vendredi 27 janvier 2017

Mémoires et radotages (86) – Candidats à élire ou à jeter à la poubelle ?



Il est plaisant de voir les divers candidats faire leurs propositions, ce qu’ils appellent leur « programme », pour la présidentielle à venir…

A eux tous, avec toutes leurs idées, ils parviendraient peut-être à faire un bon management de la France… Mais le problème, c’est qu’un seul sera élu et les idées de ce candidat élu seront largement insuffisantes…

Benoit Hamon : Bien sur que le revenu universel serait une bonne idée pour venir pallier à la diminution inéluctable de l’emploi, que celui-ci soit délocalisé ou bien robotisé…
-Mais… Il ne sait même pas comment trouver l’argent pour le financer, " On verra bien " dit-il… Il veut appuyer cette distribution sur les biens communs… On ne voit pas en quoi, l’air que l’on respire, l’eau que l’on boit et la terre que l’on foule pourraient être vecteurs de redistribution d’argent…
-Il veut distribuer la même somme à tous, pauvres ou riches… La gauche par esprit d’équité, a diminué voire supprimé les allocations familiales aux familles les plus aisées, alors que ces allocations étaient « universelles »… Pourquoi donnerait-elle 750 € par mois à des milliardaires ? Ridicule ! Petit à petit on serait alors amené, dans le même raisonnement à supprimer cette allocation aux gens qui manifestement n’en auraient pas besoin, ce qui nous ramènerait au système actuel : Aider les plus démunis de manière dégressive… Le RSA, combiné aux autres allocations est une bonne formule pourquoi la changer…
-Le grand défaut de l’allocation universelle, c’est le même que celui du statut d’auto entrepreneur : Il permet de proposer du travail à 400 € par mois, puisque le salarié en a déjà 750…
Alors je me pose la question : Hamon roule-t-il pour le patronat ? Est-ce sa façon de mettre notre salariat en compétition avec les pays low-cost ?

Fillon : Il n’embauche plus de fonctionnaires. Les économies de salaires porteront sur  les non-embauches dans ce secteur… En faisant tous les calculs, on a du mal à parvenir aux 100 milliards d’économies en 5 ans ( mais en réduisant aussi bien les personnels de sécurité, de justice, services secrets, etc… Ce qui n’est pas le cas, puisqu’il augmente de 12 milliards ses dotations en matière de sécurité)… Les personnes non embauchées dans le service public vont grossir le nombre des chercheurs d’emploi d’autant. Pour eux, le RSA ? (C’est une dépense supplémentaire, acceptera-t-il de la payer)…
Il baisse les charges des entreprises de 40 milliards et baisse les retenues salariales des salariés de 10 milliards : La modeste relance de 10 milliards de pouvoir d’achat supplémentaire, ne compensera pas la baisse importante du PIB et des recettes de l’état et des organismes sociaux. Ces derniers n'auront plus les moyens d'assurer les retraites, le chômage, le RSA, la maladie, les allocations familiales. Fion envisage-t-il de redonner une partie de l'argent économisé (100 milliards) pour compenser les pertes de recettes des organismes sociaux ? S'il ne le fait pas, le PIB va plonger, la dette s'accentuer et la misère s'installer... S'il a la sagesse  de le faire, la dette aura augmenté et les fuite de capitaux aussi...

Le menu Fillon prépare les travailleurs à accepter des salaires très bas, afin de relancer la machine économique dans le système concurrentiel déloyal actuel … Mais en aucun cas il ne remet en cause le système d’oppression salariale, ni le libre-échangisme ambiant… On continue avec Fion, à lutter dans le libéralisme sans se défendre. Et en attendant les résultats, il creuse une dette complémentaire colossale… (ça me rappelle un certain Sarkozy… Ils ont du se connaître à mon avis)…

Macron : Quel patchwork de mesures aussi populistes qu’insensées ! Il donne à tout le monde et ça ne coûte absolument rien… Supprimer les retenues salariales, ç’est comme pour Fion, un manque de recettes pour les organismes sociaux, non compensé par la relance de pouvoir d’achat…Donner le chômage à des travailleurs indépendants… « Ben si j’aurais su, j’aurais fermé ma boite sous le règne de Micron »… La retraite à la carte… Il ne dit pas que le calcul peut donner zéro… Quel cadeau ! 500 € à chaque jeune… Et on rase gratis !!! Et le pire, c’est que ça marche !

Dans aucun des trois cas (Fion, Micron et Hamon), il n’est fait état d’un plan crédible d’augmentation de l’activité, seul susceptible de créer la richesse nécessaire à ces programmes ambitieux… C’est en ayant les ressources nécessaires que ces programmes, bons ou mauvais, pourraient être mis en œuvre. Or, personne ne pense aux recettes !!! Si Fillon prenait les mesures pour augmenter l'activité ( plan quinquennal, réindustrialisation protégée, etc), son programme serait ainsi le meilleur !!!
En ce qui concerne la lutte contre l’insécurité et le terrorisme, les deux candidats issus de la gauche (bien qu’un prétende n’être ni de droite ni de gauche), ne se sentent pas concernés par un problème que leur doxa commune affirme être un problème de société. C’est la société qui a engendré Daesh ! Donc on ne fait rien… Micron plus malin qu’Hamon, a rajouté in-extrémis une augmentation de 10.000 postes de fonctionnaires de police, parce qu’il veut ratisser à droite comme à gauche…

C’est drôle d’analyser les incohérences et les bêtises, mais en fait, il n’est pas drôle du tout de voir que les électeurs potentiels gobent de telles conneries…

« Allez, électeur, fais le beau, si tu veux un susucre ! »

dimanche 22 janvier 2017

Le discours inaugural de Trump

21 janvier 2017

Le discours inaugural de Trump en français - Verbatim

Voici le texte en français du discours prononcé par le président Donald Trump lors de l'inauguration de son mandat, vendredi 20 janvier à Washington. Il s'agit là de la traduction diffusée par le site francophone de Radio Canada
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Monsieur le Président de la Cour suprême, Messieurs les Présidents Carter, Bush, Clinton, Obama, concitoyens américains et peuple du monde, merci.

Nous, les citoyens américains, nous sommes unis dans un grand effort national pour reconstruire notre pays.

Ensemble, nous déterminerons la trajectoire de notre pays et celle du monde pour de nombreuses années à venir.

Nous aurons des défis. Nous aurons à affronter des difficultés, mais nous accomplirons ce travail jusqu’au bout.

Tous les quatre ans, nous nous réunissons sur ces marches pour assurer la transition du pouvoir. Et nous remercions le président Barack Obama et la première dame, Michelle Obama, pour leur aide précieuse durant cette transition. Ils ont été formidables.

La cérémonie d’aujourd’hui a toutefois un sens très particulier, car il ne s’agit pas seulement de transférer le pouvoir d’une administration à une autre ou d’un parti à un autre. Nous déplaçons le pouvoir de Washington pour vous le rendre à vous, le peuple des États-Unis.

Pendant trop longtemps, une petite élite de la capitale de notre pays a profité des avantages de notre gouvernement, pendant que le peuple en faisait les frais. Les politiciens ont prospéré, alors que le peuple n’a tiré aucun bénéfice de toutes ces richesses. L’establishment s’est protégé lui-même, mais il n’a pas protégé les citoyens de notre pays. Leurs victoires n’ont pas été les vôtres. Leurs triomphes n’ont pas été les vôtres. Et pendant qu’ils faisaient la fête dans notre capitale nationale, il n’y avait rien à fêter dans les familles en difficulté partout au pays.

À partir de maintenant, tout cela va changer. Parce que ce moment est votre moment. Il vous appartient. Il appartient à tous ceux qui sont réunis ici et à tous ceux qui nous regardent partout aux États-Unis. C’est votre jour, ceci est votre célébration, et ce pays, les États-Unis d’Amérique, est votre pays. Ce qui compte vraiment, ce n’est pas qui détient le pouvoir au gouvernement, mais le fait que le gouvernement est entre les mains du peuple américain.

 Le 20 janvier 2017 demeurera dans les mémoires comme le jour où le peuple aura repris le pouvoir au pays. Les hommes et les femmes laissés pour compte de ce pays ne seront plus oubliés. Tout le monde vous écoute désormais. Vous êtes venus par dizaines de millions pour vous joindre à un mouvement historique et inédit dans l’histoire du monde. Au centre de ce mouvement, il y a la conviction que la nation existe pour servir ses citoyens. Pour donner aux Américains ce dont ils ont besoin : d’excellentes écoles pour leurs enfants, la sécurité dans leurs quartiers pour leurs familles et de bons emplois pour tous. Ce sont là les aspirations raisonnables d’un peuple épris de justice.

Mais, pour un trop grand nombre de nos citoyens, la réalité est tout autre : des mères et des enfants sont piégés par la pauvreté dans nos villes, nos usines rouillées sont en décrépitude partout au pays, notre système éducatif manque d’argent, ce qui empêche les élèves et les étudiants d’accéder au savoir, et la criminalité, les gangs et la drogue ont pris trop de vies et privé notre pays de son immense potentiel.

Le carnage américain s’arrête ici et maintenant. Nous sommes une seule et même nation, et leur souffrance est la nôtre. Leurs rêves sont les nôtres, et leurs succès seront les nôtres. Nous partageons le même cœur, la même maison et le même destin glorieux. Le serment que je prête aujourd’hui est un serment d’allégeance à tous les Américains.

Des décennies durant, nous avons enrichi les industries étrangères aux dépens de l’industrie américaine. Nous avons subventionné les armées d’autres pays, tandis que nos équipements militaires se dégradaient. Nous avons défendu les frontières d’autres pays tout en refusant de défendre les nôtres. Nous avons dépensé des billions de dollars à l’étranger, alors que l’infrastructure des États-Unis tombait en décrépitude. Nous avons rendu riches d’autres pays, pendant que la richesse, la puissance et la confiance de notre pays se dissipaient à l’horizon. Une à une, les usines ont fermé, sans une seule pensée pour des milliers de travailleurs américains laissés pour compte. La richesse de notre classe moyenne a été arrachée des foyers et a été redistribuée au monde entier.

Mais ça, c’est le passé. Maintenant nous sommes résolument tournés vers l’avenir.

Pendant que nous sommes tous rassemblés ici aujourd’hui, nous promulgons un nouveau décret qui devra retentir dans toutes les villes et toutes les capitales du monde. À partir d’aujourd’hui, l’Amérique aura une nouvelle vision. À partir d’aujourd’hui, ce sera uniquement « les États-Unis d’abord ». Toutes les décisions en matière de commerce, de taxes, d’immigration ou d’affaires étrangères seront prises au profit des travailleurs américains et des familles américaines. Nous devons protéger nos frontières des ravages causés par d’autres pays qui fabriquent nos produits, volent nos entreprises et détruisent nos emplois. Le fait de les protéger nous rendra notre prospérité et notre grandeur.

Je me battrai pour vous de toutes mes forces. Et je compte ne jamais vous décevoir.

Les États-Unis vont vaincre à nouveau, vaincre comme ils n'ont jamais vaincu. Nous allons ramener nos emplois, nous allons rétablir nos frontières, nous allons retrouver notre santé, et nous allons retrouver nos rêves.

Nous allons construire de nouvelles routes et autoroutes, de nouveaux pont, aéroports, tunnels et chemins de fer partout dans notre merveilleux pays. Nous allons sortir les gens de l'aide sociale et leur redonner du travail pour reconstruire notre pays avec une main d’œuvre américaine, avec le travail des Américains.

Nous obéirons à deux règles simples : acheter américain et embaucher américain. Nous chercherons à garder l’amitié et les bonnes grâces des autres pays du monde, mais ils doivent comprendre que chaque pays a le droit de faire passer ses intérêts avant ceux des autres. Nous ne cherchons pas à imposer notre mode de vie à quiconque, mais nous voulons qu’il serve d’exemple aux autres. Nous voulons être un exemple d’excellence.

Nous allons renforcer nos anciennes alliances et en conclure d’autres afin d’unir le monde pour éradiquer le terrorisme de l’islam radical de la face de la Terre. Nos politiques seront fondées sur une allégeance totale aux États-Unis d’Amérique. Et cette loyauté à l’égard de notre pays nous fera redécouvrir notre loyauté envers les autres. Quand on ouvre son cœur au patriotisme, il n’y a pas de place pour les préjugés. La Bible nous dit à quel point il est bon pour les hommes de vivre dans l’unité et l’harmonie. Nous devons nous exprimer ouvertement afin de débattre honnêtement pour régler nos différends et rester solidaires. Quand l’Amérique est unie, personne ne peut l’arrêter. N’ayez crainte, nous sommes protégés et nous serons toujours protégés par les hommes et les femmes extraordinaires de notre armée et de nos forces de sécurité. Et, surtout, nous serons protégés par Dieu.

Enfin, nous devons avoir des rêves de grandeur. Aux États-Unis, nous pensons qu’une nation ne peut vivre que si elle demeure prospère. Nous n’accepterons plus les politiciens qui ne font que parler sans agir et qui se plaignent constamment sans rien faire pour que la situation change.

L’époque des palabres inutiles est révolue. C’est le moment d’agir. Ne permettez à personne de vous dire que c’est impossible. Aucun défi ne peut être plus grand que l’esprit combatif américain. Nous n’échouerons pas. Notre pays redeviendra de nouveau prospère. Nous sommes au seuil d’un nouveau millénaire; une nouvelle ère commence, qui devra ouvrir de nouveaux horizons et nous permettre de panser nos plaies et de mobiliser nos énergies pour faire prospérer nos industries et concevoir les technologies de demain.

Une nouvelle fierté nationale nous étreint pour élargir nos horizons et surmonter nos divisions. Rappelez à votre mémoire cette sagesse ancestrale, que nos soldats n’oublieront jamais, selon laquelle, que nous soyons noirs, basanés ou blancs, nous avons le même sang rouge du patriotisme qui coule dans nos veines. Nous jouissons tous des mêmes libertés glorieuses et nous saluons tous le même drapeau américain. Que les enfants soient nés dans des villes comme Détroit ou dans les plaines venteuses du Nebraska, ils regardent tous le même horizon et lèvent les yeux vers les mêmes étoiles. Ils ont tous les mêmes rêves, et leur cœur est rempli du même espoir de vie qui leur est donné par le même créateur tout puissant.

Vous, les Américains de toutes les villes, proches et lointaines, petites ou grandes, d’une montagne à l’autre, d’un océan à l’autre, écoutez ces paroles : vous ne serez plus jamais ignorés.

Votre voix, vos espoirs et vos rêves définiront la destinée de l’Amérique. Votre courage, votre bonté et votre amour nous guideront le long du chemin. Ensemble, nous allons redonner aux États-Unis leur puissance, leur richesse, leur fierté et leur sécurité.

Et, oui, ensemble, nous allons redonner aux États-Unis leur grandeur.

Merci, que Dieu vous bénisse. Merci. Que Dieu bénisse les États-Unis.

 

samedi 21 janvier 2017

L'obscénité doit-elle faire vendre ?

Et bien entendu, cette pub passe toujours à la télé, aux heures où l'on mange... BEUARK !


Je me souviens de cette affiche de Polnareff, le cul nu, avec son grand chapeau. Je me souviens de ces autres affiches "demain, j'enlève le haut", puis "demain j'enlève le bas". Audacieuses et bravant les interdits, elles n'étaient pas vraiment choquantes en fait !
Nous n'en sommes même plus aux films déconseillés aux enfants moins de 10 ans... Même les films classés "X" ne sont QUE pornographiques ! On en est bien plus loin... Bien plus loin au fin fond du laxisme pervers et des provocations gratuites, cette pub télévisée est vraiment de très mauvais goût et d'une obscénité imbécile !

A quand la scène d'une femme enfilant son tampax en gros plan ? Certainement pour bientôt. Quand la société ne sait plus s'autocensurer... faut-il songer à remettre en place la censure ?.

mardi 17 janvier 2017

Mémoires et radotages (84) – Papa – La patrie

Écrit le 17 janvier 2017

Aujourd'hui, je voulais publier un autre texte... Et puis non ! J'ai écouté à nouveau mon père chanter sur ce DVD, enregistré au micro depuis une K7, et pour lui rendre hommage, à son patriotisme ainsi qu'au patriotisme de tous les Français qui ont donné ou failli donner leur vie pour défendre leur pays, les écrits attendront. Voici ce que mon père chantait enregistré sur le dvd que j'ai écouté ce matin... A défaut, interprété par Armand Mestral...
 

Ce que c'est qu'un Drapeau

Loque, chiffon tricolore ou guenille,
Symbole, image ardente du pays
Pour te chanter, tout mon être pétille
D'émotion, d'avance je pâlis
Toi dont l'effet produit tant de merveilles
Tu n'es pourtant parfois qu'un oripeau
Mais ton nom seul suffit à nos oreilles
Car en français, on t'appelle Drapeau

Flotte, petit drapeau
Flotte, flotte bien haut 
Image de la France
Symbole d'espérance
Tu réunis dans ta simplicité  
La famille et le sol
La liberté

Tout jeune enfant, tu n'es qu'un jeu facile
Qui nous distrait ainsi qu'un bibelot
Et d'une main souvent bien inhabile
On te construit de bouts de calicot
Enfin conscrit, te voici de la classe
Promène-le au travers du hameau
Chante gaiement, montre-le dans l'espace
Tu ne sais pas ce que c'est qu'un drapeau

Flotte, petit drapeau
Flotte, flotte bien haut
Image de la France 
Symbole d'espérance
Tu réunis dans ta simplicité
La famille et le sol  
La liberté

Mais si parfois, la destinée amère
Vous appelait un jour pour guerroyer
Loin du pays, sur la terre étrangère
C'est dans ses plis qu'on revoit le foyer
Bien qu'attristé, on se sent plus à l'aise
On n'est pas seul en voyant ce lambeau
Et si, dans l'air, passe la Marseillaise
Alors, on sent ce que c'est qu'un drapeau

Flotte, petit drapeau
Flotte, flotte bien haut
Image de la France
Symbole d'espérance 
Tu réunis dans ta simplicité
La famille et le sol
La liberté
 
Allons, debout, car le clairon résonne
L'acier reluit là-bas dans le vallon
Et le canon, écoutez, vous entonne
A gueule ouverte un air de sa chanson
Une âcre odeur vous saisit à la gorge
Vous saoule, enfin vous passe dans la peau
On marche, on court, on écume, on égorge
On fait des morts... tout ça pour le Drapeau
 
Auteur : Fravart, La Mareille - Compositeur : Fravart, La Mareille


 
 

Mémoires et radotages (85) – Dépression du retraité - Evolution



Toute ma vie, malgré mes échecs, chacune de mes « réussites » me motivait… Et je peux dire que j’étais suffisamment pugnace et tenace, pour rebondir à chaque échec, jusqu’à temps que j’aboutisse à être satisfait de moi…

Ma nouvelle vie de « longue maladie, invalidité puis retraite », m’a rapidement infligé beaucoup de nostalgie, une insatisfaction chronique de mon nouveau quotidien, enfin bref, beaucoup d’amertume ! On le voit dans mes textes écrits à l’époque et déjà diffusés ou pas encore…
À la fin prématurée de mon activité professionnelle, qui m’a attrapé par surprise, n’ayant ni prévu ni préparé ce passage à un autre monde, sans perspective sur l’avenir, je me suis remémoré mon passé… Et ma foi, j’y ai trouvé des motifs de satisfaction… C’était un moyen de compenser cette nouvelle vie totalement insipide. J’estimais l'ensemble de ma carrière active, comme globalement positive…

Mais le temps passant, cette autosatisfaction s’est effritée ! Maintenant, je considère que toutes ces petites «  réussites », conformes à mes codes de valeurs, ne sauraient cacher l’immense ratage d’une vie gaspillée vraiment pour rien…

Maintenant JE SAIS (comme disait Gabin dans la chanson du même titre), ce que j’aurais du faire, quand j’aurais du le faire et comment j’aurais du le faire… Mais c’est un peu tard…

Depuis lors, j’ai tâché de m’occuper, dans tous les domaines de mon savoir faire, mais la force physique et la cognitivité déclinantes ou les circonstances inappropriées ne m’ont pas permis d’obtenir ces petites satisfactions d’antan… Cela a été très frustrant !...
Avec le temps qui a passé (plus de huit années, à ce jour), j’ai trouvé mes petites satisfactions… Certes, elles sont de très modestes envergures, mais qu’importe ! L’essentiel est que le cerveau « floute » quelque peu ce passé qui m’obsédait en se concentrant sur la tâche à accomplir. Finalement, la mutation qualitative de l’opinion  que j’avais sur mon passé d’actif, passant de « satisfaisant », à « inutile et improductif », m’aide beaucoup à apprécier mes petites activités d’aujourd’hui, qui ont par conséquent, moins de mal à supporter la comparaison…

Donc, je suis content, quand je fais ma couture pour adapter un costume d’occasion à mon gros bide, même si je me goure et reprends parfois plusieurs fois le même travail ;
je suis content quand j’écris sur mon blog, même si les mots adéquats se font de plus en plus cachés dans les méandres neurologiques ;
je suis content quand je vais acheter ma baguette, même si les gens ne répondent pas à mon « bonjour », car ce sont toujours les mêmes gros cons malpolis ;
je suis content de cuisiner, même si je ne compose que des plats rustiques, sans originalité, les moins chers possibles que je ne sais jamais reproduire à l’identique, par manque de mémoire et défaut de d’enregistrement par écrit, ce qui fait d’ailleurs toute la surprise momentanée d’une saveur nouvelle ;
je suis content d’analyser les programmes des candidats au prochain quinquennat, bien que souvent ceux-ci me fassent frémir d’horreur et que je ne puisse comprendre comment des gens adhérent à des lots d’idées décousues, parfois totalement contradictoires et souvent porteuses de résultats inverses à ceux qui sont promis…

Que des petites choses sans importance sociale…

Cependant, les conséquences de ce que je considère aujourd'hui comme mon inconséquence passée, continuent à me tarabuster à travers l’amour que j’aie pour mes enfants et les responsabilités que je pense avoir envers eux…

dimanche 25 décembre 2016

Mémoires et radotages (83) – Joyeux Noël mon bon Kiki



Tu sais, j’aurais tant aimé aller te voir avec tes petits frères, parce que je suis si heureux quand vous êtes ensemble (et j’aime tant vous voir ensemble… Tu es un tel papa-poule pour Toto et Nono)… Malgré le fait que votre tit’man ne vienne plus nulle part, du fait de la charge de votre mémère… Mais cette année trop de choses arrivent : les pannes à répétition de la voiture de ta mère. J’ai explosé le budget réparation cette année…
Et puis il y a cette série d’éléments à prendre en compte : Ta mère avec son omoplate fracturée et son orthèse, qui doit aller s’occuper de sa mère et des chats de merde. Le rendez-vous pour la voiture pour la nouvelle panne, le rendez-vous à prendre pour la radio de ta mère, la radio à faire si ça tombe la semaine entre Noël et le jour de l’an…

Et par-dessous tout, toute cette série d’événements et d’accident fâcheux provoquent chez moi une panique… Et j’ai peur d’en rajouter en allant te voir : Et si la voiture tombe en panne ? Et si J’ai un accident avec des petits frères ?

Alors je regrette de ne pas venir te voir (et tes frères aussi)… J’espère que tout ira mieux dans quelque temps et qu’on pourra recommencer à venir te voir, mon Kiki !

Je te souhaite de passer un joyeux Noël ! Toto est là. Ta mère, Toto et Nono ont préparé une raclette le 24 au soir…

J’espère que tu viendras en Janvier…

Je t’aime. On t’aime tous !

Papa

mardi 20 décembre 2016

Mémoires et radotages (82) – La gouvernance mondiale (suite)

Écrit le 20 décembre 2016

J’ai écrit le texte « vers une gouvernance mondiale » il y a trois ans pile ! Bien sur, j’y expliquais la pertinence d’une gouvernance mondiale exprimée par des économistes connus … Mais comme tout concept émanant de penseurs qui théorisent, sans lien avec la réalité, je dois dire que si je trouve séduisante l’idée, avec mon expérience pratique et un réalisme certain, je sais qu’il y aurait très loin de la coupe aux lèvres… Ceci dit, je n’avais fait à l’époque que d’expliquer une notion, généreuse, mais terriblement onirique…

Si le concept est porteur de progrès, la réalité, si cela se produisait, serait toute autre ! En effet, qui dit gouvernance, c'est-à-dire pouvoir, attirerait immanquablement des gens ayant des buts totalement opposés à la nature humaniste et désintéressée du projet…
Je n’en veux pour preuve que cette union européenne, dont de plus de gens s’accordent à dire que les euro technocrates qui la régissent ont trahi les objectifs généraux initiaux ! Et cela depuis le début… En transformant une Europe qui devait réunir ses compétences avec les régulations nécessaires que cela imposait, en une Europe soumise à toutes les concurrences même déloyales, favorisant uniquement le capital et la spéculation, le monde de paix que devait constituer cet ensemble unique, s’effondre entraînant colère, misère et peut-être haine de l’autre, parce que l’autre est imposé, sans devoir, mais seulement avec des droits volés…
Et comment cela est-il arrivé ? Tout simplement en laissant, je dirais même en permettant, en favorisant, la prise en main de cette « gouvernance européenne » par des gens qui servaient les intérêts du grand capital…

Pour en revenir à la gouvernance mondiale… il en serait exactement de même ! Le résultat serait l’exact opposé du but recherché…

Pour toute institution, le problème est exactement le même : Dans quelles mains donne-t-on le pouvoir ? Quel moyen a le peuple de s’en prémunir ?

Des exemples :
La justice ! Comment peut-on laisser se prononcer des jugements aussi invraisemblablement laxistes ou bien trop répressifs, rendant ainsi l’institution injuste, donc contraire à sa destination première ?
La présidence de la république Française ! Comment peut-on donner les pleins pouvoirs, en un véritable chèque en blanc, à une personne, qui s’empresse de faire le contraire de ce qu’elle a promis à ses électeurs et cela sans aucune sanction possible, sans aucun contrôle possible…

Nous le voyons bien, hormis la présidence par des sages honnêtes, désintéressés, impartiaux et de plus soumis au contrôle des peuples, aucune gouvernance mondiale n’est souhaitable…

vendredi 16 décembre 2016

Mémoires et radotages (81) – La pantomime Française



Triste époque ou bien clownerie gigantesque ? Si la situation du monde allait mieux nous pourrions en rire… Mais étant donné l’état dramatique que connaissent les peuples sur toute la planète, je trouve pitoyable les événements du quotidien, ils sont si mesquins, si débiles, à la limite de l’imbécillité…

Que cherche la gent journalistique en enfonçant un coin entre Marion et Marine, pour une minime divergence de point de vue anecdotique ? Faut-il abattre le rassemblement Bleu Marine au nom d’une idéologie dominante au sein du clan médiatique ?
Pourquoi les médias, encore eux, mettent-ils Macron à la une, comme s’ils le soutenaient, comme s’ils étaient le relais de la finance, comme s’ils étaient vendus au mondialisme ? Est-il leur candidat ?

Comme si on n’avait pas assez des pantalonnades des politiciens avec leurs jeux de trahison, de ralliement par intérêt personnel, leurs propos mielleux ou haineux, leur fausse compassion, leurs visages à double face ?

Un petit ange nommé Valls qui pour le bien des Français veut abolir, ah, le brave homme, le 49.3… On sait bien qu’il ne serait pas homme à s’en servir, du 49.3… Non, c’est pas du tout son genre… Je crois plutôt, qu’il voudrait empêcher tout autre que lui-même de pouvoir y recourir… Mais n’a-t-il pas honte de proclamer des choses pareilles ? Croit-il que personne ne se souvient de ses décisions politiques très récentes à ce sujet pour faire passer sa « loi connerie » ?
Comment pourra-t-il se faire qu’un gus comme lui, qui se contredise de la sorte, récolte ne serait-ce qu’une voix, hormis la sienne, dans une élection quelconque ? Et pourtant le ridicule ne le tue pas : La preuve il est toujours bien vivant !

Triste pantomime !

Pendant ce temps un petit gros à lunettes commente l’actualité, distribue les bons et les mauvais points dans des réunions… Est-ce un représentant Tuperware ? Est-il commentateur politique ? A-t-il une carte de presse ? Que nenni ! Il n’est « que » Président d’une république qui fut jadis grande de ses grands hommes… Et en tant que petit président, il ne sait pas que son boulot, c’est d’aller voir Poutine et de s’expliquer avec lui, de négocier et de trouver le chemin d’une collaboration permanente avec le grand peuple Russe… Non, il ne le sait pas… C’est pas son boulot… Lui il n’est que « homme de synthèse » du PS… Saint Thèse priez pour nous ! On n’est pas rassurés par un nullard comme lui…

Oui ! Riez du peuple Français qui n’a pas su prendre un mec couillu, intelligent, stratège, tacticien, empathique, patriote, au service constant de son pays, luttant dans les périls, pour redonner le lustre à une vieille nation qu’il aurait à cœur de relever…

Sinon, on a le choix, parmi tous ceux qui veulent ou bien nous réduire au servage style "Jacquou le croquant" ou bien recommencer le marxisme et sa lutte finale aussi vaine qu'aussi asservissante...

Nous n'avons jamais eu un tel concentré de bons à rien, parmi ces candidats à la responsabilité suprême ! Oui, c’est bien nous, qui avons du mal à trouver le bon homme, au bon moment, au bon endroit… Il faut dire que nous n'avons pas accès au balai nécessaire à tout bon nettoyage...

A cet égard, la plupart des actuels candidats au futur renouvellement de notre chef suprême, sont bien loin de réunir le bon profil pour conduire le peuple Français dans son ensemble à bon port…

Et ce soir… Le Bateau France est toujours dans la tempête, commandé par un capitaine de pédalo…

Vous envoie mes meilleurs souvenir, STOP ! Depuis le Costa Concordia, STOP ! Glou, glou, glou, STOP !

samedi 10 décembre 2016

Ma chronique – « Taser-vous ! »




le mercredi 2 septembre  de l’an de grâce 2009 

Nostre bon Roy aux mesures avisées, promist au peuple ignare de mestre fin au brigandage et de « Karcheriser » la cour des miracles… Le peuple le porta sur le trosne en triomphe…


Las, depuis deux années et demi, le Roy pour augmenter l’aumosne aux courtisans et riches notables, débaucha gens d’armes et gardes de ville…

Ces économies ne suffisoient pas ! Il établist des octrois cachés en boites carrées, sur chemins et routes pavées sous forme de détroussage de grand chemin à tous les chariots ou cavaliers trop pressés…

Le résultat fust une profusion de voleurs, incendiaires, et passeurs illégaux.
Tandis que gens d’armes travaillant à la peine comme péripatéticiennes devaient arrester force manants et même des plus honnestes afin de remplir le parchemin du jour. Dès lors lettres de cachets succèdent à l’arbitraire…
La populace ponctionnée par les mécréants comme aussi par les rançonneurs du bon Roy qui ne les protégeoit point, n’avoit plus les yeux de Chimène pour le monarque et le ressentiment ne faisoit que monter…

Lors, la populace villageoise excédée, qui finançoit déjà force milices pour protéger maisons et habitants acheta dans les manufactures des armes « Taser » afin de les armer correctement.

Pour comble de malchance, le conseil d’état du Royaume, en froid avec le Roy, interdit l’arme « Taser » pour les milices des villes…

Que deviendra la sureté de rue, si le bon Roy continue de congédier les gens d’armes et si le conseil de l’état Royal interdit le port d’armes aux milices des villageois ?

Faut-il rétablir un bon usage d’épées et masses d’armes ?

C’étoit les toutes dernières nouvelles du royaume de France…

Ma chronique - « Puisqu’on m’a baisé la gueule, y’a pas de raison que vous ne vous fassiez pas baiser ! »



Ecrit le vendredi 29 octobre 2010 (dans la période des manifs et des grèves pour nos retraites).

Qu’il sera difficile de faire changer la société… Pourquoi ? A cause de l’égoïsme, de la manipulation, à cause du « pétage plus haut que j’ai le cul » et aussi de la jalousie…

Voilà un exemple de la prose argumentée d’un vieux Français de 80 balais, que j’ai trouvée sur ce buzz de boston. Com : « France on strike » : http://www.boston.com/bigpicture/2010/10/france_on_strike.html


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Lisons son texte ensemble : 

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J'ai commencé à travailler à 16ans.
J'ai eu 160 trimestres de cotisation Sécu.
On m'a cassé les pattes à 60 ans avec une retraite diminuée alors que les fonctionnaires contiunuent à avoir des retraites TRES SPECIALES ( montant durée de travail, cotisations et reversion entre autres)
J'ai près de 80 ans; J'estime que j'aurais pu travailler au moins jusqu'à 70 ans.
Pratiquement toute ma vie je me suis levé à 6heures.
J'ai connu les congés payés de 15 jours/an.
en travaillant 45 puis 43 heures par semaine.
Alors ?
Pauvres rigolos ! Arrêtez vos conneries. Car même ,avec cette "REFORMETTE" les prochains socialos vous la feront encore plus chouette .
Oui la vision qu'a, HELAS! l'étranger n'est que trop vraie.
Et puis à regarder les photos qui vous paiera les retraites par répartition?
Guy
 

Posted by Guy October 27, 2010 07:05 AM 

Voilà quelqu’un qui a travaillé dur et qui en est fier « J'ai commencé à travailler à 16ans. J'ai eu 160 trimestres de cotisation Sécu »…
Ensuite cette personne a été mise au rebut et en éprouve beaucoup d’amertume « On m'a cassé les pattes à 60 ans »…
Puis, il se compare sa situation à celle des fonctionnaires « alors que les fonctionnaires contiunuent à avoir des retraites TRES SPECIALES ( montant durée de travail, cotisations et reversion entre autres) », montrant une haine uniquement déclenchée par la jalousie de ceux qui ont un peu plus que lui (Il est vrai qu’il est si loin des réalités des nantis superprivilégiés, que son champ se limite à ceux qu’il juge devoir être au même niveau que lui-même…
Il exprime à nouveau son amertume « J'estime que j'aurais pu travailler au moins jusqu'à 70 ans »…
Puis il remet une couche sur la pénibilité de sa vie de labeur « Pratiquement toute ma vie je me suis levé à 6heures.
J'ai connu les congés payés de 15 jours/an.
en travaillant 45 puis 43 heures par semaine 
»…

Je m’attendais à une conclusion du genre « Allez les petits, c’est bien ! Je me suis fait baiser, mais je suis avec vous : Ne vous laissez pas faire ! Battez-vous contre ce système inique… »

Et bien non ! La jalousie est la plus forte !
Lui le méritait et ne l’a pas eu ! Donc les autres ne le méritent pas et c’est bien fait pour leur gueule !...

Alors je me dis, que la réforme de la société pour du plus juste, du plus équitable, du plus égalitaire… Est un chemin bien pénible, lorsque l’on y rencontre :

-Des détrousseurs de grand chemin,
-Des admirateurs du cynisme de ces détrousseurs, qui n’osent pas le faire eux-mêmes mais sont contents de se positionner dans leurs supporters,
-Mais également des jaloux qui se sont fait détrousser et qui n’ont de cesse que ceux qui ne l’ont pas été, le soient à leur tour, quitte à prêter main forte à ceux qui les ont humiliés et dépossédé…
-Des égoïstes qui ne défendent que leurs intérêts propres et qui se tourneraient contre leurs compagnons de lutte si leurs intérêts étaient les seuls satisfaits, sinistres collabos dont on achète les services pour 40 deniers…

Quel syndrome inquiétant ! Il est l’allié du Tyran, l’allié de l’iniquité. L’égoïsme est l’iniquité !

Sans unité, pas de victoire…

vendredi 2 décembre 2016

Le travail de sa mère...



Dans une classe de 5ème, le professeur demande aux élèves de venir à tour de rôle devant le groupe pour expliquer le travail de leur mère.Il y a toutes sortes de réponses typiques comme infirmière, vendeuse...David, étrangement silencieux dans le fond de la classe, semble éviter le regard du professeur.Celui-ci ne se laisse pas berner et lui demande expressément de parler du métier de sa mère.

> > Après plusieurs secondes d'hésitation, David se lève, soupire ... et il explique : - "Ma mère est danseuse érotique dans un cabaret. Elle enlève tous ses vêtements devant des hommes. Quelques fois, elle s'isole avec un monsieur dans une espèce de confessionnal, et elle se laisse faire toutes sortes de choses sexuelles pour de l'argent"...Le professeur, complètement assommé par ces révélations, envoie sur le champ les autres élèves en récréation à l'extérieur, garde le petit David et lui demande : - "David, est-ce que c'est bien vrai pour ta mère ?" - "Non, m'sieur !...Elle travaille au Parti Socialiste, mais j'allais quand même pas dire ça devant tout l'monde !"

Mémoires et radotages (80) – Ça a commencé un Jeudi soir (fin)



Je n’ai pas retrouvé le texte expliquant la fin de l’histoire parlant de Ange, le copain de mon petit dernier qui avait un peu vécu chez nous… L’avais-je écrit, ou non ? Sauvegardée ou perdue ? Ma foi, autant qu’il me souvienne, il avait accepté la proposition d’hébergement qui lui avait été faite… Il était donc parti de chez nous (j’ai encore la robe de chambre que nous lui avions offert)…

Peu de temps après, mon fils m’apprit que le gamin avait à nouveau abandonné le lycée et par l’assistante sociale du lycée, nous sûmes qu’il avait quitté l’hébergement sans mot dire… Son numéro de téléphone n’était plus attribué…

Je l’aperçu des mois plus tard, une ou deux fois au supermarché, mais il évita soigneusement tout contact… Nous apprîmes par la bande, qu’il rôderait dans un village à 10 kilomètres…
Fin de l’histoire !
..........

A propos de Jeudi, hier soir jeudi 01 décembre 2016, l’allocution du Culbuto, qui pendant les 10 premières minutes d'un festival d’autosatisfaction a laissé planer un doute plutôt rageant pour qui a suivi les aventures élyséennes du capitaine de pédalo, a cependant fini en apothéose positive : Il ne se représentera pas… Pour lui, ça a fini un Jeudi... 

Je dois lui rendre hommage, pour la première fois (et peut-être le dernière)… Il a su contrairement à Sarko, prendre ses responsabilités ; et ça, c’est très appréciable ! Bravo !

L’échiquier politique va donc s’éclaircir. La campagne pestilentielle promet d’être rude…

Il était une fois... Le capitalisme. Genèse



Il était une fois dans des temps très anciens, des hommes. Ils passaient leur vie à chasser, à cueillir, à fabriquer des objets, pour eux et pour leurs familles...

Il fallait mériter sa pitance. Autant on tolérait le vieillard provisoirement, autant les autres devaient donner un coup de main...

L'un d'entre eux était chasseur. Il avait vraiment marre de manger toujours du bison. Sa famille en cœur proclama "on veut des œufs, on veut des œufs ". Il se rapprocha alors de celui qui volait des œufs dans les nids... Ils calculèrent chacun de leur coté le nombre de jours de travail que représentaient leurs productions. Ils comptaient en journées (Une journée de l'un = une journée de l'autre, disait-on à cette époque). Un bison c'était 2 jours de travail à 3 personnes dit le chasseur. Le cueilleur d’œufs estima qu'il lui fallait 1 journée pour ramener 6 mains d’œufs (30 œufs).

Après moult palabres ils se mirent d'accord sur le fait qu'un bison valait 36 mains d’œufs (N.D.L.R: Une main comportant 5 doigts, on disait en ce temps non pas 36 mains d’œufs mais "7 mains de mains et un doigt de main d’œufs". Mais nous simplifierons, parce que le lecteur d'aujourd'hui n'a plus les facultés de calcul mental pseudo-quinquadécimal de l'homme de Tautavel)...
Ainsi quand le cueilleur n'avait que 18 mains d’œufs, il les échangeait contre un demi-bison.

Le chasseur avait mal aux pieds, à parcourir des trajets harassants à la poursuite des bisons en pleine savane. Il alla voir "celui-qui-fait-des-gants-pour-les-pieds". C'était un artisan habile qui fabriquait des mocassins rudimentaires en peau de bison.
Celui-ci lui dit que, outre 4 coudées carrées de peau de bison pour fabriquer les gants-pour-les-pieds, il avait besoin pour rémunérer son travail de Huit poulets...

Bien embêté, notre chasseur, alla voir celui qui gardait des poulets dans un enclos. Celui-ci était d'accord pour lui fournir la volaille moyennant une rétribution de 6 mains d’œufs par poulet adulte...

Hélas, notre chasseur n'était pas mathématicien et la calculette n'était pas encore inventée...

Jusqu'au jour où un pique-assiette passa par là et fit cet étrange marché avec nos producteurs préhistoriques...
Il avait avec lui des coquillages. Personne ne connaissait cela à l'intérieur des terres...
Il dit : "Le bison vaut 36 mains de coquillage, l’œuf vaut un coquillage, le poulet vaut 6 mains de coquillages, la coudée carrée de peau de bison vaut 6 mains de coquillages et la paire de gants-pour-les-pieds vaut 14 mains de coquillages plus deux coquillages". Ainsi parla le pique-assiette au temps des âges farouches... Il leur fournit les coquillages moyennant rétribution à crédit garantie par une hypothèque sur leurs cavernes, un droit de préemption sur leurs productions, plus une commission en cash...

Ainsi la première bulle financière apparut-t-elle au milieu des travailleurs préhistoriques. Le nouveau venu était bien décidé à jouer de ces équivalents arbitraires entre du vrai travail et des coquilles sans valeur et de faire converger vers lui les vraies valeurs acquises à la sueur des autres sans aucune peine que de jouer de la crédulité des travailleurs...
La devise était née sur les cendres du troc qui disparaissait pour longtemps...
L'histoire retiendra que ce jour-là, le premier escroc était né. On l'appelait le capitaliste...

Sarajevo



Samedi 7 avril 2012 : Trêve des bombardements. Nous allons au cinéma avec ma petite femme toute mignonne…

Dimanche 8 avril : Premier dimanche sans explosion. Ma femme respecterait-elle le repos dominical ? J’apprendrai par la suite que les convois de munitions discursives avaient du retard…

Lundi 9 avril : En pleine journée, le soleil fut déchiré par un déluge de feu. Le moindre prétexte était bon pour rajouter une salve, puis une autre. Des mots comme des bombes aux éclats coupants comme des lames de rasoir…

Mardi et mercredi : Planqué dans le sous-sol, je profitais d’une relative protection, plongé dans des activités inutiles, mais qui faisaient oublier et s’éloigner le pilonnage verbal…

Jeudi 12 avril : Je décidai unilatéralement d’une trêve. J’évacuai ma famille vers Nantes, chez mon ainé. Nous passâmes une journée calme, pleine de joie. J’étais heureux de voir mes trois gamins unis, enjoués et joyeux d’être ensemble.
Ma femme garde chiourme n’avait pas emporté le canon, tout allait pour le mieux.
Hélas, nous rentrâmes tôt à cause du couvre-feu. A plusieurs reprises les serbes m’extorquèrent de l’argent à chacun de leurs postes de contrôle autoroutiers…
Nous avions à peine posé le pied hors de la voiture, que la première explosion se produisit. Un simple mot avait prit la forme d’une allusion agressive. Il n’en fallait pas plus pour déclencher une nouvelle préparation d’artillerie…

Vendredi 13 avril : Je filais entre les bombes pour ramener de quoi manger. Le soir je me mis au lit bien avant le couvre-feu, la tête sous les couvertures, comme si je pouvais ainsi éviter la morsure des shrapnels de l’ennemie…

Samedi 14 avril : Dans la grisaille de l'aube, j’ai couru au sous-sol entre les gerbes de feu. J’informe le reste du monde. « De zalandeau à blog.fr. Stop. Sous feu ennemi. Stop. »
L’on me répond : « Elle vous envoie des missiles de croisière haineux ? »

Je réponds : Hélas, avec « Sarah je vaux » pas grand-chose…