle. Garder le public occupé, occupé, occupé, sans aucun temps pour penser; de retour à la ferme avec les autres animaux. » Extrait de « Armes silencieuses pour guerres tranquilles »
(Le foot, les jeux olympiques, Johnny, etc) ["Panem et circenses" "Donnez leur du pain et des jeux !"].

2. Créer des problèmes, puis offrir des solutions
Cette méthode est aussi appelée « problème-réaction-solution ». On crée d’abord un problème, une « situation » prévue pour susciter une certaine réaction du public, afin que celui-ci soit lui-même demandeur des mesures qu’on souhaite lui faire accepter. Par exemple: laisser se développer la violence urbaine, ou organiser des attentats sanglants, afin que le public soit demandeur de lois sécuritaires au détriment de la liberté.
(Ou encore : créer une crise économique pour faire accepter comme un mal nécessaire le recul des droits sociaux et le démantèlement des services publics.).

3/ La stratégie de la dégradation
Pour faire accepter une mesure inacceptable, il suffit de l’appliquer progressivement, en « dégradé », sur une durée de 10 ans. C’est de cette façon que des conditions socio-économiques radicalement nouvelles (néolibéralisme) ont été imposées durant les années 1980 à 1990. Chômage massif, précarité, flexibilité, délocalisations, salaires n’assurant plus un revenu décent, autant de changements qui auraient provoqué une révolution s’ils avaient été appliqués brutalement.
(Baisse des retraites et allongement de la durée du travail).

4. La stratégie du différé
Une autre façon de faire accepter une décision impopulaire est de la présenter comme «douloureuse mais nécessaire», en obtenant l’accord du public dans le présent pour une application dans le futur. Il est toujours plus facile d’accepter un sacrifice futur qu’un sacrifice immédiat. D’abord parce que l’effort n’est pas à fournir tout de suite.
Ensuite parce que le public a toujours tendance à espérer naïvement que « tout ira mieux demain » et que le sacrifice demandé pourra être évité. Enfin, cela laisse du temps au public pour s’habituer à l’idée du changement et l’accepter avec résignation lorsque le moment sera venu.
(L’augmentation importante de la pression fiscale ne s’est pas faite avant les élections de 2012).

5. S’’adresser au public comme à des enfants en bas-âge
La plupart des publicités destinées au grand-public utilisent un discours, des arguments, des personnages, et un ton particulièrement infantilisants, souvent proche du débilitant, comme si le spectateur était un enfant en bas-âge ou un handicapé mental. Plus on cherchera à tromper le spectateur, plus on adoptera un ton infantilisant.
Pourquoi ? « Si on s’adresse à une personne comme si elle était âgée de 12 ans, alors, en raison de la suggestibilité, elle aura, avec une certaine probabilité, une réponse ou une réaction aussi dénuée de sens critique que celles d’une personne de 12 ans ». Extrait de « Armes silencieuses pour guerres tranquilles »
(Les français sont trop gros, trop gros, trop gros ... Les boissons sucrées sont surtaxées : nous les paierons plus cher).

6. Faire appel à l’émotionnel plutôt qu’à la réflexion
Faire appel à l’émotionnel est une technique classique pour court-circuiter l’analyse rationnelle, et donc le sens critique des individus. De plus, l’utilisation du registre émotionnel permet d’ouvrir la porte d’accès à l’inconscient pour y implanter des idées, des désirs, des peurs, des pulsions, ou des comportements
(La terre se réchauffe dangereusement du fait des seules activités humaines (sic), ce sera terrible pour nos enfants : les carburants sont encore plus taxés).

7. Maintenir le public dans l’ignorance et la bêtise
Faire en sorte que le public soit incapable de comprendre les technologies et les méthodes utilisées pour son contrôle et son esclavage. « La qualité de l’éducation donnée aux classes inférieures doit être la plus pauvre, de telle sorte que le fossé de l’ignorance qui isole les classes inférieures des classes supérieures soit et demeure incompréhensible par les classes inférieures. Extrait de « Armes silencieuses pour guerres tranquilles »
(80 % des élèves des universités ou des grandes écoles sont issus des classes moyenne ou supérieure).

8. Encourager le public à se complaire dans la médiocrité
Encourager le public à trouver « cool » le fait d’être bête, vulgaire, et inculte
(Voir certaines émissions de TV particulièrement populaires).

9. Remplacer la révolte par la culpabilité
Faire croire à l’individu qu’il est seul responsable de son malheur, à cause de l’insuffisance de son intelligence, de ses capacités, ou de ses efforts. Ainsi, au lieu de se révolter contre le système économique, l’individu s’auto-dévalue et culpabilise, ce qui engendre un état dépressif dont l’un des effets est l’inhibition de l’action. Et sans action, pas de révolution!..
(Vous êtes au chômage par manque de formation !: suivez un stage et tout ira mieux).

10. Connaître les individus mieux qu’ils ne se connaissent eux-mêmes
Au cours des 50 dernières années, les progrès fulgurants de la science ont creusé un fossé croissant entre les connaissances du public et celles détenues et utilisées par les élites dirigeantes. Grâce à la biologie, la neurobiologie et la psychologie appliquée, le «système» est parvenu à une connaissance avancée de l’être humain, à la fois physiquement et psychologiquement. Le système en est arrivé à mieux connaître l’individu moyen que celui-ci ne se connaît lui-même. Cela signifie que dans la majorité des cas, le système détient un plus grand contrôle et un plus grand pouvoir sur les individus que les individus eux-mêmes.
(Pourquoi croyez-vous que les grands politiques utilisent et payent largement des instituts importants des sciences humaines ou des grandes sociétés de publicité ce qui revient au même).

Peu importe la couleur politique, voilà comment nos chers dirigeants nous manipulent !

lundi 19 septembre 2016

Mémoires et radotages (67) – L’effondrement industriel continue



En attendant, pendant la pré-campagne électorale, la désindustrialisation continue…

Alstom aujourd’hui abandonne une part de son activité, STX demain a l’intention de revendre l’entreprise (avant la fin 2016)…

Le cas d’Alstom est complexe. Souffrant d’une stratégie de l’état Français déplorable elle s’est déjà délestée de son activité énergie au profit de Général Electric… Si on est jamais certain de vendre des trains, on est quand même dans la plus grande certitude que l’énergie sera toujours un besoin vital… C’est maintenant les ricains qui vont mettre la main sur ce gâteau…

En ce qui concerne les trains, nonobstant le problème de compétitivité qui aurait pu être résolu et nous faire conquérir des marchés pour le TGV si nous avions pu dévaluer notre monnaie, il y a des problèmes de qualité, comme sur les TER diesel…
En effet, sur ce type de train, presque rien n’est fabriqué par Alstom et surtout pas les moteurs diesel, lesquels ont une fâcheuse tendance à tomber en panne très souvent… Il n’est pas rare de voir une rame avec 6 de ses moteurs sur 12 en panne, se traînant cahin-caha. A partir de 7, la rame ne peut plus rouler… Les moteurs ne sont pas très fiables, mais bien d’autres équipements non plus.
Si on ajoute que les personnels d’entretien de réseau ferré de France, pas très zélés, n’aiment pas réparer les moteurs… Ils sont plus doués, parait-il, pour changer des essieux, qui comme chacun sait, sont d’une longévité remarquable et par-dessus tout, leur appétence pour la grève est plus connue que leur envie de travailler…
Les quais de gare à raboter à grands frais dans toute la France, c’est la conséquence désastreuse du choix par SNCF des rames fabriquées par ‘Bombardier’ et dont le coût n’a pas été pris en compte lors de l’analyse des offres… Belle politique économique de la part de SNCF !
Néanmoins, malgré ces avatars, il y a un réel problème de stagnation technologique chez Alstom, qui s’est depuis des années endormie sur ses lauriers…

Quant à STX, après la fin de leur gros chantier, le ‘Harmony of the seas’, le carnet de commande se remplit à nouveau… Par contre l'actionnaire principal est en mauvaise santé financière. Il n’est donc nullement étonnant que STX cherche à vendre une affaire relativement florissante, pour combler ses déficits… Qui mettra la main dessus ? Certainement un pays qui s’emparera du savoir faire et des quelques clients des chantiers de l’Atlantique et démantèlera la boutique…
Montebourg reviens ! Ces chantiers de haute qualité sont stratégiques et participent à notre indépendance nationale. Ils ne doivent pas fermer !
Nous avons une marine qui n’est même pas l’équivalent d’une seule flottille de l’armée américaine…
Nous n’avons qu’un seul porte-avions, une hérésie… 
Et cette putain d’Europe : Elle n’a que 2 porte-avions, compris le nôtre, pour tout un continent ! 

Où est l’Europe de la défense ? L’Europe est une passoire !

Sur presque toutes les structures qui fondent une nation, l'UE est une catastrophe.

dimanche 18 septembre 2016

Si on voulait contrôler la catastrophe mondialiste (5)

Écrit le 18 septembre 2016

En marge des mesures évoquées ci-avant, il faut éclaircir la ponction des richesses : Il faut comme je l'ai dit supprimer totalement l'impôt sur la fortune... Mais il faut augmenter à due concurrence l'impôt sur les hauts revenus, sauf bien entendu, la partie de ces hauts revenus réinvestis dans l'appareil productif !
 
D'autre part, il faut modifier la taxation des héritages. Aucune taxe sur l'héritage du patrimoine investi dans l'appareil productif et seulement une taxation sensiblement plus forte qu'actuellement des patrimoines privés. En effet la bonne logique est qu'il ne faut pas taxer deux fois celui qui gagne de l'argent, mais il faut taxer une seule et bonne fois ceux qui en héritent sans avoir eu le mérite de le gagner ! Le barème qui s'appliquerait serait calqué sur celui de l'impôt sur le revenu, c'est à dire qu'il exonérerait les bas héritages et serait progressif en courbe parabolique.
Ces mesures sont de nature à encourager l'investissement et donc l'activité économique motrice de toute croissance.

En supposant que les conditions énumérées précédemment viennent un jour à être réunies, la dette diminuant, avec le concours de réels gestionnaires à la place des dirigeants actuels plus épris de pouvoir et d’argent que de saine gestion de la France, nous devrions reconquérir une souveraineté réelle à défaut d’une complète autosuffisance industrielle, mais avec une balance commerciale en équilibre.

Que se passera-t-il alors ? Il faudra bien se rendre à l’évidence : Il n’y aura pas d’emploi pour tout le monde. Certes beaucoup moins de chômage sera à déplorer, mais nous n’atteindrons pas le plein emploi, parce que les progrès de la technologie se feront aux dépends de l’ouvrier…
 
Il faudra bien maîtriser les flux migratoires pour ne pas nous retrouver à payer des oisifs venus se faire entretenir au prix d'un endettement de l'état colossal comme c'est le cas actuellement !

Il faudra bien venir aussi, nonobstant ce qui précède, à cette notion de « Revenu universel »…

Alors que nous ne réunissons pas encore les conditions économiques évoquées ci avant, pour mettre en place ledit Revenu, les politiques s’en emparent d’une façon tout à fait malsaine…
Pour eux, il s’agit de faire un tour de passe-passe entre notre système social actuel (Chômage, Retraite, RSA, Allocations Familiales, I.J. accidentés du travail, I.J. maladie etc…) et un nouveau calcul qui tendrait à donner à tous les foyers, quelques soient leurs situations de fortune, un montant par adulte et un montant par enfant… Bien sur, les foyers ayant des revenus verraient amputer ce « revenu universel » à due concurrence de leurs gains…

Le but inavoué est bien entendu de faire en sorte que ce nouveau dispositif soit moins coûteux pour la collectivité… Et donc serait pire que le système actuel. Ce système n’est vu qu’avec un intérêt spéculatif par nos dirigeants et ne présente donc aucun intérêt, tant que l'intérêt du peuple n'y sera pas prépondérant… Tout dépend donc de l'honnêteté du pouvoir au moment où cela sera mis en œuvre...

La véritable question est : Comment redistribuer une partie des profits à partir des richesses créées, au-delà des mesures de taxation de patrimoine et de successions ci avant évoquées ?

Dans un système en équilibre commercial, financier (pas d’évasion de liquidités) et démographique (immigration stoppée), comment des centres de création de richesse peuvent-il :
-Vendre à une clientèle solvable,
-Payer de la main d’œuvre et des fournisseurs,
-Rémunérer des investisseurs,
-Et en plus contribuer suffisamment, par l’intermédiaire d’un organisme re-distributeur, à faire survivre, à un minimum acceptable, toute une population non laborieuse du fait du manque d’emplois, mais utile en tant que consommateurs ??? 

Comment gérer les formations, les carrières et surtout les motivations d’individus qui ne travailleront pas forcément, mais qui pourront être appelés à le faire ???

Faudra-t-il créer un système de bons de rationnement pour équilibrer les échanges vers chaque acteur économique, ou bien créer une autre monnaie non convertible dédiée à l’usage exclusif des « sans-revenus », pour que l’économie ne souffre d’aucun soubresaut de type épargne de précaution ???

Il y a beaucoup de questions et de problèmes à régler avant de mettre en place une nouveauté dont on ne connaît pas encore tous les tenants et aboutissants et alors même qu’aucune condition économique n’est encore réunie… Loin s’en faut !
    

Archives : Denis Frères


La famille Denis, fondatrice de la maison Denis Frères, a, depuis le début du XIXE siècle, été intimement engagée dans la vie maritime. Fils d'un soldat de l'Empire installé à Blaye, Étienne Denis commence sa carrière au commerce en embarquant pour des armateurs de Bordeaux aux voyages des Indes, de la côte d'Afrique et du Pérou. Devenu capitaine, il repart pour le Pacifique tenter une première expérience de liaison commerciale avec Tahiti. Cette mission remplie augurait favorablement d'une ligne du tour du monde touchant Tourane, Saïgon et la Réunion au retour. Mais le projet, faute de financement. se réduisit à la partie Europe Extrême-Orient, via Bonne-Espérance, voyages qu'Etienne Denis assura huit années durant, de 1839 à 1847, sur le Superbe, avant de se dédier à la création de comptoirs de commerce à Rio et au Callao.
Mais en 1857, Saïgon venait d'être ouvert au commerce. Les Bordelais avaient de ce pays une longue expérience. Étienne Denis fit aussitôt construire le brick-goélette, La Mouette, qui appareilla pour l'Extrême-Orient sous le commandement de son fils Gustave avec à bord, Émile, son second fils. Arrivés à Saïgon en octobre 1862, les deux frères y fondaient en novembre la maison qui porte leur nom.
Le riz fut tout d'abord la principale activité de la maison Denis Frères. En 1863 Alfred Denis était venu rejoindre ses deux frères à Saïgon. Peu après un premier voyage de poivre partait pour la France un chargement de riz. Gustave s'installa à HongKong pour faciliter les relations commerciales. Émile devint président de la Chambre de Commerce de Saïgon. Enfin Alphonse, le frère cadet, arrivé en 1868, prit en 1879 la relève de ses frères revenus en Europe. Une rizerie fut fondée en 1882 à Saïgon, puis l'année suivante, des filiales à Hanoï et Haïphong. Enfin Alphonse Denis reviendra à son tour, laissant les affaires à un directeur, des affaires dont le volume ira sans cesse croissant malgré la concurrence anglaise et allemande.
C'est en 1923 qu'est fondée - avec siège social 4, rue Catinat à Saïgon - la Compagnie Côtière de l'Annam, destinée à relier entre eux les petits ports et à faciliter les échanges entre la Cochinchine agricole, exportatrice de riz, et le Tonkin minier. Un contrat avec les charbonnages du Tonkin permettait la desserte en charbon de la côte et l'approvisionnement des chemins de fer. Un contrat avec les salines alimentait les pêcheries du Golfe. Le premier navire de la compagnie le Brésil, naufragé, fut remplacé par le Balguerie Stuttenberg, du nom d'une vieille maison bordelaise installée en Cochinchine bien avant Denis Frères. Mais ce ne fut qu'en 1939 que la Compagnie Maritime prit son essor avec les deux 2 500 tpl, Tran Ninh et Kontum, qui vinrent s'ajouter aux trois caboteurs existants : Francis Garnier, 1 640 tpl, Jean Dupuis, 900 tpl et Song Giang bâtiment de 1 440 tpl (ex-Dessinateur) ex-navire de la Cie Nauticus, créée par le commandant Dubost vers 1920.
La maison Denis s'identifie bientôt à la vie commerciale de l'Indochine en créant la Société des Riz, la Cie Franco Indochinoise, la Cie d'Equipement Industriel, la Société des Eaux et de l'Électricité d'Annam, les Brasseries et Glacières.
La guerre, l'occupation japonaise, vont paralyser les activités de la maison. La flotte fut entièrement détruite pendant les hostilités. En 1948 la compagnie recevait deux navires américains à chauffe au charbon type « Park »" de 4 700 tpl, et deux caboteurs américains de 800 tpl.
En 1951 la création d'une ligne de vapeurs à passagers entre Haïphong et Saïgon avec escale à Nha Trang et Tourane, surpassant les possibilités de charge et de confort du chemin de fer, connut un plein succès.
Ville de Saigon, mixte neuf, fut commandé en 1951, et Ville de -Haiphong, ancien mixte anglais d'occasion, fut acheté en 1953. Navires actifs, ils transportèrent en deux ans plus de 80000 passagers, particulièrement après la coupure du pays.
En 1953 le nom de la compagnie de navigation devenait Cie de Navigation Denis Frères (C.N.D.F.).
Au moment où les couleurs de Denis Frères vont quitter l'Indochine, il est intéressant de voir les armements qui ont été engagés sur cette côte, depuis les débuts de la vapeur (1).

Une des premières compagnies installées : la Cie Nationale de Navigation à Vapeur de l'Est Asiatique Français, avait disparu vers 1900. À partir de là on ne trouve plus que les Messageries Maritimes et les Chargeurs Réunis. 'Deux navires des Chargeurs furent affectés au cabotage de 1923 à 1929, Campinas et Caravellas. Puis en 1939 ce furent le Kindia (ex-navire de la Cie Maritime des Transports de l'A.O.F., exploité par les Chargeurs) et le Saint-Michel (ex-Kolente, bananier de la C.O.A.), tous deux stationnaires. Quant aux Messageries, elles assuraient plutôt la continuation de leur service postal vers Haïphong qu'un véritable service cabotage.

Vers 1920 se constitue la Société Les Affréteurs Maritimes Indochinois, raison sociale changée Société Maritime Indochinoise, dirigée par le capitaine Orsini, avec pour premier navire le Gouverneur général Sarraut.

À côté de Denis Frères on va trouver aussi Cie Asiatique de Navigation, du groupe Est Asiatique Français, sous la direction du capitaine Constantin.

Si bien qu'en 1938 on pourra dénombrer e Indochine les compagnies suivantes : les Messageries Maritimes avec Khai Dinh et Asni. La Cie Asiatique avec Canton et Laos, les Chargeurs avec Kindia. La Cie Côtière de l'Annam (Denis Frères) avec Jean Dupuis, Kontum, Tran Ninh, Francis Garnier, Song Giang, Gouverneur général Pasquier, Les Affréteurs Maritimes Indochinois avec les , Gouverneurs généraux, Sarraut, M. Long, Van Vollenhoven, Varenne, et les navires: Santa Fe, Surcouf, Altair, A. Tach, avec Tai Poo Sek, Tai Seun Hong, la Cie de Commerce et de Navigation avec Hai Sang, et d'autres petits armements à un seul bateau, de moins de 1 000 tjb.

À la reprise, en 1949, on trouvera en Indochine les Chargeurs avec Docteur Roux et Saint-Michel, les Messageries Maritimes avec l'Espérance, les Transports Océaniques avec Pigneau de Bëhaine et Gialong, Les Affréteurs Indochinois avec les « Docteurs » Pham Hu Chi, A. Calmette, Augier, Yersin. Denis Frère (Cie Côtière de l'Annam) avec Henri Mouhot, Do Huu Vi, et les petits Courlis et Petrel, la Cie Asiatique de Navigation avec Alexandre de Rhodes, enfin nombre de petits armements avec un seul navire de moins de 1 000 tjb.
On note dans cette liste l'appoint de dix navires type « Park ». Ces bâtiments construits au Canada de 1943 à 1945 constituaient la flotte fédérale de l'Indochine, le Haut Commissariat de France en étant armateur. Achetés en 1946, ils furent confiés, en gérance aux armateurs opérant en Indochine à la manière des « Liberty-ships » pour les armements de la métropole. Navires de 98 m de long, de 4 700 tpl, c'étaient des cargos classiques « trois îles », à quatre cales, avec un ou deux ponts. Ils étaient mus par une machine alternative de 1 176 ch, donnant 9,5 nœuds de vitesse moyenne.

En 1954 les accords de Genève décidant de couper le pays en deux par le dix-septième parallèle, marquèrent la perte des affaires du Nord et la fin u trafic maritime nord-sud. À ce moment-là, la Cie Denis-frères exploitait dix navires. Son siège social t transféré à Paris.
Ayant perdu nombre d'intérêts en Indochine, la maison Denis tenta tour à tour de s'implanter à Singapour, puis au Japon, mais là le volume des affaires réservé à une compagnie française se montrant trop faible pour le potentiel de la maison, elle-ci se tourna vers l'Afrique francophone qui lui semblait un meilleur champ d'expansion. Les affaires seront d'abord reprises à la Réunion, puis à Madagascar, mais les relations anciennes avec les Éts Maurel et Prom conduiront Denis Frères vers la côte occidentale d'Afrique. La Compagnie Côtière d'Annam devenue Cie de Navigation Denis Frères se liait à la Société Navale de l'Ouest, le 10 octobre 1955, dans un « service commun » pour l'exploitation d'une ligne traditionnellement desservie par la S.N.O., entre autres.
En 1955, la Cie Denis Frères achetait à la S.N.O. deux navires américains à six moteurs (1) Saint-Paul et Saint-Jacques, qui gardaient leur nom mais changeaient de pavillon. Le service commun, partant de Hambourg, Amsterdam, Rotterdam, touchait la France à Dunkerque, Le Havre, Bordeaux, avant de rejoindre la C.O.A. à Port Étienne et Dakar, jusqu'à Port-Gentil et Pointe-Noire.
En 1957 était commandé le Saint-Louis, 7 400 tpl, 16 nœuds, bien conçu pour la côte d'Afrique, premier des cargos « tout à l'arrière ».
En 1961, Saint-Paul et Saint-Jacques étaient allongés de 15 mètres pour mieux s'adapter aux grosses capacités du trafic et, en 1962, Denis Frères augmentait sa flotte du Saint-François, navire repris aux chantiers du Trait en cours de construction.
Après entente avec les Éts Maurel et Prom en 1955, le Djiring, 2 900 tpl, ancien navire de la flotte d'Indochine avait été affecté à la ligne Marseille Sète vers le Sénégal, via Dakar, mais l'activité de ce navire fut, dès 1962, prise en compte par une société nouvellement créée : la Djiring Fret S.A., qui fit les arachides sur la côte, via le cap Vert. La Cie Paquet avait des intérêts dans la société.
Mais il faut rappeler également ici la tentative faite par la Cie Denis d'une ligne Marseille - Naples, Le Pirée - Limassol - Haiffa, ancienne ligne des Messageries, sur laquelle étaient placés les paquebots Théophile Gautier et Lamartine. Ville de Saigon rapatrié, fut rebaptisé Lamartine pour cette ligne qui fut abandonnée six mois plus tard, incapable de surmonter la concurrence des compagnies d'État Zim et Adriatica.
En 1962 débutait la ligne Marseille - Sénégal. Ainsi la C.N.D.F. se trouvait-elle intégrée dans le trafic du pavillon français à la C.O.A., à côté de la S.N.O., du groupe S.A.G.A., Rothschild, de la Cie des Chargeurs Réunis, et de la Cie Delmas-Vieljeux.
Saint-Louis trop petit fut vendu en 1968 pour pouvoir acheter d'occasion Saint-Louis (11), ex-Thais Hope américain, et en 1970 étaient vendus les deux « six moteurs » ainsi que le Saint-François qui en 1968 devenait le Ville de Djibouti de la Havraise.
Puis étaient commandés à Sunderland deux bâtiments du type « Néo Liberty » (2), SD14: Saint-Paul(II) et Saint-François(II) livrés en février et novembre 1970.
Déjà dans la conférence C.O.L.I.N.A.V., en 1968 Denis Frères entrait dans la C.O.W.A.C., Conférence de la West Africain Coast.
En 1971 les comptes de la S.A.G.A. et par conséquent ceux de la S.N.O., mis à jour, apparaissaient déficitaires. Une politique de matériel disparate semblait être à l'origine de ces résultats. Par décision du groupe Rothschild, et avec l'accord des autorités françaises, la S.N.O. fut vendue à l'armement norvégien Leif Hoegh, ce dernier laissant à Denis Frères la gérance de la Société Navale de l'Ouest. Une filiale commune Navalden consignait les navires des deux compagnies à Bordeaux.
Le Service commun fut remplacé par le G.I.E. SCADOA, destiné à la desserte de l'Ouest africain. Dans le consortium figurent, outre la S.N.D.F. et la S.N.O., les armements Hoegh, Rederi A/B Transatlantic (Suédois), Koninklijke Ned Lloyd (Hollandais). Ce G.I.E. est l'un des trois plus grands groupes d'armement européen à la C.O.A.
En 1979, né des relations amicales de M. Bureau, président de Denis Frères, et de M. Tristan Vieljeux, commençait un service commun entre les deux compagnies sur la C.O.A.
Groupe financier important, en 1972 Denis Frères comprenait : Denis Frères S.A., Denis Frères Bordeaux S.A., La Cie Commerciale pour le Riz et l'industrie (SARI) S.A., la Cie de Navigation Denis Frères (C.N.D.F.) S.A. La maison détenait des participations dans les Brasseries et Glacières de l'Indochine, la Cie Franco Indochinoise, les Éts Maurel et Prom, les Éts J. Abile Gal.

(2) - On consultera un article de J. -P. ROBICHON, dans la revue Jeune Marine : Histoire du SD 14, du Liberty au Néo Liberty, article dont nous extrayons ces grandes données: En 1965, 800 Liberty-ship., étaient en position de réserve aux Etats-Unis, et 700 d'entre eux naviguaient encore. Mais on n'avait pas attendu cette date pour prévoir le remplacement de cette j7otte de service. Dès 1960, quelques chantiers s’étaient penché sur le problème de concevoir un bâtiment de 14 000 tpl, à deux ponts, calant moins de 9 mètres, et aussi bon marché à l'achat qu'à l'entretien. Cinq ans plus tard les chantiers A usine el Pickersgill de Sunderland présentaient les plans d'un bâtiment de ce type, Ie ( SD 14 – Shelter Deck de l4OOO tonnes équipé d'un Moteur Sulzer 5 cylindres de 5500 ch, calant 29 pieds et mesurant 134 mètres, pour un prix de 915 000 livres. Notons que c'est précisément à Sunderland qu'a été lancé, en octobre 1941, le premier Empire-Liberty, dont la conception devait inspirer le dessin des 2700, Océan liberty, américains qui furent construits pendant la guerre.

En 1976, 176 SD 14 avaient été commandés dans différents chantiers agréés pour construire sous licence A & P. Des modifications ont été appropriées au dessin original.- moteur poussé à 7 500 ch, mâts de charge, de 10 tonnes.
Pour Denis Frères, premier acquéreur français de ce type de navire, les modifications ont porté sur un moteur Sulzer de six cylindres, permettant 15 nœuds, des installations frigorifiques et des apparaux de levage propres au trafic C. O. A.

samedi 10 septembre 2016

Comment fabriquer des électeurs socialistes?






Voilà comment on fabrique des électeurs pour le PS . Tous les algériens nés avant 1963 vont pouvoir venir en France et demander le minimum retraite . 

Dernier grand projet législatif du quinquennat de Hollande, le projet de loi «Égalité et Citoyenneté», présenté en conseil des ministres en avril dernier, est actuellement en séance publique (procédure accélérée)à l’Assemblée nationale jusqu’au 1er juillet prochain.

Ce projet de loi est porté par Patrick Kanner, Ministre de la Ville, en collaboration avec Emmanuelle Cosse, Ministre du Logement, et la secrétaire d’État à l’Égalité réelle Ericka Bareigts ainsi que par 95 députés. Il se veut une réponse législative à «l’apartheid territorial, social et ethnique» déploré par le Premier ministre, Manuel Valls.

L’Assemblée nationale française devrait introduire un amendement  prévoyant d’accorder la citoyenneté française, sur simple demande de l’intéressé exprimant ce vœu, aux Algériens nés en France ou en Algérie avant le 1er janvier 1963, de père ou de mère algériens après en avoir été déchus par la loi n° 66-945 du 20 décembre 1966 modifiant l’ordonnance n° 62-825 du 21 juillet 1962, relative à certaines dispositions concernant la nationalité française.

Si vous avez du temps de lecture, je vous recommande l’entièreté  du projet de loi « Egalite Citoyenneté ».

Allez-y par petites touches quand meme, c’est du socialisme « puissant ».


www.assemblee-nationale.fr
N° 3679 _____ ASSEMBLÉE NATIONALE. CONSTITUTION DU 4 OCTOBRE 1958. QUATORZIÈME LÉGISLATURE. Enregistré à la Présidence de l’Assemblée nationale le 13 avril ...

vendredi 9 septembre 2016

politiciens avec un casier judiciaire non vierge

CPAM PLUS FORT QU’À LA SNCF

CPAM PLUS FORT QU’À LA SNCF

C'est encore mieux qu'à la SNCF !
 
Minute de silence à la CPAM
 
À ce niveau, on ne se moque plus, on admire.
     C’est de l’Art !
En rire...peut-être pas, mais sourire moqueur, malgré les circonstances...
L’affiche HALLUCINANTE de l’Assurance Maladie pour la minute de silence...
 
Sûrement LA photo de l’année, photo prise, à la Caisse Primaire d’Assurance Maladie (CPAM) du Cantal à Aurillac.
 
L’affiche qui annonce la fermeture de l’agence de 11h45 à 13h15 pour «procéder à une minute de silence ».
 
 

Mémoires et radotages (66) – Le plus heureux du monde bientôt en colère



J’ai eu les parents les plus formidables du monde. Dévoués, aimants, ils se sont toujours sacrifiés pour nous. Parfois, il n’y avait à manger que pour nous, mais c’est avec joie qu’ils se privaient, parce que nous étions leurs trésors, les amours de leur vie…

Maintenant, j’ai les enfants les plus formidables du monde. Aimants, fidèles en amitié et en amour, d’une honnêteté absolue, scrupuleux, généreux. Bien qu’avec de faibles moyens financiers, qui les amènent à se priver, ils s’offrent des cadeaux entre frères, où ils mettent tout leur amour. Même nous, avons droit à des cadeaux, alors que nous leur avions dit de ne pas faire cela, que leur présence est le seul cadeau que nous désirions. Je leur avais dit que je n’avais plus les moyens de leur offrir comme avant… Ils n’en ont cure ! Même le petit dernier, économise sur son argent de poche et ne manque jamais de nous offrir, malgré nos protestations, un cadeau et quand celui-ci est modeste, il y joint un magnifique dessin dédicacé…

Quel bonheur ! Je suis l’homme le plus heureux du monde !...

… En même temps, je me cache parfois pour pleurer… Tant d’amour de leur part, moi qui ne le mérite pas ! Qu’ai-je fait pour eux ? Les mettre sur terre dans un monde sans travail, sans avenir, sans espoir… N’est-ce pas criminel ? Pas coupable ?... En tous cas responsable…

Responsable de ne pas avoir tissé de réseau pour les caser à la fin de leurs études.

Responsable de ne pas avoir réussi à amasser suffisamment d’argent pour les aider, ne pas avoir réussi à conserver mon entreprise pour leur donner un emploi en famille et assurer leur avenir… Je pense à toi Toto qui à dix ans, m’avait demandé : « Est-ce que je pourrais travailler avec toi plus tard ? »… Et je t’avais répondu « Oui », comme un gros con ! Alors que quelques mois après, la loi Besson dont le décret d’application tardait, me privait de travail, les promoteurs différant leurs opérations, alors que quelques autres mois après, la loi Aubry faisait plonger la rentabilité de mon entreprise… Je t’avais promis mais je n’ai pas tenu, j’ai cessé mon activité…

Responsable de ne pas avoir fait la révolution pour chasser ces minables dirigeants de gauche puis de droite, qui ont laisser s’effondrer le tissus industriel et tout le cortège d’emplois y rattachés…

Responsable de ne pas avoir deviné les intentions féodales qui seraient petit à petit imposées aux Français et à vous mes petits…
Mon Kiki, tu survis comme tu peux dans la précarité et avec un salaire de Roumain…
Mon Nono, mon benjamin, toujours sans emploi à 24 ans, harcelé par le pôle emploi qui cherche tous les prétextes pour te rayer de leur liste de demandeurs d’emplois, alors qu’ils ne sont pas foutus de te proposer un seul emploi réel… Les seuls emplois qu’ils ont, c’est les leurs et ils osent te considérer de leur hauteur avec morgue et dédain…
Mon Toto, tu gagnes ta vie au smic, mais forcé à faire des heures supp… Avec ce patron qui veut t’obliger à travailler le week-end, dans des conditions pas très salubres. Tu viens brusquement de perdre un peu d’acuité visuelle de ton œil gauche. Ton emploi est précaire, car on t’a bien fait comprendre où était la porte. Je vois également que les propositions faites au personnel, sont empreintes de cette loi travail initiée par cette gauche de merde, dont le décret d’application n’est même pas encore voté, que les patrons la mettent déjà en œuvre…

En même temps, comment feraient-ils ces petits patrons sous-traitants de dernier rang, manipulés par leur client unique, pour ne pas être obligés de serrer leurs prix et de se retourner contre la main-d’œuvre qui devient corvéable à merci ?…

Pour tout cela, que je n’ai pas su empêcher, je me sens coupable, mes chers petits…

Je vous aime, mais je souffre pour vous et vos avenirs que je souhaitais radieux, le jour où je vous ai pris dans les bras pour la première fois…

Heureux ? Mais aussi le plus malheureux du monde !

Mais quand chassons-nous ces politiciens qui sacrifient nos enfants ?...

Ma tristesse pourrait bien se transformer en colère incontrôlable un jour !

mardi 6 septembre 2016

Fawzia Zouari : Souhaitons que l'Occident ouvre les yeux




Fawzia Zouari est une romancière et journaliste franco-tunisienne. - SIPA.

Fawzia Zouari, écrivaine et journaliste tunisienne, docteur en littérature française et comparée de la Sorbonne a publié dans « Jeune Afrique » cet article :

«  Il y a des jours où je regrette d’être née arabe.

Les jours où je me réveille devant le spectacle de gueules hirsutes prêtes à massacrer au nom d’Allah et où je m’endors avec le bruit des explosions diffusées sur fond de versets coraniques.

Les jours où je regarde les cadavres joncher les rues de Bagdad ou de Beyrouth par la faute des kamikazes; où des cheikhs manchots et aveugles s’arrogent le droit d’émettre des fatwas parce qu’ils sont pleins comme des outres de haine et de sang; où je vois des petites filles, les unes courir protéger de leur corps leur mère qu’on lapide et les autres revêtir la robe de mariée à l’âge de 9 ans.

Et puis ces jours où j’entends des mamans chrétiennes confier en sanglotant que leur progéniture convertie à l’islam refuse de les toucher sous prétexte qu’elles sont impures.

Quand j’entends pleurer ce père musulman parce qu’il ne sait pas pourquoi son garçon est allé se faire tuer en Syrie. À l’heure où celui-ci parade dans les faubourgs d’Alep, kalachnikov en bandoulière, en attendant de se repaître d’une gamine venue de la banlieue de Tunis ou de Londres, à qui l’on a fait croire que le viol est un laissez-passer pour le paradis.

Ces jours où je vois les Bill Gates dépenser leur argent pour les petits Africains et les François Pinault pour les artistes de leur continent, tandis que les cheikhs du Golfe dilapident leur fortune dans les casinos et les maisons de charme et qu’il ne vient pas à l’idée des nababs du Maghreb de penser au chômeur qui crève la faim, au poète qui vit en clandestin, à l’artiste qui n’a pas de quoi s’acheter un pinceau.

Et tous ces croyants qui se prennent pour les inventeurs de la poudre alors qu’ils ne savent pas nouer une cravate, et je ne parle pas de leur incapacité à fabriquer une tablette ou une voiture.

Les mêmes qui dénombrent les miracles de la science dans le Coran et sont dénués du plus petit savoir capable de faire reculer les maladies.

Non ! L’Occident, ces prêcheurs pleins d’arrogance le vomissent, bien qu’ils ne puissent se passer de ses portables, de ses médicaments, de ses progrès en tous genres.

Et la cacophonie de ces « révolutions » qui tombent entre des mains obscurantistes comme le fruit de l’arbre.

Ces islamistes qui parlent de démocratie et n’en croient pas un mot, qui clament le respect des femmes et les traitent en esclaves.

Et ces gourdes qui se voilent et se courbent au lieu de flairer le piège, qui revendiquent le statut de coépouse, de complémentaire, de moins que rien !

Et ces « niqabées » qui, en Europe, prennent un malin plaisir à choquer le bon Gaulois ou le bon Belge comme si c’était une prouesse de sortir en scaphandrier ! Comme si c’était une manière de grandir l’islam que de le présenter dans ses atours les plus rétrogrades.

Ces jours, enfin, où je cherche le salut et ne le trouve nulle part, même pas auprès d’une élite intellectuelle arabe qui sévit sur les antennes et ignore le terrain, qui vitupère le jour et finit dans les bars la nuit, qui parle principes et se vend pour une poignée de dollars, qui fait du bruit et qui ne sert à rien !

Voilà, c’était mon quart d’heure de colère contre les miens... Souhaitons que l'Occident ouvre les yeux.... »

samedi 3 septembre 2016

Mémoires et radotages (65) – Le travail ne court pas les rues



Hier, tu nous as expliqué ton envie de démissionner de ta boîte, sans même avoir trouvé un autre travail.

Est-ce que tu te souviens de ces quatre ans sans boulot ? Est-ce que tu as envie de revivre ce stress du gars qui se sent inutile ? Tu n’auras pas le droit au chômage ! Sans chômage, tu auras vite fait de croquer tes économies. Il te faudra vite quitter ton appart et ramener tes meubles chez nous… Nous t’accueillerons les bras ouverts, bien sûr…

Mais si je claque demain ? Y as tu pensé ? Ta tit’man sera dans une merde pas possible. Elle n’aura pas les moyens de t’entretenir et aura bien du mal à payer les frais de la maison (Impôts locaux, chauffage électrique, eau, assainissement).
Crois-tu que le RSA sera suffisant pour vivre en participant aux dépenses de la maisonnée (si encore le RSA n'est pas supprimé) ?
Et ta voiture ? Elle n’est pas toute jeune ! Si tu ne peux t’en procurer une ou la réparer, avoir un boulot devient mission impossible, hein, tu y a pensé ?
Crois-tu que c’est un avenir pour toi, dans la précarité pour te construire un avenir, un foyer, une famille à toi ?
Tu sais, il n’y a aucune meuf qui veuille se mettre en ménage avec un gars sans revenus, sans boulot.

Tu ne crois pas que bien que tu aies des difficultés avec ces horaires de dingue qu’ils vont t’imposer, tu as quand même un chez-toi et un certain confort matériel ?
Penses-y ! Ton stress de ne pas avoir des horaires permettant une vie sociale épanouie, c’est une chose, mais le stress de vivre dans la plus grande précarité sera bien pire ! Personnellement, je ne voudrais pas que tu deviennes SDF. As-tu réfléchi à ça ?

Et puis, les amis, c’est bien joli ! Ils ont été contents de venir te trouver, pour que tu leur donnes un coup de main, mais ils ne seront pas là pour t’aider financièrement quand tu seras dans la merde ! Ils ne te connaîtront plus !

Alors je comprends que faire en horaire de base, un samedi sur deux en poste, qui vont te gâcher le dimanche quand ce sera poste de nuit, sans compter les heures supp. qu’ils ne vont pas se gêner de parfois demander sur le reste du week-end, cela te stresse, cela te donne le sentiment de devenir un esclave qui, comme tu l’as dit, vit pour travailler au lieu de travailler pour vivre…

Alors, bien qu’on ne puisse comparer mes emplois au tien, serais-tu prêt à faire ce que j’ai fait pendant des années ? Serais-tu prêt à te lever à 4h1/4 du mat, et à revenir à des 20, 21, 22 heures, en ayant travaillé 12 heures, sans rémunération des heures supplémentaires, en ayant fait 300 kilomètres de trajet et tourné 20 minutes pour trouver à te garer ? Avec des frais de parcmètres exorbitants, des accrochages fréquents de ta bagnole à réparer de ta poche ?

Et pourtant, il fallait garder une volonté de fer, parce que qu’il y avait la petite nichée à nourrir ! Il fallait s’impliquer au point de finir par aimer ce genre de travail, pour le dominer et ne pas se laisser couler par lui…

Alors à ta place, que ferais-je ?

-Dans mon ancienne peau de père de famille, je m’accrocherais à mon taf ; plus je ferais d’heures plus je pourrais faire bouillir la marmite pour ma nichée…
-Si j’étais dans la peau d’un célibataire comme toi, je bosserais un maximum pour que la boite s’en sorte parce que ce serait mon intérêt d’avoir un emploi et un salaire, je mettrais le maximum de pognon de coté, je resterai dans la boite, tant qu’elle existe (parce que si cela se trouve, dans deux ans elle n’existera plus) et surtout tant qu’il n’y a pas de problème avec la hiérarchie. Parce que quand tu es harcelé, brimé au boulot, crois-moi, c’est terrible, c’est insupportable. Une fois, j’ai tenu deux ans avant de donner ma dém (mais j’avais créé mon propre nouvel emploi avant de me tirer de là)…
Toi, tu as la chance de ne pas subir ce genre de mise au placard, de harcèlement, de traîtrise, de vacheries répétées, on te paye tes heures supp (lorsqu’elles sont demandées par la boite) : c’est inappréciable, même s’ils ne payent pas les heures de débordements ni les heures de pauses !

Et si un jour t’es lourdé, t’as droit au chômedu, t’as des ronds de coté, t’as un CV en béton et tu peux plus facilement envisager de retrouver un emploi avec une certaine sécurité financière…

Tu n’y es que depuis 14 mois… C’est que dalle ! Et Marc, ton contremaître, qui est ingénieur en informatique, tu ne crois pas que s’il trouve une place à son goût, il ne se cassera pas ? S’il est remplacé par Eugène, tu pourrais bénéficier de la place de ce dernier ? Mais il te faut faire preuve de plus de niaque (de zèle)…

Parce que tu sais, de tous ceux qui gueulent à propos de ces horaires débordant sur le week-end, la grande majorité acceptera, laminée par la volonté du patron et parce que vous n’avez pas de syndicat pour vous protéger. Le peu qui refusera sera démissionnaire. Ne crois pas que tu seras soutenu jusqu’au bout dans ta révolte. Tu te retrouveras seul et en plus tu seras l’homme à abattre…

Alors toujours à ta place, si vraiment je voulais partir, je tiendrais bon et je chercherais avec une volonté d’enfer, un autre boulot (sans le dire à personne) ! Mais crois-moi, je préférerais encore bosser jusqu’à temps qu’on me lourde ou que la boite ferme…

Mon Toto, le courage et la résilience, c’est ce qui fait l’homme…

jeudi 1 septembre 2016

Mémoires et radotages (64) – Un homme politique trahirait ? Pas possible !



Je viens de recevoir en courriel, un sondage sur « MesOpinions.com », intitulé « Macron a-t-il trahi François Hollande ? »… Je rigole, mais alors… à gorge déployée !... Je n'ouvre même pas le mail ! Cela servirait à quoi ? Je me demande…

Voyons voir Machin trahit Truc et Chose, Chose trahit Machin et Glandu, Truc trahit Dugland, Duchnok, Duchmoll et Ducon… Duchnok trahit… Il y en a trop !

Bon j’étais en train de répertorier les hommes politiques en vue, afin de déterminer lequel trahissait ou avait trahi qui et quand… Pffff ! Tâche ardue ! Tous, tous, tous !

Je crois que le plus simple, c’est de chercher à savoir qui n’a trahi personne ?... Silence dans les rangs…

Et bien il n’y a personne qui n’a trahi personne…

Et puis en plus, il y en a qui ont trahi les Français… De la trahison de masse… C’est fantastique ! Mais en m^me temps, c’est dégoûtant !

Cela montre quand même la nature de l’homo politicus… Ne leur serre pas la main, ou alors serre leur les deux mains en même temps… Histoire de vérifier qu’ils n’ont pas un couteau dans une main pour te poignarder dans le dos…

Il y en a peut-être trois ou quatre qui n’ont à ma connaissance trahi personne… certainement parce que je n’ai pas été mis au courant, les faits n’ayant pas été médiatisés…

Alors, la question de « MesOpinions.com »… Je la trouve superflue et bien naïve…